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8 septembre 2016

Il suffit d'un regard...

8.9.16 12 Petits Mots
Dans son œil, je vois la sagesse des années, la sérénité des expériences accumulées, l'impassibilité d'une grande dame au passé bien chargé.



Dans son œil fermé, je vois une envie de pleurer... Ah non pardon, ça c'est ses yeux fragiles et la conjonctivite... Bref, revenons à nos moutons, enfin à nos yeux donc.

Dans ses yeux, je vois une curiosité parfois réfrénée, un éclat malicieux, une intelligence à la profondeur complexe.

Dans son regard, je vois l'art de me déjouer, de me tenter, de me provoquer, je vois les rouages qui tournent et les engrenages d'une volonté farouche.



Dans ses œillades, je vois parfois les doutes, les questionnements, les interrogations, et l'envie de compréhension.  

Dans ses prunelles si sombres, je vois un abime sans fond, un univers insondable, des secrets bien gardés.

Dans ses pupilles, je vois un caractère bien trempé, l'expertise de la fainéantise, une tête de mule qui cogite.

Au fin fond de son iris, je vois apparaitre doucement la reconnaissance et la confiance, un lien en construction.



Il suffit d'un regard pour me plonger dans un autre monde, il suffit d'un regard pour me faire fondre.

Et porter ensemble nos regards vers l'horizon, vers demain et tous les demains qui suivront, vers ces mondes infinis qui s'ouvrent à nous, vers tous ces instants quotidiens où j'apprendrai à comprendre ses regards, à saisir ses nuances, à faire grandir ses expressions.

Il suffit d'un regard pour se souvenir de l'amour pour un cheval, il faudra mille regards pour qu'il nous l'offre en retour.

Et voici un aperçu de ce que je vois, un peu, dans ses yeux, pour ma participation à la Cavalcade des Blogs organisé ce mois-ci par Cheval et moi.

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15 janvier 2015

Mots Éparpillés: Insaisissable

15.1.15 5 Petits Mots
"Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom"

Paul Eluard, Liberté, 1942

Il est le son de pas qui s'enfuient, une épaule aperçue en contre-jour, une effluve de sueur humée. Il est le vent qui passe en un instant, la main qui s'efface devant ses écrits, il est l'insaisissable.

Il est celui qui n'est jamais vu, juste deviné au coin d'une rue. Il est auteur invisible, créateur inconnu, qui ne laisse pour toute signature que des mots éparpillés sur les murs.

Il est révolte, il est tempête, il est provocateur, il est moqueur. Il est celui qui crie par ses mots le mépris de son cœur.

Il écrit ses cris sur les murs de la réalité, face à l'indifférence des murs de la virtualité. Il est une voix silencieuse surgie des tréfonds de la société, il est une autre voie loin des artifices électroniques.

Il est liberté.

Qui saura l'écouter?


Un texte inspiré de la photo proposée: cet article participe au rendez-vous mensuel « Mots éparpillés » de Margarida Llabres et Florence Gindre, projet inspiré par « Mots sauvages » de Cécile Benoist.



Comme ce rendez-vous inter-blogueurs a lieu le 15 du mois, mais que nous sommes aussi jeudi, le prochain "Je dis voyage..." sera publié exceptionnellement un dimanche: rendez-vous dans quelques jours pour la fin d'un voyage automnal en Normandie.


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