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1 décembre 2018

Matériel équestre: avez-vous peur de vos outils?

1.12.18 0 Petits Mots
Avez-vous peur du matériel équestre? Oui, vraiment, je vous pose la question: avez-vous peur des outils que vous utilisez ou pourriez utiliser avec vos chevaux? Non, cette question n'est pas si stupide qu'il n'y parait au premier abord, et la réponse n'est pas si évidente.

Réfléchissons à cette question autrement. Avez-vous parfois dit ou pensé " je n'utilise pas de mors/chambrière/éperons/cordelette/selle/bride/cravache/bombe/enrênements/licol corde... parce que cela fait mal à mon cheval/lui fait peur/est dangereux/je n'aime pas ça/est inutile" (rayer les mentions inutiles). Si vous avez répondu oui à cette question, il est possible que vous ayez peur du matériel cité, et que vous (vous) cachiez cette peur sous d'autres arguments.


Ce qui m'interroge souvent, c'est le choix d'utiliser ou non un mors. De nombreux cavaliers de loisirs s'enorgueillissent de ne pas utiliser cet outil de torture qu'est le mors, non ça jamais. Mais alors, tous nos grands cavaliers de l'équitation de tradition française auraient été si mauvais avec leurs chevaux? Ou bien l'argument de ne pas faire mal ne viendrait-il pas souvent d'une peur de mal faire? Est-ce que nous justifions cette peur que nous avons de mal utiliser un simple outil en le diabolisant et le rendant coupable de tous les maux? Bien sûr que le mors a des inconvénients, mais c'est aussi le cas des ennasures. Il suffit d'observer un crâne de cheval pour s'inquiéter de ce qu'on posera sur cet os si fin, tout comme on peut s'inquiéter de la sensibilité d'une bouche. Je préfère de loin un mors simple et doux à un hackamore bien plus agressif (mais dire qu'un outil est agressif, c'est déjà exprimer une forme de peur de cet outil en lui donnant des attributs humains).

Moi, j'utilise aussi cet autre outil bien mal compris qu'est la récompense alimentaire. Car oui, dès lors qu'elle est utilisée dans l'apprentissage, je crois qu'on peut la considérer comme un outil. Un outil tellement efficace, notamment associée au clicker, qu'elle peut faire naitre de la frustration et des mauvaises habitudes chez le cheval si elle est mal utilisée. Et ce sont ces mauvais comportements qui souvent font naitre la peur de la friandise. Une peur souvent cachée sous le discours "je veux que mon cheval m'aime pour moi-même, pas pour la bouffe", en oubliant qu'il serait tout aussi (in)valide si on remplaçait " pour la bouffe" par " pour la recherche de confort" ou "pour éviter les coups de talons". Et pourtant, regarder travailler des cavaliers expérimentés en clicker training et leurs chevaux, ben c'est beau!


Alors je crois qu'il est essentiel de commencer d'abord par comprendre les peurs qui sous-tendent nos choix, nos arguments, nos extrémismes. Allons creuser un peu plus loin, même si c'est inconfortable et que ça nous dérange, pour trouver le vrai pourquoi de nos arguments contre certains outils.

Un outil n'est que cela, un objet dont les effets dépendent de l'utilisation que nous en faisons. Certains seront conçus pour avoir un effet plus coercitif, mais ils n'auront cet effet que parce que l'humain les emploie sur le cheval d'une façon donnée. Ben oui, une cravache, ça peut fouetter et blesser, ou bien caresser en chassant ces enquiquineuses de mouches!


 Alors, au lieu d'avoir peur des outils, et si nous apprenions à nous en servir? À en connaitre les avantages et les inconvénients, les atouts et les limites. À savoir en faire des alliés plutôt que des ennemis. À les manipuler tout en douceur et en respect. Et à enseigner au cheval comment y répondre. Et c'est là, seulement, quand nous saurons les utiliser vraiment, que nous pourrons les juger. En arrêtant d'avoir peur de notre matériel, nous pouvons apprendre à le contrôler et à connaitre ses secrets. C'est cette connaissance qui pourra nous faire décider de l'utiliser ou non, dans notre cas particulier, avec un cheval donné. Sans ériger en fierté le rejet d'un bout de métal ou de corde, mais en se réjouissant d'être dans le vrai pour notre propre situation.

Nous avons le droit d'avoir peur de mal utiliser un objet, de blesser ou de nuire. Mais il est important de comprendre que ce dont nous avons peur, c'est de l'utilisation que nous pourrions en faire, pas de l'objet en lui-même. Et que si nous-même ne maitrisons pas cette utilisation, pour beaucoup d'outils d'autres peuvent le faire très bien, dans le respect du cheval et de son intégrité. Alors en acceptant cette peur, nous pourrons avancer sur les choix que nous ferons vis-à-vis de cet outil. Que ce soit d'apprendre à nous en servir, ou bien d'en choisir un autre, mais sans juger ceux qui l'utilisent intelligemment.

Chaque choix est valable, mais il est important qu'il soit justifié pour votre cheval. Que sa raison ne soit pas un argument générique qui cache vos inquiétudes ou votre incompétence. Les objets ne sont pas responsables de l'utilisation que l'on en fait, seul l'humain a le pouvoir d'en faire des monstres ou des peluches. 


Alors, avez-vous peur de certains outils?

22 décembre 2017

Pour Noël, revenir à l'essentiel {Calendrier de l'Avent équestre}

22.12.17 6 Petits Mots

À deux jours de Noël, à mon tour de vous proposer votre surprise du jour du calendrier de l'Avent des blogueuses équestres. Aujourd'hui, je vous invite à vous offrir un cadeau qui n'a pas de prix. Un cadeau qui ne vous coûtera rien mais vous fera gagner beaucoup. 



Il s'agit simplement de vous offrir votre présence. De vous offrir un moment où votre attention est tournée à 100% vers vous et vos compagnons équins.



Enjoy!

Respirez profondément, déposez pour un temps vos soucis, faites taire vos préoccupations, rangez votre téléphone et votre envie de tout instagrammer au placard, ouvrez grand vos cinq sens et soyez là, simplement.


Remarquez le souffle qui s'échappe de ses naseaux dans l'air froid, respirez son odeur unique de cheval transpirant, sentez la puissance de ses muscles jouer sous vos cuisses. Entendez ses naseaux frémir pour vous saluer doucement, sentez le vent vous saisir de sa puissante étreinte, voyez le monde se parer de ces tons pastels hivernaux si doux.


Oubliez juste pour un jour, une heure, une minute, vos objectifs et vos difficultés. Redonnez-vous du temps pour vous souvenir de tout l'amour et toute la joie que vous partagez avec cet équidé si extraordinaire. Rappelez-vous que derrière tous les défis que vous vous lancez, il y a cette passion débordante de moments partagés avec un autre être vivant.


Oubliez pour un temps tous vos trucs et astuces, et revenez à l'essentiel, au cœur de votre histoire. Le reste attendra demain, et alors vous saurez encore plus fort pourquoi vous faites tout cela.


Cela ne sera peut-être pas facile, vous aurez sûrement envie de penser au coup de téléphone urgent à passer pour le boulot ou au cadeau du petit dernier que La Poste tarde à vous livrer. Ce n'est pas grave, il faut simplement vous autoriser à ne pas vous attarder sur ces idées pour vous attacher à celles qui vous sont chères, ici et maintenant.


Pensez à rire de son regard gourmand à la vue de la belle pomme que vous avez ramenée, à chercher le point gratouilles qui le fait kiffer, à savourer fort fort fort la douceur de sa tête posée sur votre épaule.


Voici donc un des plus beau cadeau à vous offrir, à lui offrir: oublier tous vos trucs et astuces, vos objectifs, vos inquiétudes, vos peurs, et revenir à l'essentiel. Juste une fois, aujourd'hui, être simplement là, avec lui, et accueillir chaque sensation entièrement.

Et demain, quand vous reviendrez à vos habitudes, gardez au fond de votre cœur cet essentiel qui vous anime et vous rend heureux.





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5 octobre 2017

Leur laisser leur liberté...

5.10.17 7 Petits Mots
Leur laisser leur liberté... de choisir leur emploi du temps. De manger quand ils ont faim, de dormir quand ils sont fatigués, de bouger quand ils en ont envie, de jouer comme des fous ou de se trainer comme des mamies.

Leur laisser leur liberté... de s'abriter quand le soleil brille et de brouter sous la pluie, et puis de faire l'inverse. De préférer l'abri en bois à l'abri bâché. De prendre la petite porte plutôt que la grande. De choisir leurs chemins préférés.

Leur laisser leur liberté... de préférer le foin à l'herbe, pour un temps ou tout le temps. De choisir une herbe plutôt qu'une autre, de préférer un brin à son voisin. De goûter toutes sortes d'aliments, et de les aimer, ou de les refuser.

Leur laisser leur liberté... de nous ignorer. De nous snober. Ou de nous réclamer encore un peu d'attention.


Leur laisser leur liberté... de venir nous coller


Leur laisser leur liberté... de choisir leur amis. Ceux qui montent la garde pour les laisser dormir, ceux avec qui partager le trou bien pratique du filet à foin, ceux pour gratouiller cette démangeaison mal placée.

Leur laisser leur liberté... de choisir leurs inimitiés. De couiner ou de grincer des dents, de s'éloigner de l'autre grincheux, de dire "Lui, je l'aime pas".

Leur laisser leur liberté... de s'exprimer. De dire non, pas envie, pas maintenant, ça jamais. Et de dire oui, de nous suivre dans nos folies et nos envies. D'accepter de nous emmener au plus haut niveau en compétition, ou de galoper dans les allées. De choisir leur allures, de temps en temps.


Leur laisser leur liberté... de nous accompagner dans des endroits inattendus

Leur laisser leur liberté... de proposer. D'essayer, de tester, de chercher, d'explorer.

Leur laisser leur liberté... d'être entiers. Un peu brutes, un peu coquins, mais tellement riches et complexes.

Leur laisser leur liberté... d'être des individus à part entière. Avec leur caractère, leurs manies, leurs peurs et leurs folies. D'être eux-même, totalement.

Leur laisser leur liberté... un peu, de temps en temps, et de plus en plus souvent.

Leur laisser leur liberté... dans le respect. Poser un cadre, des limites, leur offrir des possibilités, et les laisser s'y épanouir.

Leur laisser leur liberté... tout simplement.

Leur laisser leur liberté. C'est l'idée qui guide profondément mes choix avec mes chevaux. Leur laisser la possibilité d'être eux-même, de s'exprimer, de vivre leur vie en faisant leurs propres choix. De ne pas dépendre de l'homme à chaque instant, mais les laisser se prendre en charge, tout en fixant un cadre clair à ne pas dépasser. Être pour eux une guide plutôt qu'une dictatrice, une compagne plutôt qu'un tyran, une gardienne plutôt qu'une propriétaire, une amie plutôt qu'une cheffe.

Une idée qu'il m'est parfois bien difficile de concilier avec les contraintes de nos vies humaines, qui se heurte en ce moment à de nombreux obstacles, mais qui continue pourtant à briller en moi.

Leur laisser leur liberté. C'est ce que je souhaite à chaque cheval, à chacun de nos compagnons de vie équins, car il n'en deviennent que plus riches, et nous avec eux.

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26 avril 2017

Comment me mettre à cheval en préservant ma monture?

26.4.17 18 Petits Mots
Savez-vous monter à cheval? Vous savez, cette étape cruciale du montoir où vous passez de piéton à cavalier?

Sinon, la FFE vous apprend à le faire. À toi et à des enfants de 10 ans.



Je dois vous avouer que ce tweet, et le lien associé, ne m'ont pas convaincue du tout. Même si ça part d'un bon sentiment, j'ai l'impression que tout est fait à l'envers. Et c'est pourtant très représentatif de ce qu'on apprend aujourd'hui dans nos clubs.

D'abord, reprenons la photo partagée par la FFE:


Source : compte Twitter @FFEquitation

Je voudrais souligner trois points que je remarque sur cette photo:

  • D'abord, la main droite est posée sur le pommeau. J'ai personnellement toujours utilisé ma main droite sur le troussequin (si je monte à gauche évidemment) pour pouvoir m'aider à me mettre à cheval. Sur le pommeau, je ne vois pas comment éviter de se retrouver avec un bras coincé sous le ventre à un moment donné. Vous faites comment vous?

  • Ensuite, l'absence de montoir. S'il n'est pas obligatoire, il est un effort très simple qui apporte un grand confort à long terme à nos chevaux. Les différentes vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux qui comparent avec et sans montoir montrent à quel point les muscles du dos sont sollicités et comme ce moment peut être douloureux pour le cheval. Alors pourquoi, chère FFE, avec l'influence que tu peux avoir sur les jeunes cavaliers, ne prends-tu pas le temps de montrer l'exemple? Un simple "Pense à utiliser à montoir, ça permet à ton poney de ne pas avoir mal au dos" aurait suffi. (Cherchez pas, même dans le texte en lien c'est pas marqué, y'a seulement "si tu utilises un montoir".)

  • Enfin, et surtout, le cheval en photo montre des signes d'inconfort évidents. Lèvres retroussées, oreilles légèrement en arrière, queue qui fouaille. Le tout associé bien sûr à des rênes tenues très courtes pour empêcher toute fuite. Est-ce vraiment là le bon exemple que nous voulons donner à des jeunes?

Chère FFE, je suis franchement déçue. J'attends de toi que tu montres l'exemple, pas que tu continues à transmettre nos vieilles mauvaises habitudes sans réfléchir. Tu es si souvent le premier contact qu'ont nos jeunes cavaliers avec le monde équestre, que c'est à toi de leur apprendre à respecter les chevaux et leur intégrité, dès le début et même dans les plus petits détails. 


Et sinon, on fait comment pour se mettre correctement à cheval?

  • Le montoir, déjà, est à utiliser autant que possible. Vous pourrez ainsi vous amusez à apprendre à votre cheval à venir se garer devant vous pour monter plus facilement. Et préserver son dos et donc son potentiel sportif (et votre portefeuille en évitant les séances d'ostéo! #Astuce).

  • Autre point important: l'immobilité sans contraintes. L'immobilité ne doit pas être imposée au cheval, elle doit lui être apprise. S'il fuit, il faut s'interroger si c'est juste parce que c'est la solution la plus simple pour lui, une habitude, ou s'il tente d'échapper ainsi à une douleur.

  • Et donc on monte en douceur, avec un cheval arrêté calmement, rênes longues. Et on prend le temps de lui apprendre que rester immobile au montoir, c'est la meilleure solution pour tous les deux.

  • Si possible, mettre le pied dans le deuxième étrier avant de s'assoir en douceur bien à sa place sur la selle (sisi, on vous a vus, les feignants qui se posent comme des gros patapoufs #JeLaiFaitAussi)


Bref, pour préserver le moral et le physique du cheval, on pratique un montoir qui minimise les contraintes qui lui sont imposées, et on apprend aux futurs petits cavaliers à monter efficacement.


Et vous, quelles sont vos astuces pour un montoir serein et efficace?


Et si vous voulez un peu de lecture argumentée sur le sujet, voici un article de Véronique de Saint Vaulry : http://saint-vaulry.pagesperso-orange.fr/pages/articles21.htm  Oui FFE, tu peux le lire aussi, c'est très intéressant ;-)



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28 mars 2017

J'aurais voulu vous raconter mes manies...

28.3.17 14 Petits Mots

J'aurais voulu vous raconter mes manies pour vous dire comme je suis une cavalière bien organisée. Oui, mais bon, je suis la fille capable de laisser un cure-pied trainer dehors et qui le retrouve trois semaines après, quand la neige a fondu, en se disant : "Oh tiens, c'est là que je l'avais laissé"... Donc je suis plutôt la fille qui a la manie d'avoir la flemme de ranger ses affaires. Oups

J'aurais voulu vous raconter comme mes habitudes avec ma jument sont tellement bien rodées que tout coule de source, tout en douceur. Oui, mais elle a principalement la manie de ne pas vouloir me suivre quand je vais la chercher au pré, donc on joue à "je fais 10 mètres et je m'arrête 2 min, et on recommence". À chaque fois. Re-oups.
 
Veut pas y aller, elle est meilleure l'herbe ici! #PoneyBugué

J'aurais voulu vous dire que j'ai l'habitude très sérieuse de limiter le nombre de friandises que je lui donne, parce que c'est pas bien après elle réclame. Oui, mais quand elle réclame, je craque totalement sur sa bouille quoi. Re-re-oups.

J'aurais voulu vous dire que j'ai une jument parfaitement normale qui n'a aucune manie bizarre que je pourrais vous raconter. Oui, mais ma jument a un bout du nez qui bouge. La lèvre supérieure un peu pincée, et qui va de gauche à droite à gauche... Souvent, très souvent, sans raison, et je trouve ça charmant-craquant. Pas oups.


J'aurais voulu vous raconter toutes mes petites manies ridicules et inutiles. Oui, mais j'en trouve pas tant que ça. Même quand je lui offre des friandises en la relâchant au pré, j'en profite pour la faire s'étirer, en venant chercher sa gourmandise au niveau des hanches . Et c'est tellement devenu une habitude qu'elle en vient d'elle-même à me montrer sa hanche avec l'air de quémander.

J'aurais voulu vous dire que j'ai une jument qui respecte complètement le temps que je passe à la pomponner, la chouchouter, la faire briller. Oui, mais quand je la remet au pré, elle se roule gaiement, systématiquement. Bon du coup, je la fais pas briller en fait.

Pardon, mais c'est trop bon
En fait, j'aurais voulu vous dire qu'on est un couple parfait, comme dans les magazines. Que je suis toujours bien habillée à la dernière mode, qu'elle est toujours parfaitement belle et propre, qu'on est au top niveau de progression dans notre discipline. Oui, mais en fait non. Parce qu'elle s'en fiche comment je m'habille, parce que j'ai la flemme d'enlever les traces de boue qu'elle va refaire après, parce que notre discipline principale c'est le baladage-broutage-grignotage. Et c'est tellement mieux ainsi. Ma jument et moi, on a plein de drôles d'habitudes et de petites manies pas très sérieuses, et c'est ça qui nous rend heureuses.



Ceci est ma participation à l'édition en cours de la Cavalcade des blogs, que j'organise sur le thème "Habitudes et petites manies". Et vous, quelles sont vos manies équestres?
 
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23 janvier 2017

Confession d'une accro

23.1.17 18 Petits Mots
Je dois vous avouer quelque chose. Quelque chose qui me poursuit depuis déjà trop longtemps. Voilà: je souffre d'une addiction.

Parfois, je ressens le besoin de me rendre au pays des licornes à paillettes, alors je vais prendre ma dose. Et là, d'un coup, le monde est plus rose, et tout va mieux. Mes soucis s'envolent, je décolle. Mon cœur palpite un peu plus vite, mon corps se relâche, mon esprit s'évade. J'oublie tout.



C'est une drogue pas tout à fait comme les autres. Une qui vous colle à la peau, qui vous cristallise, qui vous électrise. Une qui vous fait dépasser vos limites, qui fait de vous un être insolite. Une qui vous fait affronter des dangers insoupçonnés, et toujours et encore recommencer.
 
Elle me rend plus forte, plus solide. Elle me fait mordre la poussière, et me relever plus fière.

Elle m'affuble d’oripeaux pas très beaux, tout tâchés, un peu crados.

Elle est pleine de vie, de surprises, chaque fois un peu différente, un peu troublante. Elle a du mordant et du répondant, mais la douceur chevillée au cœur.

Elle a cette odeur, qui toujours l'accompagne. Un peu entêtante, un peu dérangeante, mais toujours fascinante. Pour beaucoup repoussante, pour moi enivrante. 

Son effet pourtant n'est pas permanent. Alors c'est une exposition à haute fréquence qui me fait entrer en transe.

Même en vacances, je ne peux y échapper. Même à l'étranger, j'arrive toujours à en trouver. Même dans les contrées suisses les plus rudes, même face à cette langue germanique si incompréhensible, j'ai su en dénicher.

J'ai bien essayé d'arrêter, j'ai testé deux fois deux années d'abstinence, mais rien n'y a fait, le manque m'a rattrapée. Et toujours j'y suis retombée, à chaque fois un peu plus accrochée...

Et pourtant, quelles conséquences! À mes amies, j'ai plus d'une fois déjà refusé des sorties, parce que c'est autre chose que j'ai choisi. 

Et tout cela à quel prix! Quelles sommes d'argent investies, dépensées, certains diraient gaspillées! Et pour quoi? Pour qui? Pour quelques instants de liberté volée, sauriez-vous l'imaginer?

Cette addiction remonte déjà au temps de mon adolescence, quand jeune crédule que j'étais, j'ai voulu essayer, juste pour savoir comment c'était. Quelle idée! Cela ne m'a plus jamais quitté.

J'y ai même depuis initié certains de mes proches et mes amies. Même ma cousine, qui pourtant, elle, a 10 ans à peine !


Et pourtant, c'est bien le plus inquiétant, je n'en ai pas honte. Cette addiction-là est parfaitement assumée, vécue au grand jour, même s'il est bien rare que je la présente ainsi.

Alors oui, cher amis, chers lecteurs, je le confesse. Je suis accro. Complètement, totalement, définitivement addict. Sans espoir ni même volonté de m'en libérer. Désormais, vous saurez:

Le poney, c'est ma drogue dure!


J'espère, chers lecteurs, que mes propos ne vous auront point trop choqués, mais quel bonheur d'être enfin libérée de ce secret.

J'ai aussi l'espoir que ce message pourra toucher d'autres CA* qui comme moi souffrent parfois en silence de cette addiction si particulière. (*Cavaliers Anonymes)

Si vous vous reconnaissez dans cette description, n'hésitez pas à partager, afin que tous ensemble nous puissions révéler fièrement l'existence de cette drogue pas comme les autres. J'aimerais aussi connaitre comment votre addiction vous affecte, alors dites-moi tout dans les commentaires!

Cette confession est parrainée par une cacahouète de l'espace. Vous pourrez trouver d'autres révélations de blogueuses anonymes dans la cadre d'un apéro cosmique géant auquel vous êtes évidemment invités à participer!
 
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3 janvier 2017

Du bonheur et des voeux

3.1.17 5 Petits Mots

1er janvier 2017: nos 6 mois, ses 20 ans


Premier janvier: le premier jour d'une nouvelle année, un jour considéré comme un renouveau, le jour où l'on fait table rase du passé pour se souhaiter le meilleur à venir. En cette année 2017, le 1er janvier prend pour moi un sens tout différent. Une nouvelle étape dans ma vie. Car en ce premier janvier, cela a fait tout juste 6 mois que ma jument m'a rejointe.


Déjà 6 mois, seulement 6 mois, un temps à la fois si court et si long. 6 mois pendant lesquels elle est devenue indispensable, où elle a trouvé, ou peut-être retrouvé, la place qui a toujours été la sienne dans mon cœur. J'ai déjà oublié comment c'était avant, la vie où il n'y a pas un poilu qui vous trotte toujours dans la tête, où on ne planifie pas ses soirées en fonction de la dernière fois où on a vu poney, où on peut décider de ne pas mettre le nez dehors sous prétexte qu'il fait un peu trop froid.

6 mois avec des hauts et des bas, un nouveau rythme à trouver, les soucis vétos et les balades magiques. Si ce n'était pas 6 mois de pur bonheur, car celui-ci est bien rare en continu, c'était 6 mois chargés de petits bonheurs, de grandes joies, d'instants volés et de douceur de vivre. Malgré les doutes parfois, la peur de ne pas être à la hauteur, il y a au cœur de tout cela une évidence: jamais je ne regretterai ce choix.

2016 fut pour moi une année pleine de joies: le petit Pie S'Tache qui grandit si bien, ces nouvelles amitiés précieuses, ma nouvelle ville que j'aime tant, cette bonne nouvelle pour une amie chère, quelques excursions cavalières en randonnée,... 2016 restera toujours cette année où je suis devenue propriétaire pour la première fois.

En ce premier janvier, pour nos 6 mois, Jasmine a officiellement eu 20 ans. Deux décennies de vie, tant de cavaliers croisés, et tout juste 6 mois rien qu'elle et moi. C'était hier que nous étions ados à courir les podiums et les réussites, c'est aujourd'hui que nous sommes des adultes apaisées heureuses de nos promenades partagées, c'est demain que nous continuerons à savourer chaque instant de complicité.

Que ces joies de 2016 se renouvellent en 2017


Je vous souhaite à chacune et chacun de vous, cavalières et cavaliers passionnés, de connaitre un jour cette joie si particulière de faire entrer un équidé dans votre vie. Que ce soit pour 6 mois ou pour 20 ans, chaque moment à ses côtés sera précieux, enrichissant et étonnant. Je vous souhaite pour cette nouvelle année de construire des souvenirs d'instant volés, de croquer à pleines dents l'instant présent, de rêver des rêves sabotés. 

Je vous souhaite à votre tour de connaitre ces joies improbables que m'a offert 2016. 


Je vous souhaite de sentir trop souvent le foin et le crottin, d'avoir des bouts de nez mal cadrés sur vos photos préférées et de retrouver parfois ces morceaux de friandises et de carottes oubliées qui vous arrachent un sourire à l'heure de la lessive.

Je vous souhaite de compter les balzanes dans la nuit hivernale pour reconnaitre votre bête, de vous lever bien trop tôt les dimanches matin de printemps et de mettre le nez dehors avec envie même par -3°C ou des trombes d'eaux.

Je vous souhaite d'avaler un peu trop de poils et de poussière, de ne pas pouvoir vous offrir cette si jolie petite robe parce que vous avez déjà craqué pour un licol rose bonbon et les bandes assorties et d'avoir le bout des doigts noir d'avoir gratouillé trop longtemps votre poney.

Je vous souhaite de vivre pleinement votre passion cavalière, tout simplement.

  
"Ma meilleure nouvelle de 2016", c'était la présence de ma jument, et pour cette première Cavalcade des blogs de 2017, organisée par Brigitte de Caval'Idées, je vous partage ces bonheurs et le souhait que vous et moi en connaissions encore tant de similaires et de différents en 2017.  

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