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4 août 2016

Souvenirs de Mongolie - Impressions

4.8.16 10 Petits Mots
Steppes infinies. Galops éternels. Chaleur de l’accueil. Découverte. Animaux de tous poils et de toutes plumes. Nomades, fils du vent. Peuple cavalier. Petits chevaux et grands moments. Bruns et ocres des montagnes. Verts et jaunes de l’herbe rase. Blanc apaisé du paysage enneigé. Vagues mouvantes des troupeaux. Chants partagés. Le sourire de Boldo. Reflets d’un lac gelé. Intimité d’une yourte. Hors du temps. Liberté.
… Mongolie. Bonheur.




Il est difficile de revenir de Mongolie comme on en est parti. Dans ce pays exceptionnel, la réalité a dépassé le rêve. Ce que je n’avais pu imaginer, je l’ai vécu. Car les images des grands espaces, des galops infinis, ne peuvent refléter ce qui fait l’âme de cette aventure : la chaleur humaine.


J’avais rêvé les steppes immenses, sans fin et sans limites. Je les ai trouvées, mais avec elles un paysage sans cesse renouvelé, chaque jour changé, les montagnes, la vallée parfois creusée par la rivière, grands espaces au-delà de l’imagination.



Un monde non pas désert, mais habité, peuplé, animé par ceux qui sont ici chez eux. Hommes et animaux y ont trouvé leur place, si bien qu’ils forment un tout uni. Les chevaux, petits comme attendus, étonnamment peureux, et rapides, solides, confiants, endurants. Bref, des enfants du pays qui nous offrent les galops sans fin et les longs trots cadencés.


Et les nomades, un peuple vivant, ouvert, vrai. Une vie en phase avec le monde, la nature qui les entoure et pourtant bien connecté à la modernité.


Déconnexion d’un monde de folie pour rencontrer la liberté, le calme, un lieu d’équilibre de soi, où le temps sait prendre son temps.


Une découverte unique, partagée ici par ces quelques mots, pour vous faire toucher du doigt cet univers magique, décalé, différent, attirant, qui vous prend un bout de votre cœur et vous offre en retour les souvenirs uniques de ces moments inoubliables.



Pour cela, Boldo, Ash, Bagii, Kishke, Mende et Chimid-Dorj, je vous dis : « Bayar-la ». Merci aussi à Yerrult, Taiwna, Dembe, et à tous ceux dont je n’ai pas le nom mais qui ont été là. Merci à ce couple qui nous a ouvert les portes de sa yourte, sa maison, ce soir où il faisait si froid, et qui nous ont offert une chaleur bien plus que matérielle pour une nuit de sommeil. Je n’oublie pas non plus mes compagnons de voyage, Marion, Fred, Jean-Paul, Alain et Jean-Pierre, qui ont apporté et partagé leur joie de vivre et le bonheur de cette aventure.




Bayar-la.



Et si toi aussi, tu rêves de Mongolie, le récit de mon voyage commence ici.  Tu peux aussi retrouver tous mes articles en lien avec la Mongolie par là. Alors, prêt à partir?



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14 juillet 2016

Carnet d’observation d’une cavalière française en Irlande

14.7.16 3 Petits Mots
Et si nous profitions de cette journée de fête nationale pour partir découvrir d'autres cultures équestres? Après Alexia, c'est aujourd'hui Marylou, alias la Crinière Blonde, qui nous emmène en immersion dans une ferme équestre en Irlande.




Entre mars et mai, j’ai eu la chance de pouvoir travailler comme guide équestre dans une ferme irlandaise perdue dans le County Clare. Plus qu’une simple guide, j’étais responsable de la cavalerie au quotidien : les nourrir matin et soir, faire leur box, faire les lots pour que tous sortent dehors, les entraîner, soigner leurs bobos, les préparer, les surveiller et conseiller les clients pendant les randos… Je dormais littéralement collée aux box (dans un appartement mitoyen, je vous rassure) ! Un poste privilégié pour noter pleins de petites observations sur le traitement des chevaux à l’irlandaise et vous rapporter les anecdotes de la proprio de lieux.


Le bien-être du cheval, support de toutes les décisions des cavaliers irlandais.


Tout le monde en Irlande semble posséder un cheval. Mais si posséder un équidé est banal, ce n'est pas pour autant que leur bien-être est pris à la légère, bien au contraire ! La volonté de prendre soin au mieux de leurs chevaux donne aux Irlandais quelques libertés… comme demander leur poids à ces dames. Oui Monsieur, là-bas parler du poids des cavaliers n’est absolument pas tabou ! C’est presque même la première chose qu’on vous demande dans la ferme où j’étais : « combien pesez-vous et mesurez-vous ? ». Tout cela pour vérifier qu’ils possèdent un équidé adapté à chaque morphologie et si ce n’est pas le cas, un client peut être poliment mais fermement refusé. De même, il est arrivé que des cours soient proposés à une cliente plutôt qu’une randonnée car son surpoids et son manque de tonicité auraient mis le dos du cheval à trop rude épreuve pour ce trail déjà très physique. Quand j’ai expliqué à la propriétaire qu’il était très mal vu de faire de même en France, elle est restée perplexe : pour elle, si une personne ne comprend pas que son poids pourrait mettre en péril la santé de son équidé, c’est que ce n’est pas un vrai cavalier/une personne qui aime les chevaux. Cette réaction est égoïste puisqu’il est question de la santé de nos équidés. 


Trouver un équilibre dans l'adéquation cheval/cavalier, pas si simple !
Dans la même logique, garder un cheval entier mais en le faisant uniquement vivre en box et pratiquement sans contacts avec ses congénères (comme c’est souvent le cas en France) est une véritable hérésie en Irlande. Pour eux, c’est un mode de vie très cruel que les vrais passionnés ne devraient pas cautionnés (décidément, j’aime la pensée irlandaise !). Leurs étalons à eux font la monte, vivent au pré dans un troupeau d’hongres, peuvent être montés en groupe sans problème et même être laissés au box entre deux randos avec des juments autour. S’ils ne peuvent pas assurer ces conditions de vie, tanpis, ils préfèrent castrer afin de garantir le bien-être de leurs chevaux. Mais d’après leur expérience, quand un entier est gardé dans un pré suffisamment grand (ce qui ne manque pas en Irlande et facilite la vie, on est d’accord), il n’est pas agressif envers les autres et n’essaye pas de s’échapper, il est alors très facile à vivre.

On parle étalon, ça fait penser à ce qui survient quand on en fréquente trop un : le poulinage. Là encore, les irish people ont opté pour la manière qui leur semble la plus simple pour la jument : laissée au pré avec un « ami ». Ce cheval qu’elle connait et apprécie est une présence rassurante pour elle et lui permet de mettre bas en toute quiétude, sans être importunée comme elle le serait dans un véritable troupeau et sans le stress d’être coincée au box.

A lire comme ça, on pourrait croire que les chevaux irlandais vivent surprotégés par leurs propriétaires et pourtant, il n’en est rien ! C’est même le contraire et ils vivent « à la dure » ou plutôt en autonomie : dehors par tous les temps, sans couverture, les pieds non parés de tout l’hiver, peu de nourriture, en cas de blessure on désinfecte rapidement et on y retourne, une boiterie on soigne mais on n’immobilise pas (c’est interdit même, le cheval DOIT TOUJOURS marcher), peu de visites en dehors de la saison de rando… Enfaite, dans cette ferme irlandaise, on revient aux basiques : le cheval vit en groupe en extérieur et se débrouille à peu près seul. Résultat ? Je n’ai jamais vu des chevaux aussi bien dans leurs sabots et leur corps ! Même moi qui plébiscite le pied nu et le naturel, je trouvais parfois le traitement rude. Et pourtant, je n’ai jamais vu des chevaux passer autant de temps à jouer, être aussi expressifs, vifs, dormir profondément de tout leur long dès qu’ils en ont l’occasion, être aussi curieux et confiants envers l’homme, pouvoir assurer une semaine de rando avec seulement 2 trottings d'échauffement dans les jambes… De quoi remettre en question nos habitudes de "cavaliers urbains" !

Des chevaux de randonnée irlandais très stressés par leur rythme de vie.


Revenir à la simplicité : un principe équestre irlandais.


Si les irlandais ont décidé de faire revenir leurs chevaux à des modes de vie basiques, ils se prennent également beaucoup moins la tête au quotidien. Ainsi faire et curer les box va beaucoup plus vite chez eux : pas de paille de partout qui se sali vite, ici, seule la moitié du box (en largeur, donc le fond en gros) est recouverte de sciure, l’autre moitié étant laissée à nue avec une grosse poubelle dans un coin contenant la nourriture. Pourquoi cette disposition ? Pour éviter le gâchis de litière mais surtout pour que les chevaux ne mélangent pas leur nourriture à leurs excréments et à la sciure ! Ainsi, même s’ils la font tomber, ils peuvent continuer à manger tranquillement. Les soucis de manque de confort pour se coucher ou de risques de glissades ne se posent pas trop puisque, selon les principes irlandais, les chevaux passent peu de temps au box (au maximum la nuit OU une demi-journée).

Autre sujet sur lequel ils se prennent moins la tête : le choix des sols pour les chevaux pieds nus. Si aucun cheval n’avait le droit de partir en rando ou trotting sans fers, en revanche, tous étaient travaillés dans la carrière et mis dans des prés très rocheux sans qu’on se pose la moindre question sur l’état de leurs pieds. Ferrés ou non, parés ou non, tous vivaient sur ces terrains difficiles… Sans aucune difficulté… La solution pour les pieds serait-elle tout simplement de ne pas se poser trop de questions ? 

Un pré typiquement irlandais : plein de relief, de la boue profonde et de la roche partout.


Enfin, sur ce chapitre du « retour aux choses simples », ce qui m’a le plus frappé dans ma ferme irlandaise a été l’éducation de leurs chevaux. Ça peut paraître tout bête mais j’ai redécouvert soudainement qu’un cheval n’est pas dressé et n’évolue pas de la même façon suivant la discipline à laquelle on le destine, et c’est très bien comme ça ! Si au départ j’ai été un peu excédée de me retrouver avec des chevaux qui ne connaissent ni rêne d’incurvation, ni jambe intérieur, ni le respect des distances à pied (mes doigts de pied s’en souviennent encore), je me suis vite émerveillée devant leurs autres compétences que nos chevaux d’équitation classiques ne possèdent parfois pas : une grande endurance (même pour les irish cob obèses !), une vraie intelligence en extérieur (capables d’analyser le terrain pour adapter leur allure, choisir les meilleurs passages, tourner immédiatement le dos à la grêle pour se protéger…), retenir les chemins de balades, subir toutes les manipulations possibles sans broncher, être rendus attentifs et même avoir intégrés des signaux très subtils pour les chevaux de tête (cavalier qui lève le bras = je ralentis, j’entends un autre cheval boire = je m’arrête pour attendre le groupe…).

Des chevaux purs produits nationaux.


Bon, je vous vante les mérites de ces chevaux de rando, je ne peux pas finir cet article sur l’Irlande sans vous parler de leurs races, toutes locales et pourtant très diverses afin de satisfaire tous les types de cavaliers :
  • L’Irish Cob (aussi appelé Tinker ou Gypsy Cob selon le pays dans lequel on se trouve) : contrairement aux idées reçues, il peut être taille poney ou cheval et la robe noire avec balzane et liste est aussi prisée que la très répandue pie noire. Cette dernière était sa robe d’origine et il était dit qu’un véritable irish cob se reconnaissait à son « bonnet » : ses oreilles étaient toujours sombres, même si le reste de son corps était presque intégralement blanc ! Depuis, les robes autorisées pour cette race se sont diversifiées. Très confortable avec ses allures rasantes et lentes, très placide, c’est un super cheval de rando, idéal pour les débutants grâce à sa fiabilité et sa gentillesse. 

Guiness, pur irish cob typé « gros poney ».


Coleen, irish cob taille cheval plus « classique ».

  • L’Irish draft (ou draught) : un cheval de grande taille et robuste, de carrure entre le selle français bien charpenté et le demi-trait léger. En vérité, il est catégorisé comme cheval de trait même si son physique lui permet de rester très polyvalent: en effet, il a été créé afin de faire aussi bien les labours que la chasse à courre. Malgré son physique impressionnant, c'est donc un cheval assez calme et sportif. 

Aran, la force tranquille (et vu la carrure c’est tant mieux !).


  • Le plus que célèbre et très aimé Connemara : taille poney ou petit cheval, toujours gris, très vif et agile avec ses petits pieds typiques, il a la capacité innée de gérer les terrains boueux en faisant pleins de petits pas très rapides pour ne pas s’enfoncer (anecdote véridique expliquée par la proprio de la ferme et illustrée par ma jument plus tard). C’est un peu la star irlandaise et je dois avouer qu’il a tout pour plaire : physique sportif, polyvalent, intelligent… C’est d’ailleurs pour ça que les irlandais aiment bien l’utiliser dans des croisements !

Cloddagh, la fameuse jument cliché du connemara.

  • L’Irish Hunter : moins connu en France, c’est justement un croisement utilisant le connemara comme base (croisé avec l’Irish draft ou autre race, si je me souviens bien), ce qui donne un connemara coloré, plus grand et plus charpenté, plus calme mais toujours avec beaucoup de sang, bref, le parfait cheval de loisir et compétition qui a déjà fait ses preuves à l’obstacle !

Saoirse (prononcé « sœur-chat », oui oui)…
… et Chrumchin (« krum-kine »), deux juments irish hunter pleines de vitalité !

Le dernier mot Jean-Pierre…


Dans cet article, j’ai décrit les pratiques observées dans un lieu donné (une ferme équestre pratiquant la randonnée professionnelle) et confirmées par quelques observations à droite à gauche dans les fermes alentours. Mais bien sûr, cela n’a pas valeur de règle générale sur la manière de faire irlandaise. Je suis sûre qu’il y autant de pratiques qu’ils ont de moutons !

Néanmoins, je pense qu’il y a des idées à prendre dans ces façons de faire étrangères observées dans cette ferme, et plus généralement des leçons à tirer, comme par exemple le fait que là-bas les races lourdes ne sont pas du tout mises de côté mais plutôt valorisées (pour leur endurance, leur confort, leur gentillesse). J’espère que ça vous donnera envie de découvrir l’Irlande, terre de cheval, ou même de pousser plus loin pour aller voir comment font nos autres voisins.



Voilà, moi qui avait déjà envie d'aller en Irlande, j'en ai encore plus envie! Et si tu as aimé la plume de Marylou, retrouve la sur son blog.
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24 décembre 2015

Mon secret pour trouver LA rando PARFAITE

24.12.15 7 Petits Mots
Et voilà. Vous avez parcouru Cavali'Erre de long en large et vous n'avez plus qu'une envie: partir randonner à cheval... Allez, avouez-le, ça vous tente! Alors, parce que je vous aime beaucoup, chers lecteurs, j'ai décidé de vous faire un cadeau pour Noël. Je vais vous révéler l'un de mes secrets!

Parce que voilà, après avoir bavé sur tous les catalogues de randonnées équestres mes récits de rando, vous n'arrivez pas à faire votre choix parmi toutes les destinations proposées. Pourquoi croyez-vous que je planque le catalogue au fond de mon placard, hein? C'est juste pour éviter de vouloir toutes les tester (Maudit Internet, lui j'arrive pas à le planquer).

Que choisir, où aller?

Bref, après avoir rêvassé pendant des heures, vous décidez de partir (en rando à cheval si vous avez bien tout suivi) et là, c'est le moment crucial. Malgré tous vos espoirs, compte en banque et emploi du temps se sont ligués contre vous (ça n'arrive pas qu'à moi quand même?). Donc, il faut CHOISIR!!!

Etape très difficile que de limiter son rêve à une seule destination. Mieux vaut ne pas se tromper. Alors aujourd'hui, rien que pour vous, je vais vous livrer mon SECRET. Mais chut, ça reste entre nous, promis?


Vous êtes prêts? Roulements de tambours...
Pour trouver la bonne rando, il faut choisir celle qui a le truc en plus.


Mon secret: le truc en plus...


Un truc en plus? C'est ça son secret? C'est ce que vous vous dites, là tout de suite, non? Bon, allez, comme je suis gentille, je vous explique.

Ce truc en plus, c'est ce qui fait que cette rando en particulier vous a tapé dans l’œil, ce truc qu'on en retrouve pas (ou peu) ailleurs, ce truc dont vous avez envie.

Comment l'identifier? Pensez à ce que vous aimez. Il y a deux possibilités:

             -soit il s'agit d'une envie équestre. Vous avez peut-être quelque part une liste de vos envies équestres. Sinon, c'est l'occasion de l'écrire. Un galop sur la plage, dans la neige, une race de chevaux qui vous passionne, etc... Une randonnée à cheval est souvent l'occasion de réaliser ce petit rêve dans un plus grand rêve de randonnée.

                 - soit vous avez d'autres passions. L'équitation est une passion magnifique, mais vous avez sûrement d'autres centres d'intérêts. C'est l'occasion de conjuguer vos passions. Il y en a pour tous les goûts: de l'amateur de bon vin au photographe en herbe, du pratiquant du yoga au passionné d'histoire. Vous pouvez ainsi visiter des routes des vins à cheval (mais est-ce raisonnable, à vous de juger!), vous exercer à la photo au cours de votre rando, découvrir le yoga entre deux galops dans les steppes mongoles ou encore visiter Petra à cheval... Et non, je n'ai rien inventé, toutes ces randos existent vraiment. Pour les aventuriers qui n'ont peur de rien, vous pouvez tester les safaris pour vous retrouver à cheval face à des éléphants ou des lions!

Même si je ne m'en suis pas toujours rendue compte au moment où j'ai choisi mes randos, elles avaient toutes ce truc en plus qui les rendaient spéciales à mes yeux. J'ai ainsi pu rencontrer un peuple qui vit le cheval au cœur de sa culture, galoper dans et sous la neige, randonner en France sur des chevaux islandais et galoper à cru et me baigner avec mon cheval sur une plage immense quasi déserte... Les plus forts d'entre vous auront trouvé chaque destination associée à mes trucs en plus, les autres pourront cliquer dessus pour vérifier.

Autre conséquence, il y a aussi cette rando que je n'ai pas (encore) faite, parce que je n'ai pas trouvé le truc en plus. Un vieux rêve, un pays pas si lointain qui me tente depuis longtemps: l'Irlande. Alors je continue à rêver, et à chercher pour un jour aller réaliser ce rêve avec un truc en plus.

http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...

Voilà, j'espère que cet article-cadeau de Noël vous a plu. Je prends une petite pause de fin d'année, et on se retrouve en 2016! Je vous souhaite à tous de belles fêtes!

Et en attendant, dites-moi: avez-vous identifié le truc en plus qui pourrait vous décider à choisir votre destination?


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27 novembre 2015

Randonnée au Sénégal 3 - Terre de contrastes

27.11.15 6 Petits Mots
Et si je vous enmenais de nouveau en rando avec moi? Venez, pour affronter l'arrivée du froid, on repart au Sénégal. Après les oiseaux, je vous raconte ma découverte de la mangrove, à cheval bien sûr

Petit jeu: trouver la vache

Réveil face à la mer, sous le soleil et les palmiers.
 
Départ de la plage par les terres aux herbes brunes. Partout, toujours, encore les oiseaux, entendus ou entraperçus : calaos, courlis d’Abyssinie, vanneaux, …

Soudain, un horizon de verdure apparait derrière une étendue d’eau: c’est la mangrove. Du dos de nos chevaux, nous caressons le sable, voyage en bordure de mangrove. L’eau à nos côtés qui étincelle au soleil, et protège par sa présence la verdure d’autant plus tentante qu’elle est inaccessible.
 

Il y a un chacal sur cette photo... si, si, la forme au milieu, c'est un chacal!
Oiseaux, flamants presque roses qui marchent à l’égyptienne et s’envolent à notre approche, pélican géant qui veille sur son univers aqueux, crabes violonistes avec leur drôle d’allure asymétrique qui crépitent en équipe sur le sol. Là un chacal aux allures coulées tel un renard. Ici un zébu perdu derrière les arbres.
 
Pélican

Alors nous retrouvons l’univers des hommes, avec ses pirogues géantes et l’embarcadère « d’Akoulé ». Voilà un nom plutôt risqué au-dessus de l’eau!

Le pas de nos chevaux nous mène alors sur une large étendue de sable au bord de l’eau. Les salines, que nous traversons en suivant les traces d’un chemin sinueux. Cratères au cœur de sang, issus de la bataille des hommes, de la mer et du soleil. Tas de sels étincelants au soleil qui clament la victoire. Au galop, nous croisons un cheval curieux qui nous observe au pied de sa charrette penchée pour se reposer.
 
Les salines


Pour atteindre l’autre rive, nous devons contourner la mangrove. À peine le temps de saluer les travailleurs lors d’un passage à toute la vitesse de notre galopade, avant un passage dans la brousse et ses herbes brunes qui s’étendent jusque sur le chemin.
 


C’est alors le retour en bordure de mangrove, au bord de l’eau, au pays des hyènes que nous ne croiserons pas. Celle-ci nous offre une belle plage intérieure sur laquelle Molnai et moi semons notre guide dans une course effrénée. Heureusement, Molnai connait le chemin et je lui offre ma confiance pour me guider sans nous perdre. Notre retour au milieu des arbres est salué par le chant et la danse du calao.
 

Nous traversons alors les champs de cacahuètes, laissés vierges à cette époque de l’année, simples champs de sable marqués de sillons effacés. Puis retour dans les arbres et pause sous l’ombre des feuillus, aux drôles de feuilles ovales cartonnées.
 

Pause de midi, à l’ombre du soleil. Couscous et poissons avec Marie, et l’éternelle sauce aux oignons. Petite sieste, et le thé, jeu de patience, préparé et bien oxygéné par Doudou.
 
Pour Caramel aussi, c'est l'heure de la pause


Après-midi retour vers les salines, le sable et les arbres et les oiseux. Et le sable encore. Sortie de Palmarin le long de la mer, flamants et pélicans dans les étendues d’eau, canaux et plats de sable trompeurs.
 

Opération sauvetage de vache enlisée pour Doudou, exercice compliqué.
 

Retrouvailles avec la mangrove et sa population ailée. Nous y aventurer. Chevaux qui lèvent les pattes et remuent l’eau. Soudain, si vite : contraste. Désert immédiat, plat et sable étendu jusqu’au bout du regard. Traces de roues en tous sens, zigzag, perte de repères. Traces de hyènes. Sol qui change, tantôt couvert d’une couche craquante, tantôt mou, tantôt herbu, et son des sabots en harmonie.
 
Désert au sol surprenant et ciel menaçant

Tiens, des pintades, dont la course semble un vol sur le sol.
 

Un ciel qui s’assombrit, rideau tombant de dentelle grise.
 

Traversée de la mangrove, passage secret. L’eau qui monte, monte, et tunnel végétal les pieds dans l’eau. Derrière, les petits palétuviers, parsemés.

Passage secret sous les palétuviers

Horizon qui brunit, levée du vent, sable en tempête, ciel et terre uniformes de couleur. Il pleut ! Grand galop pour défier les gouttes, les bergers rentrent les bêtes et les enfants jouent sous la pluie.


Entre ciel et terre

Arrivée chez Hélène, nous mettre à l’abri. Regarder tomber les gouttes généreuses et denses. Tenter de se rappeler le soleil si intense du matin.


Confort spartiate, douche à ciel ouvert, sans eau courante.


La douche-toilettes... Et oui, c'est spartiate!

Tombée du jour sous la mélodie de la pluie sur le toit de palme. Détente. Grillons ponctués du cri des hyènes dans la nuit.



C'était l'histoire d'une nouvelle journée cavalière, des souvenirs d'un pays plein de chaleur pour contrer aujourd'hui l'arrivée de l'hiver.

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5 novembre 2015

Prendre des cours d’équitation dans un autre pays: j’ai relevé le défi

5.11.15 8 Petits Mots
Partir vivre dans un autre pays, même proche du nôtre comme l’est la Suisse, c’est découvrir une autre culture, des différences qui touchent tous les aspects de la vie, même pour le sport. L’équitation ne fait pas exception.

Je vis désormais à Berne, capitale fédérale de la Suisse et où la langue parlée est le Suisse-Allemand. Non pas l’Allemand, que je parlais plutôt bien il y a quelques années et qui me revient progressivement, mais un dialecte local très particulier qui reste encore très incompréhensible à mes oreilles françaises.



En cherchant un centre équestre, le premier défi est donc de comprendre et de se faire comprendre ! Heureusement, la plupart des Suisses-Allemands parle aussi allemand, avec plus ou moins d’accent il faut l’avouer, et parfois le français.


Le deuxième défi, c’est de trouver les adresses des centres équestres alentours. Non seulement il n’y a apparemment pas de fédération comme la FFE avec un super site web avec une liste des centres équestres suisses, mais en plus à Berne, la « Reitschule » (littéralement Ecole d’équitation), c’est une salle de spectacle ! 


Le troisième défi est lié aux horaires : dans ce pays où les magasins ferment à 17h le samedi, il n’y a le plus souvent pas de cours d’équitation le samedi après-midi, jour où j’avais du temps pour partir en repérage.


Bref, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis armée de ma conviction de cavalière que monter à cheval mérite bien de relever ces défis. J’ai réussi en explorant le web à trouver quelques adresses et j’ai écouté la douce voix informatique de mon GPS. 


Premier essai, personne à l’horizon, des poneys avec des couvertures usées qui errent dans une carrière, je repars. Deuxième essai. Ça commence mieux, y’a du monde ! Une cavalière sympa prend même le temps de m’orienter vers la mono, dont j’attends la fin du cours avant d’aller la voir. Première impression plutôt positive : elle s’occupe de ses cavaliers avant des visiteurs. Deuxième point positif : je comprends son allemand. Quand je lui dis que je monte à cheval depuis 15 ans (déjà !), elle me propose de rejoindre le cours de niveau avancé. Ouf, pas besoin de passer les diplômes suisses ! Allez, je me lance, RDV dans 3 jours pour un essai.


Attention, première épreuve , celle de l’attribution du cheval. Après avoir retenu un fou rire et m’être interrogée sur l’humour suisse en apprenant le nom de mon cheval, je fais connaissance avec « Findus » (prononcez « fine-douce »), petit alezan costaud et courtaud (oui « fine-douce » est couleur moutarde…). Je ne sais pas si ce choix est un test pour connaître ma résistance à l’absence de confort à cheval, mais je découvre aussitôt les joies du tangage de gauche à droite puis de droite à gauche sur cette monture aux allures très (très) marquées.


Heureusement il y a Findus... La preuve que je ne l'ai pas inventé!

Au-delà de la barrière du langage, j’ai découvert ici une toute autre conception de l’enseignement de l’équitation. D’abord on choisit un cours, soit dressage, soit obstacle (enfin « gymnastique de saut », j’aime bien ce petit nom), mais on ne mélange pas les deux disciplines. Je rejoins donc pour l’instant un cours de dressage (mais mon petit doigt me dit que je ne vais pas tarder à tester le CSO au pays du champion olympique). Et là, retour à mes débuts de cavalière : on travaille toute la séance en reprise, les unes derrière les autres ! Ce qui est très très bizarre pour moi qui aie l’habitude de détendre et travailler individuellement. Mais je dois avouer que c’est super pratique pour savoir ce qu’il faut faire, vu que je ne comprends pour l’instant que la moitié des consignes. Il suffit de copier celle qui est devant. Normalement, la monitrice explique en suisse-allemand puis en allemand puisque nous sommes 2 à ne pas comprendre le suisse-allemand. Je me demande pourtant souvent quelle langue elle est en train de parler… Je vous laisse imaginer le résultat et mes yeux ronds au moment où je me suis retrouvée en tête et que la mono m’a donné une consigne !


Finalement, le fait de travailler en reprise est un avantage pour moi dans cette situation, puis que cela me laisse un peu plus la possibilité de me concentrer sur la compréhension des consignes. Cela permet aussi à Anita, la mono, de se concentrer sur chaque personne l’une après l’autre à chaque fois qu’on passe devant elle. Personne n’est oublié :-) J’ai aussi été étonnée du nombre d’exercices différents qu’on a pu aborder dans une séance. Et en plus, j’ai compris toute seule ce qu’est une« Schlangenlinie » (littéralement « ligne de serpent »).


L’autre point qui m’a surprise au départ, c’est que l’enseignement est plus focalisé sur le travail du cavalier que du cheval. En France, les cours étaient souvent orientés vers la réussite ou non de l’exercice par le cheval, et comment améliorer son travail. Ici, si le travail du cheval est important, c’est principalement sur le cavalier que l’accent est mis, et notamment sa position. Si je n’ignorais pas mes défauts de position, je n’avais pas tendance à me focaliser sur ceux-ci. En moins d’une séance en Suisse pourtant, je comprenais déjà très bien les « redresse tes épaules » et « regarde au loin » en allemand tellement je les ai entendus !


Tellement d’informations à digérer, une autre langue à comprendre, une autre culture équestre à laquelle il faut m’adapter, tout cela fait que j’étais très tendue et que j’ai même réussi à avoir un point de côté (après un long moment de trot assis sur le dos d’un Findus très inconfortable, rappelons-le néanmoins). Ce jusqu’au moment où, alors que je galérais avec ma positon au galop, Anita m’a rappelé d’une phrase très simple ce principe universel qui unit tous les cavaliers et toutes les équitations : « Du muss es geniessen » , « Tu dois (le) savourer ».


Ainsi, je découvre une équitation différente de celle dont j’ai l’habitude dans son enseignement, mais qui va de toute évidence m’apporter des choses nouvelles, et me permettre de travailler d’autres caractéristiques de mon équitation (ma position, aïe !). Je trouve que cette remise en question de mes habitudes en les confrontant à une autre culture est source d’enrichissement et de progrès. Une chose est sûre, je ne regrette pas d’avoir tenté l’aventure des cours d’équitation dans mon nouveau pays !


Un autre point appréciable dans ce pays, c’est la confiance. J’ai donné mon nom et mon adresse sur un bout de papier, demandé un abonnement de 10 séances, et j’attends toujours la facture. Bref, j’ai fait deux cours d’équitation dans un club qui ne me connait pas sans avoir besoin de payer à l‘avance. Et ça, c’est surprenant pour un Française, mais tellement agréable.

Maintenant, il ne me faut tester les cours d’obstacles  en Suisse : c’est prévu pour ce soir :-)



http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...

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10 septembre 2015

[Impressions] De Lucerne au mont Rigi

10.9.15 8 Petits Mots
L'automne dernier, je partais passer quelques jours en Suisse. Pas de chevaux, mais d'autres moyens de transport. Souvenirs.


Automne intemporel sur le lac


Les heures de train. À travers les vitres, la terre qui reverdit et se soulève doucement, comme un voyage dans le temps. Les maisons qui deviennent des chalets aux linteaux de bois en dentelle colorée. Arrivée à Lucerne, zoom sur la fête foraine, les chaises volantes prêtes à décoller. Ici, les bâtiments semblent ne pas avoir quitté le siècle dernier et gardent un charme ancien.



Il est un charme intemporel à cet automne suisse, des couleurs de verdure qui se parent doucement de reflets rouges et orangés, de châteaux anciens et de demeures ciselées, de chalets perdus et de verts pâturages. Le lac est fin et élancé, enserré tendrement par les montagnes hautes et les douces collines ondulantes. La brume vient caresser les sommets aux pins d’un vert profond. Douces forêts aux couleurs changeantes, qui parfois cachent un abri majestueux. Quand notre navire avale les eaux, les villes défilent, et les coins et recoins se révèlent. Prairies encore chargées de leur herbe printanière et vaches paisibles.




 
Déjà l’arrivée à bon port, pour rejoindre le premier train de montagne d’Europe. Un simple wagon sur un rail à crémaillère, qui se hisse une régularité claquante pour révéler entre les arbres la majesté du lac bordé de montagnes. Parfois, les cascades s’égayent si bas sous nos roues. Les villes deviennent des points, et eau et rocs dominent. 




Un abri à la vue imprenable, regard plongeant sur un lac calme, et face aux montagnes. Comme un écrin isolé par la brume, dissimulant doucement aux regards les pics lointains pour révéler notre bulle. Palissade de bois, flanc de montagne rocheux, arbre voisin, cocon de couleur et grisaille au loin. Douceur de blancheur sur les monts si bas. Chaleur réconfortante de l’abri. Alors le soleil tire sa révérence dans un dernier éclat, fait rougeoyer l’horizon en un clin d’œil à son absence du jour, jusqu’à une dernière langue de feu qui nous salue.
 



Et puis si vite la noirceur de la nuit, si pure et si profonde. Au loin le lac qui pétille et étincelle, lumières en ribambelle. Et la pluie qui vient nous saluer, étonnée et souriante de notre présence. Doucement, doucement, ce serpent de lumière qui jaillit et s’impose, guidé par des rives insouciantes. Alors grondent les gouttes, résonne le toit, pour bercer les dormeurs.



  

Bientôt en Suisse...

 


Peut-être est-ce ce voyage qui m'a influencé, je ne sais pas vraiment. À moins que ce soit cet autre souvenir d'un beau matin suisse... En tout cas, je retourne bientôt en Suisse, à Berne, cette fois pour y travailler et y vivre. Je serais donc peut-être moins présente sur le blog dans les semaines à venir, mais je ne vous oublie pas! 

http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...


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