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14 juillet 2016

Carnet d’observation d’une cavalière française en Irlande

14.7.16 3 Petits Mots
Et si nous profitions de cette journée de fête nationale pour partir découvrir d'autres cultures équestres? Après Alexia, c'est aujourd'hui Marylou, alias la Crinière Blonde, qui nous emmène en immersion dans une ferme équestre en Irlande.




Entre mars et mai, j’ai eu la chance de pouvoir travailler comme guide équestre dans une ferme irlandaise perdue dans le County Clare. Plus qu’une simple guide, j’étais responsable de la cavalerie au quotidien : les nourrir matin et soir, faire leur box, faire les lots pour que tous sortent dehors, les entraîner, soigner leurs bobos, les préparer, les surveiller et conseiller les clients pendant les randos… Je dormais littéralement collée aux box (dans un appartement mitoyen, je vous rassure) ! Un poste privilégié pour noter pleins de petites observations sur le traitement des chevaux à l’irlandaise et vous rapporter les anecdotes de la proprio de lieux.


Le bien-être du cheval, support de toutes les décisions des cavaliers irlandais.


Tout le monde en Irlande semble posséder un cheval. Mais si posséder un équidé est banal, ce n'est pas pour autant que leur bien-être est pris à la légère, bien au contraire ! La volonté de prendre soin au mieux de leurs chevaux donne aux Irlandais quelques libertés… comme demander leur poids à ces dames. Oui Monsieur, là-bas parler du poids des cavaliers n’est absolument pas tabou ! C’est presque même la première chose qu’on vous demande dans la ferme où j’étais : « combien pesez-vous et mesurez-vous ? ». Tout cela pour vérifier qu’ils possèdent un équidé adapté à chaque morphologie et si ce n’est pas le cas, un client peut être poliment mais fermement refusé. De même, il est arrivé que des cours soient proposés à une cliente plutôt qu’une randonnée car son surpoids et son manque de tonicité auraient mis le dos du cheval à trop rude épreuve pour ce trail déjà très physique. Quand j’ai expliqué à la propriétaire qu’il était très mal vu de faire de même en France, elle est restée perplexe : pour elle, si une personne ne comprend pas que son poids pourrait mettre en péril la santé de son équidé, c’est que ce n’est pas un vrai cavalier/une personne qui aime les chevaux. Cette réaction est égoïste puisqu’il est question de la santé de nos équidés. 


Trouver un équilibre dans l'adéquation cheval/cavalier, pas si simple !
Dans la même logique, garder un cheval entier mais en le faisant uniquement vivre en box et pratiquement sans contacts avec ses congénères (comme c’est souvent le cas en France) est une véritable hérésie en Irlande. Pour eux, c’est un mode de vie très cruel que les vrais passionnés ne devraient pas cautionnés (décidément, j’aime la pensée irlandaise !). Leurs étalons à eux font la monte, vivent au pré dans un troupeau d’hongres, peuvent être montés en groupe sans problème et même être laissés au box entre deux randos avec des juments autour. S’ils ne peuvent pas assurer ces conditions de vie, tanpis, ils préfèrent castrer afin de garantir le bien-être de leurs chevaux. Mais d’après leur expérience, quand un entier est gardé dans un pré suffisamment grand (ce qui ne manque pas en Irlande et facilite la vie, on est d’accord), il n’est pas agressif envers les autres et n’essaye pas de s’échapper, il est alors très facile à vivre.

On parle étalon, ça fait penser à ce qui survient quand on en fréquente trop un : le poulinage. Là encore, les irish people ont opté pour la manière qui leur semble la plus simple pour la jument : laissée au pré avec un « ami ». Ce cheval qu’elle connait et apprécie est une présence rassurante pour elle et lui permet de mettre bas en toute quiétude, sans être importunée comme elle le serait dans un véritable troupeau et sans le stress d’être coincée au box.

A lire comme ça, on pourrait croire que les chevaux irlandais vivent surprotégés par leurs propriétaires et pourtant, il n’en est rien ! C’est même le contraire et ils vivent « à la dure » ou plutôt en autonomie : dehors par tous les temps, sans couverture, les pieds non parés de tout l’hiver, peu de nourriture, en cas de blessure on désinfecte rapidement et on y retourne, une boiterie on soigne mais on n’immobilise pas (c’est interdit même, le cheval DOIT TOUJOURS marcher), peu de visites en dehors de la saison de rando… Enfaite, dans cette ferme irlandaise, on revient aux basiques : le cheval vit en groupe en extérieur et se débrouille à peu près seul. Résultat ? Je n’ai jamais vu des chevaux aussi bien dans leurs sabots et leur corps ! Même moi qui plébiscite le pied nu et le naturel, je trouvais parfois le traitement rude. Et pourtant, je n’ai jamais vu des chevaux passer autant de temps à jouer, être aussi expressifs, vifs, dormir profondément de tout leur long dès qu’ils en ont l’occasion, être aussi curieux et confiants envers l’homme, pouvoir assurer une semaine de rando avec seulement 2 trottings d'échauffement dans les jambes… De quoi remettre en question nos habitudes de "cavaliers urbains" !

Des chevaux de randonnée irlandais très stressés par leur rythme de vie.


Revenir à la simplicité : un principe équestre irlandais.


Si les irlandais ont décidé de faire revenir leurs chevaux à des modes de vie basiques, ils se prennent également beaucoup moins la tête au quotidien. Ainsi faire et curer les box va beaucoup plus vite chez eux : pas de paille de partout qui se sali vite, ici, seule la moitié du box (en largeur, donc le fond en gros) est recouverte de sciure, l’autre moitié étant laissée à nue avec une grosse poubelle dans un coin contenant la nourriture. Pourquoi cette disposition ? Pour éviter le gâchis de litière mais surtout pour que les chevaux ne mélangent pas leur nourriture à leurs excréments et à la sciure ! Ainsi, même s’ils la font tomber, ils peuvent continuer à manger tranquillement. Les soucis de manque de confort pour se coucher ou de risques de glissades ne se posent pas trop puisque, selon les principes irlandais, les chevaux passent peu de temps au box (au maximum la nuit OU une demi-journée).

Autre sujet sur lequel ils se prennent moins la tête : le choix des sols pour les chevaux pieds nus. Si aucun cheval n’avait le droit de partir en rando ou trotting sans fers, en revanche, tous étaient travaillés dans la carrière et mis dans des prés très rocheux sans qu’on se pose la moindre question sur l’état de leurs pieds. Ferrés ou non, parés ou non, tous vivaient sur ces terrains difficiles… Sans aucune difficulté… La solution pour les pieds serait-elle tout simplement de ne pas se poser trop de questions ? 

Un pré typiquement irlandais : plein de relief, de la boue profonde et de la roche partout.


Enfin, sur ce chapitre du « retour aux choses simples », ce qui m’a le plus frappé dans ma ferme irlandaise a été l’éducation de leurs chevaux. Ça peut paraître tout bête mais j’ai redécouvert soudainement qu’un cheval n’est pas dressé et n’évolue pas de la même façon suivant la discipline à laquelle on le destine, et c’est très bien comme ça ! Si au départ j’ai été un peu excédée de me retrouver avec des chevaux qui ne connaissent ni rêne d’incurvation, ni jambe intérieur, ni le respect des distances à pied (mes doigts de pied s’en souviennent encore), je me suis vite émerveillée devant leurs autres compétences que nos chevaux d’équitation classiques ne possèdent parfois pas : une grande endurance (même pour les irish cob obèses !), une vraie intelligence en extérieur (capables d’analyser le terrain pour adapter leur allure, choisir les meilleurs passages, tourner immédiatement le dos à la grêle pour se protéger…), retenir les chemins de balades, subir toutes les manipulations possibles sans broncher, être rendus attentifs et même avoir intégrés des signaux très subtils pour les chevaux de tête (cavalier qui lève le bras = je ralentis, j’entends un autre cheval boire = je m’arrête pour attendre le groupe…).

Des chevaux purs produits nationaux.


Bon, je vous vante les mérites de ces chevaux de rando, je ne peux pas finir cet article sur l’Irlande sans vous parler de leurs races, toutes locales et pourtant très diverses afin de satisfaire tous les types de cavaliers :
  • L’Irish Cob (aussi appelé Tinker ou Gypsy Cob selon le pays dans lequel on se trouve) : contrairement aux idées reçues, il peut être taille poney ou cheval et la robe noire avec balzane et liste est aussi prisée que la très répandue pie noire. Cette dernière était sa robe d’origine et il était dit qu’un véritable irish cob se reconnaissait à son « bonnet » : ses oreilles étaient toujours sombres, même si le reste de son corps était presque intégralement blanc ! Depuis, les robes autorisées pour cette race se sont diversifiées. Très confortable avec ses allures rasantes et lentes, très placide, c’est un super cheval de rando, idéal pour les débutants grâce à sa fiabilité et sa gentillesse. 

Guiness, pur irish cob typé « gros poney ».


Coleen, irish cob taille cheval plus « classique ».

  • L’Irish draft (ou draught) : un cheval de grande taille et robuste, de carrure entre le selle français bien charpenté et le demi-trait léger. En vérité, il est catégorisé comme cheval de trait même si son physique lui permet de rester très polyvalent: en effet, il a été créé afin de faire aussi bien les labours que la chasse à courre. Malgré son physique impressionnant, c'est donc un cheval assez calme et sportif. 

Aran, la force tranquille (et vu la carrure c’est tant mieux !).


  • Le plus que célèbre et très aimé Connemara : taille poney ou petit cheval, toujours gris, très vif et agile avec ses petits pieds typiques, il a la capacité innée de gérer les terrains boueux en faisant pleins de petits pas très rapides pour ne pas s’enfoncer (anecdote véridique expliquée par la proprio de la ferme et illustrée par ma jument plus tard). C’est un peu la star irlandaise et je dois avouer qu’il a tout pour plaire : physique sportif, polyvalent, intelligent… C’est d’ailleurs pour ça que les irlandais aiment bien l’utiliser dans des croisements !

Cloddagh, la fameuse jument cliché du connemara.

  • L’Irish Hunter : moins connu en France, c’est justement un croisement utilisant le connemara comme base (croisé avec l’Irish draft ou autre race, si je me souviens bien), ce qui donne un connemara coloré, plus grand et plus charpenté, plus calme mais toujours avec beaucoup de sang, bref, le parfait cheval de loisir et compétition qui a déjà fait ses preuves à l’obstacle !

Saoirse (prononcé « sœur-chat », oui oui)…
… et Chrumchin (« krum-kine »), deux juments irish hunter pleines de vitalité !

Le dernier mot Jean-Pierre…


Dans cet article, j’ai décrit les pratiques observées dans un lieu donné (une ferme équestre pratiquant la randonnée professionnelle) et confirmées par quelques observations à droite à gauche dans les fermes alentours. Mais bien sûr, cela n’a pas valeur de règle générale sur la manière de faire irlandaise. Je suis sûre qu’il y autant de pratiques qu’ils ont de moutons !

Néanmoins, je pense qu’il y a des idées à prendre dans ces façons de faire étrangères observées dans cette ferme, et plus généralement des leçons à tirer, comme par exemple le fait que là-bas les races lourdes ne sont pas du tout mises de côté mais plutôt valorisées (pour leur endurance, leur confort, leur gentillesse). J’espère que ça vous donnera envie de découvrir l’Irlande, terre de cheval, ou même de pousser plus loin pour aller voir comment font nos autres voisins.



Voilà, moi qui avait déjà envie d'aller en Irlande, j'en ai encore plus envie! Et si tu as aimé la plume de Marylou, retrouve la sur son blog.
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28 mai 2015

Une journée type en Laponie

28.5.15 13 Petits Mots
La Laponie en hiver, voilà bien un lieu qui stimule notre imaginaire. Mais là où nous en rêvons seulement, certains y vont. C'est le cas de mon amie Julie, Labinocline de Voyages à Lunettes, une passionnée de photographie qui aime voyager et nous fait découvrir une journée en Laponie, à cheval bien sûr.
C'est donc elle qui vous raconte aujourd'hui son voyage.



Introduction :


La Laponie n’est pas seulement la patrie du père Noël, c’est une région sub-boréale qui s’étend du nord de la Norvège à la presqu’île de Kola en Russie, habitée par un peuple ; les Samis.

Le drapeau Sami

La Laponie je la connaissais en été, sa toundra et ses paysages désertiques tout au nord et sa taïga et ses forêts boréales quand on descend un peu vers le sud. Mais aujourd’hui c’est de la Laponie en hiver dont je vais vous parler, plus particulièrement je vais vous emmener en Laponie Suédoise tout près de Kiruna (connue pour sa mine et son hôtel de glace), où j’ai pu faire de nombreuses activités telles que le traineau à rennes et la motoneige, mais surtout (et sujet de ce blog) faire de belles balades à cheval, à dos de petits chevaux Islandais. Vous parler de ma semaine de vacances serait beaucoup trop long, alors j’ai décidé de vous parler d’une de mes journées, sans doute la plus belle tant bien au niveau du temps qu’au niveau équestre.







Une chaude matinée :


Ce matin le thermomètre s’affole, seulement 6 petits degrés en dessous de 0, on est bien loin des -30°C d’il y a 2 jours, en plus un soleil radieux daigne enfin montrer son visage ; c’est le moment de sortir prendre des photos avant de monter à cheval pour cette dernière journée du voyage.


Les chevaux mangent paisiblement sous un ciel débarrassé de ses nuages


Je vais pouvoir me passer de ma sur-combinaison qui m’accompagnait ces derniers jours, la tenue de ski devrait suffire. Après une longue séance de photos pour profiter des belles lumières que nous donnent ce soleil rasant, je me dirige d’un pas réchauffé vers les écuries où doit nous retrouver notre guide. Ce matin c’est Kjölur qui me portera, il paraît que c’est le « biggest » de la troupe. Je prends son licol pour aller le chercher parmi ses compagnons, en plus d’être le plus grand, c’est aussi un grand joueur, il ne se laisse pas attraper comme ça ! Une fois « en-licoler » nous pouvons les panser à l’écurie. Pour une fois il n’y a pas de neige sur le dos de nos petits Islandais, par contre, c’est toujours aussi difficile de leur curer les pieds. Comment enlever un glaçon géant qui semble ne pas vouloir se déloger, bien calé entre les fers du cheval ? Et bien la technique ici c’est d’utiliser un petit marteau, si si, en plus du cure-pied. Ca y est, les pieds et les crins sont propres, la selle est sanglée, le filet est en position, nous pouvons partir.



Malgré mes après-ski, je monte sans problèmes sur le dos de Kjölur (c’est quand même beaucoup plus facile quand on n’a pas de sur-combinaison en plus). Et nous voilà sur le sentier principal, formé par le passage des motoneiges. Très vite nous nous en écartons pour arriver sur un chemin beaucoup plus escarpé, où seul un cheval de front peut passer. Les jambes de nos compagnons s’enfoncent dans la neige, celle-ci est un peu lourde et collante, ce n’est pas facile pour eux. Pourtant c’est sans difficultés qu’ils passent les creux et les bossent masqués par la couche épaisse de neige.

Nous traversons des sentiers escarpés, il ne faut pas quitter la route.

Sur la trace des Elans :


Ici et là, des traces d’animaux viennent rompre l’uniformité du manteau blanc posé tel un drap sur la nature. Puis nous nous mettons à tölter, le pas accélère, mon petit Kjölur se met à trotter et c’est partit pour le galop dans la poudreuse. La neige, bien que lourde, amortie chacune de nos foulées. Légèreté, voici le mot qui me vient à l’esprit. Nous avançons avec douceur et rapidité entre les arbres qui bordent le chemin. Nous ralentissons, il y a quelque chose au loin qui attire notre attention, qu’est-ce que cela peut être ? Cachés derrière les arbres deux Elans nous regardent avec étonnement.



Un élan tapi dans la neige nous regarde passer



Quels drôles d’animaux ! En cette saison ils ont perdu leur bois majestueux mais ils n’en restent pas moins imposants et impressionnants. Nous reprenons notre route pour ne pas trop troubler leur repos. Nous refaisons quelques foulées de tölt et de galop, avant de retourner à l’écurie, enfin presque, nous bifurquons juste avant pour lâcher les chevaux et faire quelques tours au galop à fond les ballons. Mon pauvre Kjölur n’arrive pas à rattraper les autres qui lui mettent quelques mètres dans la vue. Mais peu importe, l’important c’est de se défouler.


Mon petit Kjölur a bien galopé, son repos est bien mérité


Nostalgie quand tu nous tiens :


Après le repas copieux et une petite pause reposante, je reprends la direction des écuries, ça sent la fin. C’est avec nostalgie que je retrouve Blida et la prépare. La nuit tombe. Nous partons faire notre dernière randonnée nocturne. Peu à peu le ciel s’assombrit, mais ce n’est pas la pénombre pour autant ; la neige vient illuminer notre chemin. Les étoiles apparaissent et scintillent dans le ciel. Ça a l’air d’être dégagé ce soir, on pourra peut-être observer une aurore boréale. C’est avec calme que nous nous enfonçons dans la forêt de bouleau pour la dernière fois. Nous contemplons le ciel, et nous arrêtons pour observer les animaux, difficiles à apercevoir dans ce clair-obscur. Puis après cette balade tranquille nous regagnons les écuries. Cette fois c’est bien terminé, le voyage s’achève. Je brosse une dernière fois ma jument avant qu’elle ne passe une bonne nuit au chaud. La nuit sera longue en discussions autour du repas, mais aussi à scruter le ciel en espérant qu’une aurore boréale montre le bout de son nez. Pour l’aurore boréale ce sera pour une prochaine fois, car oui, je reviendrai, je ne sais pas quand mais je reviendrai.


Dernier pansage, Blida est prête

Petit conseils :


Si comme moi vous souhaitez découvrir ou redécouvrir la Laponie en hiver, vous trouverez quelques conseils en habillement par ici. Je ne saurai trop conseiller d’emmener en plus une bonne tenue de ski (et oui par -20°C il faut bien se couvrir) et de bons après-ski (et oui le cheval en Moon-Boots c’est possible). Là où j’étais ils fournissaient pas mal de matériel pour le grand froid notamment des grosses combinaisons, mais aussi les après-ski et des moufles super-chaudes spéciale équitation avec trois doigts. Alors convaincus ?


Une bonne tenue d'hiver pour supporter le froid

Des moufles spéciales équitation qui tiennent bien chaud


J'espère que ce voyage vous a plu! Et n'oubliez pas, il vous reste une semaine pour participer au grand concours organisé pour l'anniversaire du blog!

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12 février 2015

12 bonnes raisons de partir en Irlande

12.2.15 12 Petits Mots
Ah, l'Irlande, cette contrée aux verts pâturages que je rêve de visiter. Qui de mieux placé pour nous parler de ce pays que quelqu'un qui l'a déjà exploré? Alors, aujourd'hui, pour le premier article invité chez Cavali'Erre, je laisse à Alexia, du blog Perspectives Cavalières, le soin de nous donner envie de découvrir ce pays.


A toi, Alexia!


Comme le dit si joliment le guide du routard : "Et si, de la plupart des contrées que l'on visite, on rapporte des souvenirs, c'est plutôt un peu de soi-même qu'on laisse en Irlande… Car, peu importe sa patrie, l'Irlande est celle du cœur." Ayant emmené des touristes en balade à cheval dans cette belle île pendant 3 mois, je confirme qu'on morceau de mon cœur y est resté. Et je pense sincèrement que quiconque ayant l'opportunité de visiter ce pays doit absolument le faire au moins une fois dans sa vie. Voici donc 12 bonnes raisons, pour les cavaliers comme les non-cavaliers, de débarquer dans cette contrée magique  posée au milieu des flots


9 bonnes raisons pour tous


- La pluie. 

Bah, quoi ? Au moins, vous êtes sûr de ne pas rester cloîtré chez vous quand il fait 35°C à l'ombre, ou qu'il est tombé 40 cm de neige dans la nuit. La pluie, c'est quand même bien, isn't it ?

- Les Irlandais aiment bien les français.

Pourquoi ? J'avoue que je n'en sais rien, mais c'est (plutôt !) vrai. Peut-être que parce que nous sommes beaucoup à prendre la peine de leur rendre visite sur leur écrin de verdure, ou même à nous y installer ? Et sans doute aussi parce que nous avons un ennemi commun : les Rosbifs/English !! C'est de bonne guerre… (Mais rassurez-vous, après le match de rugby, nous sommes tous copains pour la 3ème mi-temps qui a lieu dans les pubs et les bars).

- La Guinness (et les pubs, et la musique). 



Pas besoin de développer :).

- Sa lumière incroyable. 

Comme je l'ai déjà dis dans un article précédent, je persiste et signe. La lumière irlandaise est unique, et insuffle une beauté saisissante à cette île.



- Ses paysages âpres et authentiques. 

Dans plusieurs coins (paumés, cela va sans dire), mis à part des moutons, vous ne croiserez pas âme qui vive, et serez entouré de monts rocheux millénaires avec la lande aride (mais si belle et sauvage) à perte de vue.  Pour peu, vous sentez que la Grande Famine qui a frappé le pays n'est pas si loin. Et que le méchant leprechaun qui vous guette pour vous lancer un mauvais sort non plus.

- Sa banofee pie. Et ses scones.

Bon, promis, j'arrête de parler de bouffe. Mais n'empêche, je renoncerais volontiers à mes indemnités chômage rien que pour manger à nouveau un de ces desserts. Même s'ils sont anglais et non pas irlandais à la base, je m'en fou. C'est là-bas que je les aie découverts ! Ah, et goûtez aussi leurs fromages (si si, ils sont très bons !), et fruits de mer (j'aime pas, mais le saumon de leurs nombreux lacs a du mérite j'ai ouïe dire de "mes touristes"). Bref, n'ayons pas peur des mots : oui, il existe une gastronomie irlandaise (au-delà du fish and chips) et elle n'est pas mauvaise ! Même si, rassurez-vous, elle n'égale pas la nôtre. (Quelle chauvine celle-là !)

- Les Irlandais. 

Bavards, gentils, sympas, chaleureux, accueillants, fiers de leur pays… Oui, je suis sérieuse ! Si vous trouvez un méchant Irlandais, appelez-moi !

- Le gaélique irlandais (bah oui, il existe aussi un gaélique écossais et un gaélique mannois).



Il faut savoir que la signalisation routière dans le pays est bilingue… Mais, fort heureusement pour nous petits touristes voyageurs, assez peu d'Irlandais parlent cette langue (ils sont surtout concentrés dans l'Ouest). Mais elle est sympa à entendre, surtout quand elle est parlée par une personne avec un fort accent irish… (Quoi, comment ça vous comprenez pas ce que je dis ?)

- Le prix.

 A l'heure des vols low-cost qui fleurissent partout comme des champignons, il va sans dire qu'un séjour en Irlande vous reviendra moins cher qu'un voyage aux Etats-Unis, en Afrique du Sud ou en Mongolie. L'Irlande, ce n'est pas très très loin de l'Hexagone, alors le tarif des billets d'avion est raisonnable ! De même, le bus est un moyen de transport très accessible sur l'île : j'ai payé 10€ pour faire le trajet Galway-Dublin  (à l'aller comme au retour). Pour traverser le pays d'ouest en est… Qui dit mieux ? 



3 bonnes raisons supplémentaires pour les cavaliers : 



- Le poney connemara.

S'il est mondialement connu, ce n'est pas pour des cacahuètes ! Porteur, donc pouvant être monté aussi bien par des enfants que des adultes, polyvalent, ayant un bon caractère… C'est THE poney par excellence, avec lequel on peut tout faire ! Les irlandais en sont très fiers, et avec raison.



- Les nombreuses infrastructures équestres sur tout le territoire.

Comme tout Pays de Cheval qui se respecte, vous n'aurez jamais beaucoup de kilomètres à faire avant de trouver une écurie, et verrez beaucoup de chevaux en plus de vaches et de moutons dans les prés… L'Irlande, c'est un peu la Normandie mais en plus grand ! Que vous vouliez vous balader sur la plage, faire du cross-country, assister à des courses…  Vous trouverez toujours chaussure à votre pied.

- Le Connemara Pony Show et le Dublin Horse Show.

Si vous partez en août, ne manquez pas un de ces événements ! Le premier se tient à la fin du mois à Clifden, et rassemble tous les amoureux de la race pendant une semaine autour de compétitions, animations et spectacles en tous genres à la gloire de leur poney de cœur. Le second a lieu, comme son nom l'indique, à la capitale, et est en quelque sorte un salon du cheval national sur 5 jours (avec beaucoup de CSO et de hunter, d'éleveurs et…de musique !). 



Avertissements : 



- Interdiction de partir visiter ce pays le temps d'un weekend. C'est bien trop court ! Please, take your time, une semaine est le -grand – minimum.

- Prévenez votre employeur et votre famille que vous partez en Irlande. Eh oui, il y a un risque que vous ne reveniez pas et posiez vos valises là-bas =)… Qu'on se le dise ! 

- Ne restez surtout pas dans les villes. Battez la cambrousse ! Dublin, pas besoin de s'y attarder, de nos jours beaucoup de grandes capitales européennes se ressemblent (c'est pas ça la mondialisation ?). Le cœur de l'Irlande bât dans ses tourbières désolées, ses falaises déchiquetées,  ses lacs éparpillés, son herbe  si verte, ses petites forêts et ses monts rocheux. Un étranger qui n'a vu que Paris connait-il vraiment la France ?



- Les Irlandais n'ont pas oublié leur passé et leur histoire : le conflit Nord-Irlandais avec les anglais, le Bloody Sunday, la Grande Famine, l'opposition protestants/catholiques…  Tout ça est encore très vivace dans beaucoup d'esprits.  " La différence entre l'histoire de France et l'histoire de l'Irlande, c'est que la leur est encore actuelle " est-il écrit sur le blog de Madame Oreille. C'est exactement ça. De même, l'Irlande est toujours un pays très religieux, où l'avortement est interdit par exemple (pour ceux qui ne le savent pas)… Si je vous dis tout cela, c'est pour vous éviter de faire des "bourdes" et de blesser involontairement vos hôtes. Autant dans l'Hexagone,  on peut "rigoler" sur ce genre de sujets, mais là-bas, c'est plutôt sérieux.

Alors, motivé pour lever les voiles, et larguer les amarres ? Prêt à chevaucher un poney Connemara… dans le Connemara ? 




Je ne sais pas vous, mais moi, je suis totalement convaincue, et j'ai encore plus envie de visiter ce pays ... à cheval bien sûr!

Je remercie Alexia pour cet article qui fait voyager, et je vous invite à aller découvrir ou re-découvrir son blog, qui propose des découvertes, des conseils et des réflexions toujours bien documentés sur le monde équestre.

Et si vous aussi, vous avez exploré un pays entre les oreilles d'un cheval, n'hésitez pas à me contacter pour venir nous le conter ici!

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