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3 janvier 2017

Du bonheur et des voeux

3.1.17 5 Petits Mots

1er janvier 2017: nos 6 mois, ses 20 ans


Premier janvier: le premier jour d'une nouvelle année, un jour considéré comme un renouveau, le jour où l'on fait table rase du passé pour se souhaiter le meilleur à venir. En cette année 2017, le 1er janvier prend pour moi un sens tout différent. Une nouvelle étape dans ma vie. Car en ce premier janvier, cela a fait tout juste 6 mois que ma jument m'a rejointe.


Déjà 6 mois, seulement 6 mois, un temps à la fois si court et si long. 6 mois pendant lesquels elle est devenue indispensable, où elle a trouvé, ou peut-être retrouvé, la place qui a toujours été la sienne dans mon cœur. J'ai déjà oublié comment c'était avant, la vie où il n'y a pas un poilu qui vous trotte toujours dans la tête, où on ne planifie pas ses soirées en fonction de la dernière fois où on a vu poney, où on peut décider de ne pas mettre le nez dehors sous prétexte qu'il fait un peu trop froid.

6 mois avec des hauts et des bas, un nouveau rythme à trouver, les soucis vétos et les balades magiques. Si ce n'était pas 6 mois de pur bonheur, car celui-ci est bien rare en continu, c'était 6 mois chargés de petits bonheurs, de grandes joies, d'instants volés et de douceur de vivre. Malgré les doutes parfois, la peur de ne pas être à la hauteur, il y a au cœur de tout cela une évidence: jamais je ne regretterai ce choix.

2016 fut pour moi une année pleine de joies: le petit Pie S'Tache qui grandit si bien, ces nouvelles amitiés précieuses, ma nouvelle ville que j'aime tant, cette bonne nouvelle pour une amie chère, quelques excursions cavalières en randonnée,... 2016 restera toujours cette année où je suis devenue propriétaire pour la première fois.

En ce premier janvier, pour nos 6 mois, Jasmine a officiellement eu 20 ans. Deux décennies de vie, tant de cavaliers croisés, et tout juste 6 mois rien qu'elle et moi. C'était hier que nous étions ados à courir les podiums et les réussites, c'est aujourd'hui que nous sommes des adultes apaisées heureuses de nos promenades partagées, c'est demain que nous continuerons à savourer chaque instant de complicité.

Que ces joies de 2016 se renouvellent en 2017


Je vous souhaite à chacune et chacun de vous, cavalières et cavaliers passionnés, de connaitre un jour cette joie si particulière de faire entrer un équidé dans votre vie. Que ce soit pour 6 mois ou pour 20 ans, chaque moment à ses côtés sera précieux, enrichissant et étonnant. Je vous souhaite pour cette nouvelle année de construire des souvenirs d'instant volés, de croquer à pleines dents l'instant présent, de rêver des rêves sabotés. 

Je vous souhaite à votre tour de connaitre ces joies improbables que m'a offert 2016. 


Je vous souhaite de sentir trop souvent le foin et le crottin, d'avoir des bouts de nez mal cadrés sur vos photos préférées et de retrouver parfois ces morceaux de friandises et de carottes oubliées qui vous arrachent un sourire à l'heure de la lessive.

Je vous souhaite de compter les balzanes dans la nuit hivernale pour reconnaitre votre bête, de vous lever bien trop tôt les dimanches matin de printemps et de mettre le nez dehors avec envie même par -3°C ou des trombes d'eaux.

Je vous souhaite d'avaler un peu trop de poils et de poussière, de ne pas pouvoir vous offrir cette si jolie petite robe parce que vous avez déjà craqué pour un licol rose bonbon et les bandes assorties et d'avoir le bout des doigts noir d'avoir gratouillé trop longtemps votre poney.

Je vous souhaite de vivre pleinement votre passion cavalière, tout simplement.

  
"Ma meilleure nouvelle de 2016", c'était la présence de ma jument, et pour cette première Cavalcade des blogs de 2017, organisée par Brigitte de Caval'Idées, je vous partage ces bonheurs et le souhait que vous et moi en connaissions encore tant de similaires et de différents en 2017.  

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8 septembre 2016

Il suffit d'un regard...

8.9.16 12 Petits Mots
Dans son œil, je vois la sagesse des années, la sérénité des expériences accumulées, l'impassibilité d'une grande dame au passé bien chargé.



Dans son œil fermé, je vois une envie de pleurer... Ah non pardon, ça c'est ses yeux fragiles et la conjonctivite... Bref, revenons à nos moutons, enfin à nos yeux donc.

Dans ses yeux, je vois une curiosité parfois réfrénée, un éclat malicieux, une intelligence à la profondeur complexe.

Dans son regard, je vois l'art de me déjouer, de me tenter, de me provoquer, je vois les rouages qui tournent et les engrenages d'une volonté farouche.



Dans ses œillades, je vois parfois les doutes, les questionnements, les interrogations, et l'envie de compréhension.  

Dans ses prunelles si sombres, je vois un abime sans fond, un univers insondable, des secrets bien gardés.

Dans ses pupilles, je vois un caractère bien trempé, l'expertise de la fainéantise, une tête de mule qui cogite.

Au fin fond de son iris, je vois apparaitre doucement la reconnaissance et la confiance, un lien en construction.



Il suffit d'un regard pour me plonger dans un autre monde, il suffit d'un regard pour me faire fondre.

Et porter ensemble nos regards vers l'horizon, vers demain et tous les demains qui suivront, vers ces mondes infinis qui s'ouvrent à nous, vers tous ces instants quotidiens où j'apprendrai à comprendre ses regards, à saisir ses nuances, à faire grandir ses expressions.

Il suffit d'un regard pour se souvenir de l'amour pour un cheval, il faudra mille regards pour qu'il nous l'offre en retour.

Et voici un aperçu de ce que je vois, un peu, dans ses yeux, pour ma participation à la Cavalcade des Blogs organisé ce mois-ci par Cheval et moi.

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4 août 2016

Souvenirs de Mongolie - Impressions

4.8.16 10 Petits Mots
Steppes infinies. Galops éternels. Chaleur de l’accueil. Découverte. Animaux de tous poils et de toutes plumes. Nomades, fils du vent. Peuple cavalier. Petits chevaux et grands moments. Bruns et ocres des montagnes. Verts et jaunes de l’herbe rase. Blanc apaisé du paysage enneigé. Vagues mouvantes des troupeaux. Chants partagés. Le sourire de Boldo. Reflets d’un lac gelé. Intimité d’une yourte. Hors du temps. Liberté.
… Mongolie. Bonheur.




Il est difficile de revenir de Mongolie comme on en est parti. Dans ce pays exceptionnel, la réalité a dépassé le rêve. Ce que je n’avais pu imaginer, je l’ai vécu. Car les images des grands espaces, des galops infinis, ne peuvent refléter ce qui fait l’âme de cette aventure : la chaleur humaine.


J’avais rêvé les steppes immenses, sans fin et sans limites. Je les ai trouvées, mais avec elles un paysage sans cesse renouvelé, chaque jour changé, les montagnes, la vallée parfois creusée par la rivière, grands espaces au-delà de l’imagination.



Un monde non pas désert, mais habité, peuplé, animé par ceux qui sont ici chez eux. Hommes et animaux y ont trouvé leur place, si bien qu’ils forment un tout uni. Les chevaux, petits comme attendus, étonnamment peureux, et rapides, solides, confiants, endurants. Bref, des enfants du pays qui nous offrent les galops sans fin et les longs trots cadencés.


Et les nomades, un peuple vivant, ouvert, vrai. Une vie en phase avec le monde, la nature qui les entoure et pourtant bien connecté à la modernité.


Déconnexion d’un monde de folie pour rencontrer la liberté, le calme, un lieu d’équilibre de soi, où le temps sait prendre son temps.


Une découverte unique, partagée ici par ces quelques mots, pour vous faire toucher du doigt cet univers magique, décalé, différent, attirant, qui vous prend un bout de votre cœur et vous offre en retour les souvenirs uniques de ces moments inoubliables.



Pour cela, Boldo, Ash, Bagii, Kishke, Mende et Chimid-Dorj, je vous dis : « Bayar-la ». Merci aussi à Yerrult, Taiwna, Dembe, et à tous ceux dont je n’ai pas le nom mais qui ont été là. Merci à ce couple qui nous a ouvert les portes de sa yourte, sa maison, ce soir où il faisait si froid, et qui nous ont offert une chaleur bien plus que matérielle pour une nuit de sommeil. Je n’oublie pas non plus mes compagnons de voyage, Marion, Fred, Jean-Paul, Alain et Jean-Pierre, qui ont apporté et partagé leur joie de vivre et le bonheur de cette aventure.




Bayar-la.



Et si toi aussi, tu rêves de Mongolie, le récit de mon voyage commence ici.  Tu peux aussi retrouver tous mes articles en lien avec la Mongolie par là. Alors, prêt à partir?



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7 juillet 2016

A mon centre équestre

7.7.16 4 Petits Mots
Si l'on ignore l'avenir,
Il restera toujours les souvenirs.


Ce n'est pas juste un endroit,
C'était aussi un peu de moi,
Un lieu où venir
pour espérer et rire
Un peu de lui, un peu d'elle
Ceux qui y ont déplié leurs ailes.


Un abri pour rassurer,
Un club pour progresser.
Un lieu d'apprentissage,
Pour nous rendre un peu plus sages.


Plus que des leçons d'équitation,
Au-delà d'une passion,
Un art pour grandir
Et s'épanouir.


Le défilé des cavaliers,
Les connaissances distillées,
Chacun y a gagné
Et rien ne sera oublié.


Il y flotte dans l'air,
Éternels éphémères,
Des cris, des pleurs et des rires,
des murmures et des soupirs.


De ce lieu l'âme primordiale
Nait de l'être nommé cheval
Et de ses enseignants
qui l'égayent à plein temps.

Dans le cœur de ses cavaliers,
La mémoire en est gravée.

Hier comme demain,
Avançons sereins,
Car ces souvenirs sont les briques pour construire
Des centaines d'avenirs.

 
 HdE 2000-2016

Alors voilà, mon centre équestre, mon tout premier club, celui de mon adolescence, celui où j'ai découvert l'équitation, celui où ma passion a grandi, cette écurie qui m'a de nouveau accueillie à l'âge adulte, mon club quoi, le HdE a fermé ses portes. Ceux qui l'ont construit, ceux qui l'ont rêvé, ceux qui l'ont porté ont cédé au contexte local et économique qui les a tant malmenés et partent vers de nouveaux horizons. Je leur souhaite le meilleur.

Et pourtant, dans la tristesse de ce moment, mon club et ses moniteurs m'ont offert le plus beau des cadeaux, une chance que je ne pouvais pas refuser, mon grand bonheur, ma jument. Voilà pourquoi une jeune vieille de 19 ans en pleine forme est désormais à mes côtés, un peu plus tôt que prévu, pour une retraite anticipée.

Pour ma Jasmine, et pour toutes ses années à leurs côtés, je n'ai qu'un mot à dire à mes enseignants : Merci.
 

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4 février 2016

Le cheval de mes rêves

4.2.16 10 Petits Mots

Vous parler du cheval de mes rêves… Oserai-je vous révéler ces secrets ? Peut-être, s’il s’agit comme aujourd’hui de cavaler de blog en blog, en passant par chez Alexandrine. Car le cheval de mes rêves n’est pas un cheval tout à fait comme les autres…



Le cheval de mes rêves s’est glissé dans mes songes il y a bien des années. Compagnon fidèle tandis que le temps passe, réconfort intangible du quotidien.

Le cheval de mes rêves est un roc, un appui, une muraille si je défaille, une douce chaleur au creux de mon cœur. 

Le cheval de mes rêves est couleur de nébuleuse, insaisissable et fascinant. 4 sabots, peut-être une balzane, son regard doux et rassurant.


Le cheval de mes rêves est improbable et impossible, animal de chair et de sang qui vibre au rythme de mes émotions. 


Le cheval de mes rêves me comprend, sans un mot, sans rien dire, un échange comme des pensées partagées.


Le cheval de mes rêves est une jument, au caractère à l’avenant. Têtue et enflammée, curieuse et animée, avec du cabochon et du carafon.



Le cheval de mes rêves galope dans des plaines infinies, et m’emporte le cœur léger, grisée de liberté, là où l’âme se libère de toutes ses difficultés.


Le cheval de mes rêves vient me visiter dans les heures noires qui s’habillent d'une couverture de chagrin. Le voir est synonyme d’espoir.


Le cheval de mes rêves est une présence d’hier et de demain, un souffle, un regard, une caresse, un bruit soudain.


Le cheval de mes rêves fait étinceler mon sourire et pétiller en dedans mon rire. Une cascade perlée qui scintille, un esprit qui frétille.


Le cheval de mes rêves est puissant et éternel, compétent et entreprenant, parfait et idéalisé.


Le cheval de mes rêves est inimitable et unique, martelé à l’aune de ma vie et ses méandres.


Le cheval de mes rêves n’est pas sans défaut, un pas un peu trop bas, des sauts un peu trop chauds, quelques erreurs qui font peur, pour mieux souligner sa valeur.


Le cheval de mes rêves est un rêve de cheval, aussi imperceptible que résistant, aussi vivant qu’évident, aussi incroyable que probable.


Le cheval de mes rêves est bien plus qu’un animal, confident poilu et bourru, porteur d’un voyage d’un autre âge, être vivant imaginé encore plus grand.


Le cheval de mes rêves est essentiel, le cheval de mes rêves est absent.


Le cheval de mes rêves a un nom, le cheval de mes rêves a une réalité. Mais c’est un rêve que j’ose à peine murmurer, de peur de le voir s’envoler.





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