@cavalierrerando sur Instagram

Affichage des articles dont le libellé est Apéro Cosmique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Apéro Cosmique. Afficher tous les articles

23 janvier 2017

Confession d'une accro

23.1.17 18 Petits Mots
Je dois vous avouer quelque chose. Quelque chose qui me poursuit depuis déjà trop longtemps. Voilà: je souffre d'une addiction.

Parfois, je ressens le besoin de me rendre au pays des licornes à paillettes, alors je vais prendre ma dose. Et là, d'un coup, le monde est plus rose, et tout va mieux. Mes soucis s'envolent, je décolle. Mon cœur palpite un peu plus vite, mon corps se relâche, mon esprit s'évade. J'oublie tout.



C'est une drogue pas tout à fait comme les autres. Une qui vous colle à la peau, qui vous cristallise, qui vous électrise. Une qui vous fait dépasser vos limites, qui fait de vous un être insolite. Une qui vous fait affronter des dangers insoupçonnés, et toujours et encore recommencer.
 
Elle me rend plus forte, plus solide. Elle me fait mordre la poussière, et me relever plus fière.

Elle m'affuble d’oripeaux pas très beaux, tout tâchés, un peu crados.

Elle est pleine de vie, de surprises, chaque fois un peu différente, un peu troublante. Elle a du mordant et du répondant, mais la douceur chevillée au cœur.

Elle a cette odeur, qui toujours l'accompagne. Un peu entêtante, un peu dérangeante, mais toujours fascinante. Pour beaucoup repoussante, pour moi enivrante. 

Son effet pourtant n'est pas permanent. Alors c'est une exposition à haute fréquence qui me fait entrer en transe.

Même en vacances, je ne peux y échapper. Même à l'étranger, j'arrive toujours à en trouver. Même dans les contrées suisses les plus rudes, même face à cette langue germanique si incompréhensible, j'ai su en dénicher.

J'ai bien essayé d'arrêter, j'ai testé deux fois deux années d'abstinence, mais rien n'y a fait, le manque m'a rattrapée. Et toujours j'y suis retombée, à chaque fois un peu plus accrochée...

Et pourtant, quelles conséquences! À mes amies, j'ai plus d'une fois déjà refusé des sorties, parce que c'est autre chose que j'ai choisi. 

Et tout cela à quel prix! Quelles sommes d'argent investies, dépensées, certains diraient gaspillées! Et pour quoi? Pour qui? Pour quelques instants de liberté volée, sauriez-vous l'imaginer?

Cette addiction remonte déjà au temps de mon adolescence, quand jeune crédule que j'étais, j'ai voulu essayer, juste pour savoir comment c'était. Quelle idée! Cela ne m'a plus jamais quitté.

J'y ai même depuis initié certains de mes proches et mes amies. Même ma cousine, qui pourtant, elle, a 10 ans à peine !


Et pourtant, c'est bien le plus inquiétant, je n'en ai pas honte. Cette addiction-là est parfaitement assumée, vécue au grand jour, même s'il est bien rare que je la présente ainsi.

Alors oui, cher amis, chers lecteurs, je le confesse. Je suis accro. Complètement, totalement, définitivement addict. Sans espoir ni même volonté de m'en libérer. Désormais, vous saurez:

Le poney, c'est ma drogue dure!


J'espère, chers lecteurs, que mes propos ne vous auront point trop choqués, mais quel bonheur d'être enfin libérée de ce secret.

J'ai aussi l'espoir que ce message pourra toucher d'autres CA* qui comme moi souffrent parfois en silence de cette addiction si particulière. (*Cavaliers Anonymes)

Si vous vous reconnaissez dans cette description, n'hésitez pas à partager, afin que tous ensemble nous puissions révéler fièrement l'existence de cette drogue pas comme les autres. J'aimerais aussi connaitre comment votre addiction vous affecte, alors dites-moi tout dans les commentaires!

Cette confession est parrainée par une cacahouète de l'espace. Vous pourrez trouver d'autres révélations de blogueuses anonymes dans la cadre d'un apéro cosmique géant auquel vous êtes évidemment invités à participer!
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

15 novembre 2015

Souviens-toi François : Liberté, Egalité, Fraternité

15.11.15 6 Petits Mots
Cher François,

Aujourd’hui, je voudrais te parler de ces gens que j’ai rencontrés, croisés pour un instant, un jour ou des années.


Il y a cette famille dont j’ai oublié le nom, après tout, je n’étais qu’une enfant. Mon premier thé à la menthe dans les règles de l’art, dans une cour poussiéreuse sous le soleil de Djerba, offert spontanément en remerciement à des inconnus et leurs petits-enfants, venus apporter des photos de classe retrouvées d’un grand-père ou d’un arrière-grand père.

Lui s’appelle B., il est Mongol, il croit je crois à l’âme du bouddhisme. Il a connu les hivers rudes qui vous glacent le cœur et ravagent vos troupeaux. Il a connu l’époque soviétique et l’oubli de la culture nomade. Il a connu l’alcool et son attraction dévorante. Aujourd'hui, il accueille les touristes et leur fait découvrir son pays avec un sourire d’où déborde la joie de son âme.
 

Il s’appelle D., il est musulman, enfin un peu, pas très pratiquant pour son Sénégal natal. Il lutte pour sauver sa petite entreprise et ses chevaux, sa passion, qui font découvrir les tans et les mangues aux visiteurs.

Il s’appelle Y-W., il est sud-coréen, et en quelques réflexions il m’a fait prendre conscience du fossé qui sépare nos deux cultures, lui qui se demandait si il est vrai que les français ne se lavent pas.


Elle s’appelle N., et quand je lui ai proposé un gâteau pendant le ramadan, elle a décliné d’un sourire. Avec B., elles m’ont offert une paire de boucles d’oreilles que je garde précieusement, pour mon départ de ce travail où j’étais leur collègue.


Elle s’appelle K., elle fait découvrir pendant ses vacances sa Pologne natale aux voyageurs de passage, avant de repartir explorer la vie en Chine pour ses études.


Elle s’appelle M., et parfois elle me parle de la guerre. De partir sur les routes pour fuir l’ennemi qui arrive, sans savoir où aller, et puis rentrer, et de sa vie dans un village occupé. Oui, parfois, elle me parle des allemands, ma grand-mère.


Il s’appelle K., il parle arabe, il est libanais, et il est catholique.


Il s’appelle R., et il me raconte les souvenirs de son enfance en Tunisie. De ce pays qu’il aime tant, dont il craint pour l’avenir. Il me parle de rentrer en France parce que c’est la guerre, mon grand-père.


Il n’est qu’un regard hagard croisé sur une photo dans un journal, un regard qui dit la fuite et la peur, et l’espoir d’un monde meilleur.


Elle s’appelle K., elle a mon âge, et pourtant, elle a connu les coupures d’électricité dans son enfance et les devoirs à faire sans lumière. Jeudi, elle avait peur pour les siens à Beyrouth, vendredi elle avait peur pour ses amis à Paris.


Elle s’appelle A., elle a rencontré R. la semaine dernière et partagé la musique avec lui. Samedi, elle a appris que cette première rencontre serait aussi la dernière.

Ils me disent la souffrance, ils me parlent d’espérance, ils croient en la tolérance. Ils sont d’ici ou d’ailleurs, citoyens du monde, et ils portent haut les valeurs de la France. Liberté, Egalité, Fraternité.



Et puis il y a toi, François. Toi qui t’appelle X., Y. ou Z.. Toi François le « Françoys », si fier de n’avoir pas une goutte de sang d’ailleurs. Toi, François, ou Françoise, qui me critique parce que j’ai n’ai pas brandi fièrement le drapeau de ma France avant aujourd’hui (même si je travaille pour elle, moi, mais ça tu y accordes peu d’importance). Toi qui n’as jamais franchi les frontières de notre si beau pays, toi qui n’a nulle conscience de ta chance d’y être né. Toi qui as grandi avec la paresse du confort et la faiblesse de l’âme qui jamais ne s’interroge. Toi qui rejette les réfugiés désespérés à cause d’un passeport retrouvé « comme par hasard » entier près des débris d’un écervelé. Toi qui accuse une communauté et la stigmatise sans même avoir jamais réellement échangé avec l’un de ses membres. Toi François, qui te replie sur ta pseudo-vertu de bon français et innonde les réseaux sociaux de lettres immondes.


C’est à cause de toi, François, toi et ta haine irraisonnée, que j’ai mal à ma France. Je pleure pour ceux qui sont tombés sous les coups d’une autre haine insensée, mais à cause de toi j’ai mal à mes valeurs (oserais-je dire à « nos » valeurs ?). Oh non, je ne suis pas parfaite, moi aussi je connais l’intolérance. Je ne prétends pas non plus que ceux que tu rejettes sont parfaits, mais je m’interroge. Je sais que le monde n’est ni tout noir, ni tout blanc, et je sais qu’il est beau aussi en dehors de ma France. Je sais aussi aujourd’hui ce que c’est que d’être l’étranger dans un pays.


Je crois profondément en nos valeurs, en cette solidarité qui s’élève comme en janvier des cœurs français. J’aimerais simplement, François, que tu ouvres un peu les yeux, que tu étendes ton horizon, que tu comprennes les enjeux du monde d’aujourd’hui, qu’ils sont bien plus grands que ta petite personne. S’il-te-plait, François, rend-moi fière de notre France.


Liberté  Égalité  Fraternité.



---
Il y a peu, ma copine blogueuse Aileza nous proposait d’écrire une lettre à François pour l'After des Apéros Cosmiques. J’aurais voulu cette lettre pleine d’humour et de légèreté, mais la vie en a décidé autrement. Alors je lève mon verre en hommage à ceux qui nous ont quittés trop tôt, et à mon pays que j’aime tant.




Rendez-vous sur Hellocoton !

30 juillet 2015

Ivresse cavalière

30.7.15 11 Petits Mots

Voilà l'été
Un temps décalé
Le club fermé
Rythme cassé

Un manque latent
Déséquilibre inconscient
Besoin ardent
Désir puissant

Retrouvailles arrangées
Rencontre appréciée
Par une matinée arrosée
Enfin délivrée

Me voilà enivrée
L'esprit évadé
Le corps relaché
Complètement libérée

Une ivresse cavalière
Ma façon de prendre l'air
Un destrier ordinaire
Et la vitesse de l'éclair

Mon petit coin de paradis
Il est fait ainsi
De kilomètres engloutis
Sur le dos d'un ami.





Ceci est mon apéro cosmique de l'été, organisé par ma copine Aileza.


Rendez-vous sur Hellocoton !

9 juin 2015

Ce qui coule dans mes veines

9.6.15 9 Petits Mots
"Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines,
C'est la rivière de notre enfance." Michel Sardou, la rivière de notre enfance

Dans mes veines coule le sang de la Terre
Dans mes veines coule le sang de la Mer

Dans mes veines coule le sang de la Terre
Dans mes veines coule le sang de mon père
Dans mon cœur bat l'amour de la terre
Sous mes doigts glissent les flots des mots

Dans mes veines coule le sang de la Mer
Dans mes veines coule le sang de ma mère,
Dans mon cœur bat l'amour de la vie
À mon oreille chantent les joies de l'évasion

Dans mes veines coule le torrent de mon histoire
Dans mes veines coule un fleuve de possibilités
Dans mon cœur vibre une passion cavalière
Dans mon âme dansent les espoirs pour l'avenir



Ceci est ma participation au troisième Apéro Cosmique d'Aileza, qui a pour thème "Ce qui coule dans mes veines...". 

Rendez-vous sur Hellocoton !

12 avril 2015

Variations apéritives

12.4.15 6 Petits Mots
Exercices de style: Déclinez la phrase suivante selon les styles proposés.

"Boire un verre en terrasse entre amies."




Percutant: Soudain vides, les verres claquèrent sur la table sous un soleil frappant!

Délirant: Tchin ! Tchin ! Glouglouglou! Aaah...

Grandiloquent: Oyez, oyez, damoiselles et damoiseaux, entendez l'histoire de ces gentes dames qui se réunirent sur le belvédère de la noble résidence princière. Elles y savourèrent dans un silence feutré le doux nectar du fruit de la vigne.

Émouvant: Ah, quel tendre souvenir qu'évoque l'arôme de cette boisson, celui d'un après-midi d'autrefois en bonne compagnie.

Bloguesque: A midi, à minuit, à l'heure du thé ou à la pause café, dans le canapé, sur un lit, au soleil ou dans le métro, elles se sont retrouvées par le pouvoir de réunion asynchrone du grand Virtuel pour s'abreuver d'un flot littéraire intermittent.

Cosmique: Abritées de l'astre solaire par un voile à la légèreté atmosphérique, les amies à l'allure sidérale savouraient un divin breuvage au pétillement stellaire saupoudré d'un voile lacté.


Ce texte est (très) librement inspiré du livre "Exercices de styles" de Raymond Queneau.

C'est ma participation au premier apéritif cosmique organisé par une blogueuse que j'adore, tout aussi cosmique que son blog, et que je vous invite vivement à découvrir, j'ai nommé Aileza.

Rendez-vous sur Hellocoton !