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13 novembre 2015

Le Gurten: la nature au coeur de Berne

13.11.15 4 Petits Mots
Aujourd'hui, je vous invite à une petite promenade en images. Ma découverte du Gurten, la montagne qui surplombe Berne. 860m d'altitude, et surtout accessible en transports en commun à moins de 15 min du centre-ville. Une jolie excursion tout près de chez moi, et une vue à 360°C sur la ville et les montagnes, avec un grand soleil et un ciel dégagé sur les montagnes enneigés. En grande sportive que je suis, j'ai fait la montée en funiculaire, mais quand même la descente à pied.

 
Vue aérienne sur Berne


La tour en haut de la montagne

Berne, la vieille ville et l'Aare

Le palais fédéral

Campagne Suisse

Au loin les Alpes enneigées

Les vaches qui surplombent la ville

Heureuses les vaches du Gurten!

Horizon

La ville au loin

Ville et feuillages

La poubelle dans les bois, ou pourquoi la Suisse est si propre

Chemin d'automne

Voilà quelques images de ma chouette nouvelle ville. Et le bonus: mon centre équestre est situé au pied du Gurten, et il organise des balades certains dimanches :-)
 
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29 octobre 2015

Berne - Premières impressions

29.10.15 9 Petits Mots
Bern(e). Ma nouvelle ville. Découvrir un nouveau pays et une nouvelle ville où l’on va vivre est bien différent de les découvrir en voyage. L’inconnu devient une source de questions et d’interrogations sur la nouvelle vie qui s’annonce, le stress et les obligations prennent le pas sur la découverte. Pourtant, j’ai eu envie de découvrir cette ville avec les yeux émerveillés du voyageur. Alors quelques heures, j’ai délaissé mon habit de jeune emménagée pour partir visiter ma nouvelle ville. Et j’ai rencontré une ville que j’ai envie d’explorer, et où j’ai envie de vivre (ça tombe bien !). Premières impressions sur une nouvelle vi(ll)e.


Berne, capitale fédérale, et pourtant si différente que la Capitale française que j’ai trop connue. La modernité fait ici face à la tradition, des chalets à l’ancienne et des toits traditionnels face aux immeubles à la géométrie moderne trop carrée. Le tout enveloppé d’un couvert de verdure aux accents automnaux. Des hauts et des bas, des bas et des hauts, entre les constructions parfois l’œil rencontre au loin les montagnes enherbées. Les parcs ouverts nuit et jour, et soudain la perspective. Le regard qui dégringole sous la rambarde, et la rivière et ses voisins là en bas. Capitale tout en courbes et de douceur chaleureuse. Seule la langue ici parlée est rude, insaisissable. L’envie d’explorer ces contrebas qui se dérobent à l’œil.

Reflets sur l'Aare

Mon appartement près de tout, aux côtés du centre-ville. Juste le travail est un peu plus loin, mais avoir les moutons en face de son bureau en plein dans une capitale européenne, ça n’a pas de prix ! 


Partir de chez moi, me laisser entrainer dans la descente. Une école au milieu des arbres, au loin un bâtiment officiel et ancien surplombe la ville. Ces verts fades sur les feuilles qui s’éteignent comme pour laisser place aux rouges et ors automnaux qui s’éveillent. À peine plus loin, tout en bas, ce grand parc qui est l’été une piscine de plein air. Des courageux bronzent sur les planches en cette journée fraiche mais ensoleillée. Tout autour, innombrables les cabines aux portes de bois passé se tiennent au coude à coude, comme pour garder ce trésor de nature de la ville avoisinante, qui pourtant le côtoie sans le menacer.


La piscine du Marzili surplombée par le Parlement

Soudain la voilà, la responsable de ces altitudes différentes. L’énergique et limpide rivière Aare, qui trace son cours sans se soucier des hommes. Quelques escaliers mènent à son chevet, pour tester ceux qui oseront braver son courant puissant. Je quitte le parc Marzili pour l’accompagner. Pour la traverser je pourrais prendre ce petit pont ici qui la caresse presque, où l’autre tout là-haut, celui qui fait le dos rond de sa colonne de métal pour éviter de trop s’approcher. Mais je choisis de la longer seulement, et de profiter des aperçus sur le lointain que son passage me donne. Quand sa route est barrée par l’Homme, elle franchit l’obstacle en grondant, au grand plaisir d’un pêcheur qui l’attend juste après sa chute.


Pont et barrage

Ici, les maisons ont des coiffures de Playmobil!

Je laisse alors l’Aare à son combat bruyant avec le barrage, et lui tourne le dos : la pente qui longe la rivière est raide mais habitée. Entre deux immeubles pourtant, bien caché se trouve un escalier. Vulgaire escalier de pierre qui tente de se faire le plus discret possible pour ne pas se révéler à tous. Seulement après quelques marches et quelques détours, la pierre cède la place au bois. Marches de bois sous un toit protecteur de la même matière, une ascension anachronique dans une pénombre aux lumières allumées même de jour, qui serpente entre les constructions. Presque en haut, des persiennes donne un dernier aperçu sur la rivière bordée de l’autre côté par la forêt.


Petit escalier de bois qui serpente sur la pente

Mais ici c’est la pierre qui prédomine. J’ai atteint le centre-ville, l’âme de Berne et le cœur de sa vie. Drôle d’uniformité dans la couleur grisâtre un peu triste des façades, mais une profusion d’arcades et de sculptures comme pour démentir cette austérité de teinte. Rues pavées, larges arcades pour abriter les piétons, à chaque bâtiment son style. Ronde ou carrée, fine ou large, sculptée ou lisse, chaque arcade proclame sa spécificité, surtout ne pas trop ressembler à sa voisine, tout en lui restant liée. Dans l’ombre des arcades se trouvent de nombreux magasins, et des armoires de verres au bord de la rue proclament leur présence. Entre les arches, de nombreuses portes penchées, comme des accès fermés à un monde souterrain et inconnu. Les rues se peuplent à nouveau, et à la rudesse du suisse-allemand-bernois se mêlent de nouvelles langues que parfois je comprends.


Arcades bernoises

Des arcades qui s’étirent ainsi dans toutes les directions et courent les rues. Parfois seulement une église aux formes élancées ou une tour de l’horloge imposante viennent troubler leur fier ordonnancement. Dans les rues des traces parallèles, au sol et dans le ciel, marquent le passage régulier des bus et des trams, dont le rouge éveille la vieille ville. D’ailleurs la gare est leur domaine. Une vague haute couvre ce cœur de ville où les longs véhicules se croisent en un ballet finement chorégraphié. Autour les Hommes se croisent et s’entremêlent dans des directions jamais prévisibles.



Laisser mes pas me porter plus avant, m’éloigner de l’animation du centre-ville. Croiser des drapeaux géants aux couleurs de pays qui n’existent pas, une ambassade des Etats-Unis aussi austère que le garde qui la surveille, une drôle de maison comme un fragment de montagne posé en ville, fièrement nommée « La Prairie », et un petit parc toujours ouvert avec une fontaine à l’eau chantante. Bientôt je retrouve un chemin qu’en quelques jours j’ai appris à reconnaitre, celui qui résonne comme le chemin de ma nouvelle maison. Marcher alors encore entre les immeubles, et puis retrouver cet appartement que je continue de m’approprier.

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10 septembre 2015

[Impressions] De Lucerne au mont Rigi

10.9.15 8 Petits Mots
L'automne dernier, je partais passer quelques jours en Suisse. Pas de chevaux, mais d'autres moyens de transport. Souvenirs.


Automne intemporel sur le lac


Les heures de train. À travers les vitres, la terre qui reverdit et se soulève doucement, comme un voyage dans le temps. Les maisons qui deviennent des chalets aux linteaux de bois en dentelle colorée. Arrivée à Lucerne, zoom sur la fête foraine, les chaises volantes prêtes à décoller. Ici, les bâtiments semblent ne pas avoir quitté le siècle dernier et gardent un charme ancien.



Il est un charme intemporel à cet automne suisse, des couleurs de verdure qui se parent doucement de reflets rouges et orangés, de châteaux anciens et de demeures ciselées, de chalets perdus et de verts pâturages. Le lac est fin et élancé, enserré tendrement par les montagnes hautes et les douces collines ondulantes. La brume vient caresser les sommets aux pins d’un vert profond. Douces forêts aux couleurs changeantes, qui parfois cachent un abri majestueux. Quand notre navire avale les eaux, les villes défilent, et les coins et recoins se révèlent. Prairies encore chargées de leur herbe printanière et vaches paisibles.




 
Déjà l’arrivée à bon port, pour rejoindre le premier train de montagne d’Europe. Un simple wagon sur un rail à crémaillère, qui se hisse une régularité claquante pour révéler entre les arbres la majesté du lac bordé de montagnes. Parfois, les cascades s’égayent si bas sous nos roues. Les villes deviennent des points, et eau et rocs dominent. 




Un abri à la vue imprenable, regard plongeant sur un lac calme, et face aux montagnes. Comme un écrin isolé par la brume, dissimulant doucement aux regards les pics lointains pour révéler notre bulle. Palissade de bois, flanc de montagne rocheux, arbre voisin, cocon de couleur et grisaille au loin. Douceur de blancheur sur les monts si bas. Chaleur réconfortante de l’abri. Alors le soleil tire sa révérence dans un dernier éclat, fait rougeoyer l’horizon en un clin d’œil à son absence du jour, jusqu’à une dernière langue de feu qui nous salue.
 



Et puis si vite la noirceur de la nuit, si pure et si profonde. Au loin le lac qui pétille et étincelle, lumières en ribambelle. Et la pluie qui vient nous saluer, étonnée et souriante de notre présence. Doucement, doucement, ce serpent de lumière qui jaillit et s’impose, guidé par des rives insouciantes. Alors grondent les gouttes, résonne le toit, pour bercer les dormeurs.



  

Bientôt en Suisse...

 


Peut-être est-ce ce voyage qui m'a influencé, je ne sais pas vraiment. À moins que ce soit cet autre souvenir d'un beau matin suisse... En tout cas, je retourne bientôt en Suisse, à Berne, cette fois pour y travailler et y vivre. Je serais donc peut-être moins présente sur le blog dans les semaines à venir, mais je ne vous oublie pas! 

http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...


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25 juin 2015

2 Chevaux pour visiter la Cité des Sacres

25.6.15 9 Petits Mots
Les lieux les plus proches de chez nous sont souvent ceux que l'on connait le moins. J'ai beau avoir grandi dans la Marne, je connais bien peu la ville de Reims. J'ai donc voulu la redécouvrir de façon insolite en profitant du passage d'une amie dans la région. Nous avons ainsi pu profiter d'un visite guidée de la ville... en 2 CV! Et oui, pour une fois, les chevaux étaient sous le capot plutôt que sous la selle!


Rendez-vous est pris derrière la cathédrale de Reims. Difficile de manquer notre véhicule: c'est une jolie "Bouton d'or" d'un jaune pimpant qui fait de l’œil aux objectifs des passants en attendant notre arrivée. D'ailleurs, elle grommelle d'impatience, prête à bondir. La demoiselle de 39 ans a gardé toute sa fraicheur et sa simplicité.


A ses côtés, Sandrine, passée maître dans l'art de canaliser ce bolide, sera notre guide d'une matinée. Elle connait maintes anecdotes et quelques secrets sur la ville et le célèbre breuvage qui y nait.

Dès l'instant où Bouton d'Or nous ouvre ses portes, nous pénétrons dans un autre temps. Cette grande sensible nous rappelle d'abord de ne point trop la brusquer, en tanguant de gauche à droite et de droite à gauche à notre entrée. Sa couleur unique se retrouve à l'intérieur, et son charme dénudé est rehaussé par notre doux siège à l'image des abeilles.


C'est bercées par ses ronrons que nous profitons alors du voyage. Le regard se coule sous les arrondis de ses fenêtres, et il faut parfois se pencher pour mieux apprécier les merveilles de l'architecture rémoise. Nous apprendrons ainsi les mystères de l'histoire rémoise dans un véhicule lui aussi chargé d'histoire.

Dans les mots de Sandrine, les anecdotes succèdent aux légendes sur le sacre des rois de France, et nous nous laissons porter dans ce voyage vers le passé.

La Cathédrale de Reims

Alors nous quittons la ville vers ses coteaux, soudain l'horizon est dégagé face à cette Montagne dont j'apprends enfin qu'elle a réellement droit à cette appellation, malgré sa petite taille. Les gouttes viennent brouiller la vue et l'espace, mais pas assez pour nous empêcher de profiter. C'est que Bouton d'Or a son parapluie intégré! Dehors, ligne après ligne, se dressent les vignes, majestueuses pourvoyeuses du si célèbre breuvage. Elle dominent avec aplomb les vallons de la plaine de Champagne.

Vignoble Champenois

Face aux vignes

Il est temps pour nous de nous en retourner, vers les crayères cachées sous nos roues et les Grandes Maisons qui font la renommée de la boisson locale. Notre 2 Chevaux en profite pour faire son show, tout ronronnante et pétulante, face à une rangée de Porsches prétentieuses et bien alignées.

Qui est la plus belle? Maison Pommery

Pourtant, déjà, il est temps de se séparer, et nos deux compagnes d'une matinée nous déposent de nouveau, sur un dernier mot, au pied de la Cathédrale, dont nous connaissons désormais mieux l'Histoire. Nous reprenons alors le rythme du monde, après avoir touché le passé lors d'un voyage dépaysant.


Pour voyager en 2CV en découvrant l'histoire et l'architecture de Reims, retrouvez Sandrine, Bouton d'Or et leurs comparses, Jean-Pierre et Dolly, avec À l'Allure Champenoise.

À l'Allure Champenoise
25  Rue Colonel Fabien
51100 Reims
TEL : 03 51 85 44 31


 


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