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12 août 2018

Escapade champenoise

12.8.18 2 Petits Mots
Un sidepull à tester. Complicité. Et si on partait se promener? Juste elle, juste moi, un dimanche ensoleillé.

D'abord partir à pied, vers notre coin à herbe habituel. Ici on prend le temps de se poser. Respirer, se connecter. Tout confort pour grignoter. Et puis me hisser sur son dos, doucement, partir, s'évader. Le goudron, les maisons, vite dépassés. Le petit pont, sur la rivière déssechée par l'été.

À gauche aujourd'hui, pour changer. Tiens, le maïs a poussé, voilà bien longtemps qu'on était pas venues de ce côté. Mur végétal qui nous dépasse. Et de l'autre côté, ces arbres à la verdure de fin d'été, broussailles qui dissimulent la tristesse du ruisseau sans eau.

Pénombre dans l'allée, jeux d'ombres. Zigzags moqueurs, méandres qui cachent la peur. Et si on trottait pour les affronter. Tout en douceur, nous sommes vainqueurs, pas de frayeurs. Ralentir au tournant, arracher des touffes d'herbes en passant. Ensuite on le sait bien, c'est la montée enherbée, où l'on peut se lâcher.

Dans ce galop spontané, les maïs faiblissent. Le regard libéré, sur la plaine endeuillée. Chaumes hérissés, terres retournées, temps suspendu entre les cultures d'hier et demain. Les limites n'ont plus court en cet instant.
Infini...

Et puis devoir lui rappeler de s'économiser, ne pas trop s'essouffler. Un passage sur le goudron posé là sera plus convaincant que moi pour repasser au pas. Deux oreilles dirigées, quelques pas, vers le chemin le plus court pour rentrer. Inviter, proposer de prolonger, les allures de son choix. Alors ce galop sauvage, volontaire, comme pour avaler plus vite les kilomètres de la terre. En descente aussi? Ok, si elle veux, on y va, c'est son choix. Cet équilibre si bien maitrisé.

Les rênes se sont depuis longtemps posées, le petit mousqueton si mignon en fonction. Des mains qui ne savent plus que faire, se poser sur les cuisses, ou bien se tendre telles des ailes dans cette envolée. Oh, et si on saluait le TGV? Ah mince, il est trop vite passé.

Redescendre sur terre, redescendre de la vitesse, un peu, simplement, un temps pour récupérer. Tourner, tourner, et déjà le chemin n'est plus celui de l'aller, le retour pointe le bout du nez. Le regard face à l'astre éblouissant, sous la caresse du vent, viens, nous deux, on va s'envoler. Pointes de chanvre qui se gondolent, toutes étonnées de nous voir si vite passées. Une tête qui se tourne au bout du champ, pour vérifier que ces géantes ne nous avait rien dissimulé.





Oui, ce chemin là, sans les mains, on le prend. Trotter sur ce bout goudronné? Pas convaincues, mais on essaie. Soudain la poigne du vent nous happe, l'ombre des arbres nous drape, le soleil s'est planqué. Douceur bienvenue pour les corps transpirants. Seule sursaut du voyage, un copain dans son pré, aparté inattendu. Salut les poulains.

Dernier chemin, à l'abri du jour. Un peu de galop, et ce trot, si vif, qui envoie tant de générosité, et d'envie de rentrer. Les vaches impassibles que pourtant elle tente d'éviter, mais dans les betteraves, une mauvaise idée.

Et soudain, déjà, on retrouve le pont, on retrouve le goudron. Le pas pour respirer. Une pomme solitaire s'est invitée là, elle ne résistera pas à la gourmandise d'une bouche libérée. Les maisons, l'église, un enfant, des chiens. L'arrêt de sécurité pour traverser la rue, et les écuries qu'on connait si bien.

Fin d'une parenthèse d'une heure, ou était-ce une journée? Des instants qui continuent encore un temps à faire battre mon cœur un peu plus fort, un peu plus présent, un peu plus vivant.



4 août 2016

Souvenirs de Mongolie - Impressions

4.8.16 10 Petits Mots
Steppes infinies. Galops éternels. Chaleur de l’accueil. Découverte. Animaux de tous poils et de toutes plumes. Nomades, fils du vent. Peuple cavalier. Petits chevaux et grands moments. Bruns et ocres des montagnes. Verts et jaunes de l’herbe rase. Blanc apaisé du paysage enneigé. Vagues mouvantes des troupeaux. Chants partagés. Le sourire de Boldo. Reflets d’un lac gelé. Intimité d’une yourte. Hors du temps. Liberté.
… Mongolie. Bonheur.




Il est difficile de revenir de Mongolie comme on en est parti. Dans ce pays exceptionnel, la réalité a dépassé le rêve. Ce que je n’avais pu imaginer, je l’ai vécu. Car les images des grands espaces, des galops infinis, ne peuvent refléter ce qui fait l’âme de cette aventure : la chaleur humaine.


J’avais rêvé les steppes immenses, sans fin et sans limites. Je les ai trouvées, mais avec elles un paysage sans cesse renouvelé, chaque jour changé, les montagnes, la vallée parfois creusée par la rivière, grands espaces au-delà de l’imagination.



Un monde non pas désert, mais habité, peuplé, animé par ceux qui sont ici chez eux. Hommes et animaux y ont trouvé leur place, si bien qu’ils forment un tout uni. Les chevaux, petits comme attendus, étonnamment peureux, et rapides, solides, confiants, endurants. Bref, des enfants du pays qui nous offrent les galops sans fin et les longs trots cadencés.


Et les nomades, un peuple vivant, ouvert, vrai. Une vie en phase avec le monde, la nature qui les entoure et pourtant bien connecté à la modernité.


Déconnexion d’un monde de folie pour rencontrer la liberté, le calme, un lieu d’équilibre de soi, où le temps sait prendre son temps.


Une découverte unique, partagée ici par ces quelques mots, pour vous faire toucher du doigt cet univers magique, décalé, différent, attirant, qui vous prend un bout de votre cœur et vous offre en retour les souvenirs uniques de ces moments inoubliables.



Pour cela, Boldo, Ash, Bagii, Kishke, Mende et Chimid-Dorj, je vous dis : « Bayar-la ». Merci aussi à Yerrult, Taiwna, Dembe, et à tous ceux dont je n’ai pas le nom mais qui ont été là. Merci à ce couple qui nous a ouvert les portes de sa yourte, sa maison, ce soir où il faisait si froid, et qui nous ont offert une chaleur bien plus que matérielle pour une nuit de sommeil. Je n’oublie pas non plus mes compagnons de voyage, Marion, Fred, Jean-Paul, Alain et Jean-Pierre, qui ont apporté et partagé leur joie de vivre et le bonheur de cette aventure.




Bayar-la.



Et si toi aussi, tu rêves de Mongolie, le récit de mon voyage commence ici.  Tu peux aussi retrouver tous mes articles en lien avec la Mongolie par là. Alors, prêt à partir?



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14 juillet 2016

Carnet d’observation d’une cavalière française en Irlande

14.7.16 3 Petits Mots
Et si nous profitions de cette journée de fête nationale pour partir découvrir d'autres cultures équestres? Après Alexia, c'est aujourd'hui Marylou, alias la Crinière Blonde, qui nous emmène en immersion dans une ferme équestre en Irlande.




Entre mars et mai, j’ai eu la chance de pouvoir travailler comme guide équestre dans une ferme irlandaise perdue dans le County Clare. Plus qu’une simple guide, j’étais responsable de la cavalerie au quotidien : les nourrir matin et soir, faire leur box, faire les lots pour que tous sortent dehors, les entraîner, soigner leurs bobos, les préparer, les surveiller et conseiller les clients pendant les randos… Je dormais littéralement collée aux box (dans un appartement mitoyen, je vous rassure) ! Un poste privilégié pour noter pleins de petites observations sur le traitement des chevaux à l’irlandaise et vous rapporter les anecdotes de la proprio de lieux.


Le bien-être du cheval, support de toutes les décisions des cavaliers irlandais.


Tout le monde en Irlande semble posséder un cheval. Mais si posséder un équidé est banal, ce n'est pas pour autant que leur bien-être est pris à la légère, bien au contraire ! La volonté de prendre soin au mieux de leurs chevaux donne aux Irlandais quelques libertés… comme demander leur poids à ces dames. Oui Monsieur, là-bas parler du poids des cavaliers n’est absolument pas tabou ! C’est presque même la première chose qu’on vous demande dans la ferme où j’étais : « combien pesez-vous et mesurez-vous ? ». Tout cela pour vérifier qu’ils possèdent un équidé adapté à chaque morphologie et si ce n’est pas le cas, un client peut être poliment mais fermement refusé. De même, il est arrivé que des cours soient proposés à une cliente plutôt qu’une randonnée car son surpoids et son manque de tonicité auraient mis le dos du cheval à trop rude épreuve pour ce trail déjà très physique. Quand j’ai expliqué à la propriétaire qu’il était très mal vu de faire de même en France, elle est restée perplexe : pour elle, si une personne ne comprend pas que son poids pourrait mettre en péril la santé de son équidé, c’est que ce n’est pas un vrai cavalier/une personne qui aime les chevaux. Cette réaction est égoïste puisqu’il est question de la santé de nos équidés. 


Trouver un équilibre dans l'adéquation cheval/cavalier, pas si simple !
Dans la même logique, garder un cheval entier mais en le faisant uniquement vivre en box et pratiquement sans contacts avec ses congénères (comme c’est souvent le cas en France) est une véritable hérésie en Irlande. Pour eux, c’est un mode de vie très cruel que les vrais passionnés ne devraient pas cautionnés (décidément, j’aime la pensée irlandaise !). Leurs étalons à eux font la monte, vivent au pré dans un troupeau d’hongres, peuvent être montés en groupe sans problème et même être laissés au box entre deux randos avec des juments autour. S’ils ne peuvent pas assurer ces conditions de vie, tanpis, ils préfèrent castrer afin de garantir le bien-être de leurs chevaux. Mais d’après leur expérience, quand un entier est gardé dans un pré suffisamment grand (ce qui ne manque pas en Irlande et facilite la vie, on est d’accord), il n’est pas agressif envers les autres et n’essaye pas de s’échapper, il est alors très facile à vivre.

On parle étalon, ça fait penser à ce qui survient quand on en fréquente trop un : le poulinage. Là encore, les irish people ont opté pour la manière qui leur semble la plus simple pour la jument : laissée au pré avec un « ami ». Ce cheval qu’elle connait et apprécie est une présence rassurante pour elle et lui permet de mettre bas en toute quiétude, sans être importunée comme elle le serait dans un véritable troupeau et sans le stress d’être coincée au box.

A lire comme ça, on pourrait croire que les chevaux irlandais vivent surprotégés par leurs propriétaires et pourtant, il n’en est rien ! C’est même le contraire et ils vivent « à la dure » ou plutôt en autonomie : dehors par tous les temps, sans couverture, les pieds non parés de tout l’hiver, peu de nourriture, en cas de blessure on désinfecte rapidement et on y retourne, une boiterie on soigne mais on n’immobilise pas (c’est interdit même, le cheval DOIT TOUJOURS marcher), peu de visites en dehors de la saison de rando… Enfaite, dans cette ferme irlandaise, on revient aux basiques : le cheval vit en groupe en extérieur et se débrouille à peu près seul. Résultat ? Je n’ai jamais vu des chevaux aussi bien dans leurs sabots et leur corps ! Même moi qui plébiscite le pied nu et le naturel, je trouvais parfois le traitement rude. Et pourtant, je n’ai jamais vu des chevaux passer autant de temps à jouer, être aussi expressifs, vifs, dormir profondément de tout leur long dès qu’ils en ont l’occasion, être aussi curieux et confiants envers l’homme, pouvoir assurer une semaine de rando avec seulement 2 trottings d'échauffement dans les jambes… De quoi remettre en question nos habitudes de "cavaliers urbains" !

Des chevaux de randonnée irlandais très stressés par leur rythme de vie.


Revenir à la simplicité : un principe équestre irlandais.


Si les irlandais ont décidé de faire revenir leurs chevaux à des modes de vie basiques, ils se prennent également beaucoup moins la tête au quotidien. Ainsi faire et curer les box va beaucoup plus vite chez eux : pas de paille de partout qui se sali vite, ici, seule la moitié du box (en largeur, donc le fond en gros) est recouverte de sciure, l’autre moitié étant laissée à nue avec une grosse poubelle dans un coin contenant la nourriture. Pourquoi cette disposition ? Pour éviter le gâchis de litière mais surtout pour que les chevaux ne mélangent pas leur nourriture à leurs excréments et à la sciure ! Ainsi, même s’ils la font tomber, ils peuvent continuer à manger tranquillement. Les soucis de manque de confort pour se coucher ou de risques de glissades ne se posent pas trop puisque, selon les principes irlandais, les chevaux passent peu de temps au box (au maximum la nuit OU une demi-journée).

Autre sujet sur lequel ils se prennent moins la tête : le choix des sols pour les chevaux pieds nus. Si aucun cheval n’avait le droit de partir en rando ou trotting sans fers, en revanche, tous étaient travaillés dans la carrière et mis dans des prés très rocheux sans qu’on se pose la moindre question sur l’état de leurs pieds. Ferrés ou non, parés ou non, tous vivaient sur ces terrains difficiles… Sans aucune difficulté… La solution pour les pieds serait-elle tout simplement de ne pas se poser trop de questions ? 

Un pré typiquement irlandais : plein de relief, de la boue profonde et de la roche partout.


Enfin, sur ce chapitre du « retour aux choses simples », ce qui m’a le plus frappé dans ma ferme irlandaise a été l’éducation de leurs chevaux. Ça peut paraître tout bête mais j’ai redécouvert soudainement qu’un cheval n’est pas dressé et n’évolue pas de la même façon suivant la discipline à laquelle on le destine, et c’est très bien comme ça ! Si au départ j’ai été un peu excédée de me retrouver avec des chevaux qui ne connaissent ni rêne d’incurvation, ni jambe intérieur, ni le respect des distances à pied (mes doigts de pied s’en souviennent encore), je me suis vite émerveillée devant leurs autres compétences que nos chevaux d’équitation classiques ne possèdent parfois pas : une grande endurance (même pour les irish cob obèses !), une vraie intelligence en extérieur (capables d’analyser le terrain pour adapter leur allure, choisir les meilleurs passages, tourner immédiatement le dos à la grêle pour se protéger…), retenir les chemins de balades, subir toutes les manipulations possibles sans broncher, être rendus attentifs et même avoir intégrés des signaux très subtils pour les chevaux de tête (cavalier qui lève le bras = je ralentis, j’entends un autre cheval boire = je m’arrête pour attendre le groupe…).

Des chevaux purs produits nationaux.


Bon, je vous vante les mérites de ces chevaux de rando, je ne peux pas finir cet article sur l’Irlande sans vous parler de leurs races, toutes locales et pourtant très diverses afin de satisfaire tous les types de cavaliers :
  • L’Irish Cob (aussi appelé Tinker ou Gypsy Cob selon le pays dans lequel on se trouve) : contrairement aux idées reçues, il peut être taille poney ou cheval et la robe noire avec balzane et liste est aussi prisée que la très répandue pie noire. Cette dernière était sa robe d’origine et il était dit qu’un véritable irish cob se reconnaissait à son « bonnet » : ses oreilles étaient toujours sombres, même si le reste de son corps était presque intégralement blanc ! Depuis, les robes autorisées pour cette race se sont diversifiées. Très confortable avec ses allures rasantes et lentes, très placide, c’est un super cheval de rando, idéal pour les débutants grâce à sa fiabilité et sa gentillesse. 

Guiness, pur irish cob typé « gros poney ».


Coleen, irish cob taille cheval plus « classique ».

  • L’Irish draft (ou draught) : un cheval de grande taille et robuste, de carrure entre le selle français bien charpenté et le demi-trait léger. En vérité, il est catégorisé comme cheval de trait même si son physique lui permet de rester très polyvalent: en effet, il a été créé afin de faire aussi bien les labours que la chasse à courre. Malgré son physique impressionnant, c'est donc un cheval assez calme et sportif. 

Aran, la force tranquille (et vu la carrure c’est tant mieux !).


  • Le plus que célèbre et très aimé Connemara : taille poney ou petit cheval, toujours gris, très vif et agile avec ses petits pieds typiques, il a la capacité innée de gérer les terrains boueux en faisant pleins de petits pas très rapides pour ne pas s’enfoncer (anecdote véridique expliquée par la proprio de la ferme et illustrée par ma jument plus tard). C’est un peu la star irlandaise et je dois avouer qu’il a tout pour plaire : physique sportif, polyvalent, intelligent… C’est d’ailleurs pour ça que les irlandais aiment bien l’utiliser dans des croisements !

Cloddagh, la fameuse jument cliché du connemara.

  • L’Irish Hunter : moins connu en France, c’est justement un croisement utilisant le connemara comme base (croisé avec l’Irish draft ou autre race, si je me souviens bien), ce qui donne un connemara coloré, plus grand et plus charpenté, plus calme mais toujours avec beaucoup de sang, bref, le parfait cheval de loisir et compétition qui a déjà fait ses preuves à l’obstacle !

Saoirse (prononcé « sœur-chat », oui oui)…
… et Chrumchin (« krum-kine »), deux juments irish hunter pleines de vitalité !

Le dernier mot Jean-Pierre…


Dans cet article, j’ai décrit les pratiques observées dans un lieu donné (une ferme équestre pratiquant la randonnée professionnelle) et confirmées par quelques observations à droite à gauche dans les fermes alentours. Mais bien sûr, cela n’a pas valeur de règle générale sur la manière de faire irlandaise. Je suis sûre qu’il y autant de pratiques qu’ils ont de moutons !

Néanmoins, je pense qu’il y a des idées à prendre dans ces façons de faire étrangères observées dans cette ferme, et plus généralement des leçons à tirer, comme par exemple le fait que là-bas les races lourdes ne sont pas du tout mises de côté mais plutôt valorisées (pour leur endurance, leur confort, leur gentillesse). J’espère que ça vous donnera envie de découvrir l’Irlande, terre de cheval, ou même de pousser plus loin pour aller voir comment font nos autres voisins.



Voilà, moi qui avait déjà envie d'aller en Irlande, j'en ai encore plus envie! Et si tu as aimé la plume de Marylou, retrouve la sur son blog.
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18 février 2016

Galops en Pologne

18.2.16 11 Petits Mots
Aujourd'hui, j'ai envie de changer de mes habitudes. Je vous invite donc à venir découvrir la Pologne avec moi à cheval en vidéo. Quelques souvenirs, des forêts, des lacs, des grands espaces, des prés immenses pour les chevaux, et l'exercice compliqué de filmer au galop avec un appareil photo.



(Oui, oui, je sais, j'ai un peu craqué sur l'accompagnement musical ;-) )

Pour la peine, je vous ajoute la version de la vidéo sans musique, avec juste le son original (au final, on entend surtout le vent qui souffle dans le micro de l'appareil photo!)


Alors, la Pologne, ça vous tente? 
 

24 décembre 2015

Mon secret pour trouver LA rando PARFAITE

24.12.15 7 Petits Mots
Et voilà. Vous avez parcouru Cavali'Erre de long en large et vous n'avez plus qu'une envie: partir randonner à cheval... Allez, avouez-le, ça vous tente! Alors, parce que je vous aime beaucoup, chers lecteurs, j'ai décidé de vous faire un cadeau pour Noël. Je vais vous révéler l'un de mes secrets!

Parce que voilà, après avoir bavé sur tous les catalogues de randonnées équestres mes récits de rando, vous n'arrivez pas à faire votre choix parmi toutes les destinations proposées. Pourquoi croyez-vous que je planque le catalogue au fond de mon placard, hein? C'est juste pour éviter de vouloir toutes les tester (Maudit Internet, lui j'arrive pas à le planquer).

Que choisir, où aller?

Bref, après avoir rêvassé pendant des heures, vous décidez de partir (en rando à cheval si vous avez bien tout suivi) et là, c'est le moment crucial. Malgré tous vos espoirs, compte en banque et emploi du temps se sont ligués contre vous (ça n'arrive pas qu'à moi quand même?). Donc, il faut CHOISIR!!!

Etape très difficile que de limiter son rêve à une seule destination. Mieux vaut ne pas se tromper. Alors aujourd'hui, rien que pour vous, je vais vous livrer mon SECRET. Mais chut, ça reste entre nous, promis?


Vous êtes prêts? Roulements de tambours...
Pour trouver la bonne rando, il faut choisir celle qui a le truc en plus.


Mon secret: le truc en plus...


Un truc en plus? C'est ça son secret? C'est ce que vous vous dites, là tout de suite, non? Bon, allez, comme je suis gentille, je vous explique.

Ce truc en plus, c'est ce qui fait que cette rando en particulier vous a tapé dans l’œil, ce truc qu'on en retrouve pas (ou peu) ailleurs, ce truc dont vous avez envie.

Comment l'identifier? Pensez à ce que vous aimez. Il y a deux possibilités:

             -soit il s'agit d'une envie équestre. Vous avez peut-être quelque part une liste de vos envies équestres. Sinon, c'est l'occasion de l'écrire. Un galop sur la plage, dans la neige, une race de chevaux qui vous passionne, etc... Une randonnée à cheval est souvent l'occasion de réaliser ce petit rêve dans un plus grand rêve de randonnée.

                 - soit vous avez d'autres passions. L'équitation est une passion magnifique, mais vous avez sûrement d'autres centres d'intérêts. C'est l'occasion de conjuguer vos passions. Il y en a pour tous les goûts: de l'amateur de bon vin au photographe en herbe, du pratiquant du yoga au passionné d'histoire. Vous pouvez ainsi visiter des routes des vins à cheval (mais est-ce raisonnable, à vous de juger!), vous exercer à la photo au cours de votre rando, découvrir le yoga entre deux galops dans les steppes mongoles ou encore visiter Petra à cheval... Et non, je n'ai rien inventé, toutes ces randos existent vraiment. Pour les aventuriers qui n'ont peur de rien, vous pouvez tester les safaris pour vous retrouver à cheval face à des éléphants ou des lions!

Même si je ne m'en suis pas toujours rendue compte au moment où j'ai choisi mes randos, elles avaient toutes ce truc en plus qui les rendaient spéciales à mes yeux. J'ai ainsi pu rencontrer un peuple qui vit le cheval au cœur de sa culture, galoper dans et sous la neige, randonner en France sur des chevaux islandais et galoper à cru et me baigner avec mon cheval sur une plage immense quasi déserte... Les plus forts d'entre vous auront trouvé chaque destination associée à mes trucs en plus, les autres pourront cliquer dessus pour vérifier.

Autre conséquence, il y a aussi cette rando que je n'ai pas (encore) faite, parce que je n'ai pas trouvé le truc en plus. Un vieux rêve, un pays pas si lointain qui me tente depuis longtemps: l'Irlande. Alors je continue à rêver, et à chercher pour un jour aller réaliser ce rêve avec un truc en plus.

http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...

Voilà, j'espère que cet article-cadeau de Noël vous a plu. Je prends une petite pause de fin d'année, et on se retrouve en 2016! Je vous souhaite à tous de belles fêtes!

Et en attendant, dites-moi: avez-vous identifié le truc en plus qui pourrait vous décider à choisir votre destination?


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10 septembre 2015

[Impressions] De Lucerne au mont Rigi

10.9.15 8 Petits Mots
L'automne dernier, je partais passer quelques jours en Suisse. Pas de chevaux, mais d'autres moyens de transport. Souvenirs.


Automne intemporel sur le lac


Les heures de train. À travers les vitres, la terre qui reverdit et se soulève doucement, comme un voyage dans le temps. Les maisons qui deviennent des chalets aux linteaux de bois en dentelle colorée. Arrivée à Lucerne, zoom sur la fête foraine, les chaises volantes prêtes à décoller. Ici, les bâtiments semblent ne pas avoir quitté le siècle dernier et gardent un charme ancien.



Il est un charme intemporel à cet automne suisse, des couleurs de verdure qui se parent doucement de reflets rouges et orangés, de châteaux anciens et de demeures ciselées, de chalets perdus et de verts pâturages. Le lac est fin et élancé, enserré tendrement par les montagnes hautes et les douces collines ondulantes. La brume vient caresser les sommets aux pins d’un vert profond. Douces forêts aux couleurs changeantes, qui parfois cachent un abri majestueux. Quand notre navire avale les eaux, les villes défilent, et les coins et recoins se révèlent. Prairies encore chargées de leur herbe printanière et vaches paisibles.




 
Déjà l’arrivée à bon port, pour rejoindre le premier train de montagne d’Europe. Un simple wagon sur un rail à crémaillère, qui se hisse une régularité claquante pour révéler entre les arbres la majesté du lac bordé de montagnes. Parfois, les cascades s’égayent si bas sous nos roues. Les villes deviennent des points, et eau et rocs dominent. 




Un abri à la vue imprenable, regard plongeant sur un lac calme, et face aux montagnes. Comme un écrin isolé par la brume, dissimulant doucement aux regards les pics lointains pour révéler notre bulle. Palissade de bois, flanc de montagne rocheux, arbre voisin, cocon de couleur et grisaille au loin. Douceur de blancheur sur les monts si bas. Chaleur réconfortante de l’abri. Alors le soleil tire sa révérence dans un dernier éclat, fait rougeoyer l’horizon en un clin d’œil à son absence du jour, jusqu’à une dernière langue de feu qui nous salue.
 



Et puis si vite la noirceur de la nuit, si pure et si profonde. Au loin le lac qui pétille et étincelle, lumières en ribambelle. Et la pluie qui vient nous saluer, étonnée et souriante de notre présence. Doucement, doucement, ce serpent de lumière qui jaillit et s’impose, guidé par des rives insouciantes. Alors grondent les gouttes, résonne le toit, pour bercer les dormeurs.



  

Bientôt en Suisse...

 


Peut-être est-ce ce voyage qui m'a influencé, je ne sais pas vraiment. À moins que ce soit cet autre souvenir d'un beau matin suisse... En tout cas, je retourne bientôt en Suisse, à Berne, cette fois pour y travailler et y vivre. Je serais donc peut-être moins présente sur le blog dans les semaines à venir, mais je ne vous oublie pas! 

http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...


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20 août 2015

Souvenirs de Pologne à cheval: un jour, une image

20.8.15 14 Petits Mots
Me voilà (déjà) revenue de vacances. Comme Amaya l'a deviné, j'étais partie une semaine en Pologne. Et plus précisément, j'ai goûté aux galops endiablés dans les plaines ondoyantes de Poméranie.
 
Pour partager avec vous un peu de mon voyage, je vous propose aujourd'hui une photo pour chaque journée que j'y ai passée.

  • Dimanche après-midi: arrivée à la maison d'hôtes qui m'accueille pour la semaine et découverte des environs. Un lieu de calme, de verdure et de lacs où il est possible de se baigner.

Ça donne envie, non?

  • Lundi: Première rencontre avec les chevaux, première balade de découverte entre prairies, forêts et champs pas encore tous fauchés.
 
Trop facile pour les chevaux de chiper de la bonne avoine ici!



  • Mardi: Levés tôt pour profiter d'une longue promenade dans la fraicheur du matin. L'après-midi, promenade dans les sous-bois ombragés qui parfois soudain s'ouvrent sur des prairies fauchées, et alors un long galop nous mène au sommet pour observer les environs.

La campagne si calme qui ondule à nos pieds et ses balles de foins omniprésentes


  • Mercredi: Rando à la journée décalée pour profiter de la fraicheur. Départ aux premières lueurs pour un petit déjeuner dans une écurie éloignée, et retour en début d'après-midi et repas avant de profiter du lac pour se rafraichir. Les foins sont définitivement trop tentants pour se retenir d'y galoper.

GA-LOP!


  • Jeudi: Longue matinée de promenade, encore des galops endiablés. Et dans la chaleur de la fin d'après-midi, baignade magique avec des chevaux qui n'ont pas peur de l'eau. 
 


  • Vendredi: Premier jour d'une rando de deux jours. Nous dévorons les kilomètres, souvent dans des chemins bordés de bosquets des deux côtés, qui tendent leurs branches pour nous caresser la tête. Traversée aussi de villages, surprenants par leur architecture, où les immeubles en blocs carrés côtoient les maisons plus ou moins entretenues et les machines agricoles brinquebalantes.

Traversée de village, rares routes goudronnées


  • Samedi: Dernière journée à cheval trop vite venue, retour à la maison d'hôte au galop de chevaux qui sentent l'écurie. Petite pause de midi au bord d'un de ces lacs aux eaux lumineuses et rafraichissantes.


Lawina se désaltère après l'effort


  • Dimanche: Jour du départ pour certains, jour de repos pour d'autres.





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