@cavalierrerando sur Instagram

Affichage des articles dont le libellé est Connaissances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Connaissances. Afficher tous les articles

23 septembre 2018

Quiz : quelques notions d'alimentation du cheval

23.9.18 0 Petits Mots
Aujourd'hui je vous propose un petit quiz sur les fondamentaux de l'alimentation du cheval. Saurez-vous trouver toutes les réponses?

C'est parti!

  • Question 1 : L'alimentation principale du cheval doit être composée de:
    • granulés?
    • fourrage (herbe ou foin)? 

  • Question 2 :  Un cheval au pré passe environ
    • 8 heures
    • 16 heures
         par jour à brouter?

  • Question 3 : Qu'est-ce qui est essentiel dans l'alimentation du cheval?
    • un aliment concentré (granulés, floconné, céréales,...)
    • des minéraux et vitamines

  • Question 4 : Un cheval sait réguler tout seul les quantités qu'il mange?
    • Vrai
    • Faux
 
  • Question 5 : L'herbe est toujours bonne pour la santé du cheval?
    • Vrai
    • Faux

  • Question 6 : Les céréales sont un aliment adapté pour les chevaux?
    • Vrai
    • Faux



Réponses en images:

Réponse 1 : fourrage (le cheval est un herbivore)

Réponse 2 : 16 heures (c'est un besoin physiologique)

Réponse 3 : des minéraux et vitamines (en CMV ou dans les aliments concentrés, plus une pierre à sel)

Réponse 4 : question piège. C'est vrai (variation du temps de pâturage) et faux (tendance à surconsommer)

Réponse 5 : faux (il existe des plantes toxiques, et l'herbe trop riche est mauvaise)

Réponse 6 : Non (les chevaux digèrent très mal l'amidon)


Si ce quiz vous a plu, rdv sur mon compte Insta @cavalierrerando pour d'autres quiz à venir.

Et pour en savoir plus sur l'alimentation du cheval et la gestion des prairies, je vous recommande Angélique Descarpentry d'Equi-transm'être.

8 février 2018

Au secours, mon poulain n'a qu'une couille!

8.2.18 2 Petits Mots
Je reconnais que ce titre est bien peu poétique, mais il est assez représentatif de la situation. Mon Bébé poney boulet ayant décidé de tester pour vous cette situation légèrement désagréable, je vous propose d'en savoir un peu plus sur cette situation et ses solutions potentielles. 

(Attention photos explicites... de poney!) 

Qu'est-ce qu'un cheval cryptorchide?

Petit point science du jour: un mâle qui n'a qu'un seul ou aucun testicule descendu est dit cryptorchide (et ce n'est pas vrai que pour les chevaux). Il peut être cryptorchide bilatéral si aucun testicule n'est descendu, ou unilatéral si l'un des deux est descendu.

Dans le monde équestre, on parle souvent de cheval pif (ce qui est avouons-le vachement plus simple à écrire que cryptorchide).

Le saviez-vous?  Les étalons ne sont pas matures sexuellement avant 6 ans (même s'ils peuvent déjà reproduire), et leurs organes sexuels se développent jusqu'à 12-13 ans.

Avez-vous déjà vu un testicule unique de poney? Maintenant, oui!
Les testicules descendent normalement dans les deux semaines qui suivent la naissance. Mais ils peuvent remonter ou redescendre régulièrement : la descente totale a lieu vers 18 mois, et parfois même jusqu'à 2/3 ans.

Saviez-vous que 5 à 8% des poulains mâles sont cryptorchides? Moi non plus!
Donc sur un tout jeune poulain, aucune raison de s'inquiéter s'il n'a qu'une couille. Par contre, si elle ne descend toujours pas au bout de quelques mois, le mieux est de demander son avis à votre vétérinaire.

Le testicule non descendu peut avoir différentes localisations : dans le canal inguinal ou intra-abdominal, ce qui veut dire en gros qu'il est plus ou moins descendu et donc plus ou moins proche de sa position normale.

Le vétérinaire peut donc pratiquer différents examens pour le localiser. Il peut commencer par une palpation scrotale (oui, oui, vous avez bien compris l'idée, je ne pense pas avoir besoin de vous faire un dessin). Il pourra aussi, selon les besoins, faire une palpation intra-abdominale (en passant la main par le rectum donc), une échographie ou un dosage du taux de testostérone.

Quelles conséquences?

Un cheval cryptorchide est un cheval qui a des testicules: il produit donc de la testostérone. Adulte, il aura donc un comportement plus au moins marqué de cheval entier et il peut réagir à la présence de juments, voire essayer de les monter. On dit d'ailleurs souvent des chevaux pifs qu'ils ont mauvais caractère.

Il est aussi possible que le testicule resté à l'intérieur soit mal placé et donc lui occasionne des douleurs, ce qui peut parfois expliquer l’agressivité de ces chevaux.

Même si le testicule non descendu ne produit en général pas de sperme, il reste producteur de testostérone. Le risque, avec un cheval cryptorchide adulte, c'est donc aussi de finir avec un poulain.  Le risque de tumeurs est aussi plus important sur le testicule non descendu.

Il n'est pas recommandé de ne castrer que le testicule descendu, votre vétérinaire ne le fera probablement pas. En effet, le cheval va garder son comportement d'entier puisqu'il ne sera pas vraiment castré, même s'il en a l'apparence extérieure. C'est donc un problème en cas de vente du cheval si l'acheteur n'est pas informé de la situation.

La castration d'un cheval pif est plus complexe qu'une castration classique. En effet, elle nécessite d'ouvrir plus ou moins l'abdomen du cheval, et est donc réalisée en clinique. Différentes méthodes existent, la plus répandue nécessite une anesthésie générale. En conséquence, cette opération est plus chère qu'une castration normale et présente les risques liés à une anesthésie.

Le savoir inutile :  l'opération chirurgicale qui permet de retirer les testicules cryptorchides s'appelle la cryptorchidectomie.

La castration est la solution recommandée par les vétérinaires. D'une part parce qu'il est supposé que ce caractère est héréditaire : les chevaux pifs ne sont donc pas admis à la reproduction dans les stud-books. D'autre part à cause du caractère souvent compliqué de ces chevaux, qui seront donc plus calmes s'ils sont hongres. Elle n'est cependant pas obligatoire.

Quand on découvre qu'on a un poulain cryptorchide...

Je connais First depuis sa naissance, et nous avons remarqué assez tôt qu'il n'avait qu'un testicule descendu, qui semblait d'ailleurs faire le yoyo. Nous lui avons d'abord laissé le temps de grandir. Vers ses 18 mois, la vétérinaire a confirmé le problème, en nous disant qu'il pouvait descendre jusqu'à ses trois ans. Puisqu'il vivait avec un hongre, il n'y avait pas d'urgence à agir, j'ai donc eu le temps de me pencher sur la question.

Il est en ressorti plusieurs pistes intéressantes à explorer avant d'envisager la solution radicale de la castration.


  • Le problème peut être lié à un manque d'oligoélements et de minéraux, et le corps n'arrive pas à suivre. Il faut donc apporter un complément minéraux et vitamines (CMV) adapté au poulain. On m'avait aussi conseillé les produits Ohm Bioalternatives pour booster tout cela.


  • Il peut aussi y avoir un blocage physique à l'origine du problème de descente. Donc, comme pour un cheval adulte, on pense ostéopathe et praticien shiatsu. 

  •  Il semble qu'il existe aussi un traitement hormonal par injection. Là, c'est bien évidemment votre vétérinaire qui peut le réaliser.

Pour First, j'ai donc fait venir une ostéopathe un peu avant ses deux ans. Qui a trouvé qu'il était bloqué au niveau de la hanche droite avant même de vérifier que c'était le testicule droit qui n'était pas descendu. Elle l'a donc manipulé pour tout remettre en place. Et trois mois plus tard, surprise... Un deuxième testicule avait pointé le bout de son nez!

Mais que voilà?

J'ai aussi par la suite ajouté un bloc minéral en libre accès (n'étant pas sur place pour lui donner un CMV tous les jours).

Et de 2!

Résultat, j'ai aujourd'hui un vrai entier de bientôt trois ans, avec deux testicules. Même si le droit est un peu plus petit que le gauche, et que les deux s'amusent à monter ou descendre un peu selon ses humeurs.
De face aussi, il est beau!

Évidemment, ce qui a fonctionné pour nous n'est pas forcément la solution pour un autre cheval. Cependant, si vous avez la possibilité de prendre le temps tout en continuant à héberger votre jeune cryptorchide dans des conditions correctes, je vous invite à explorer différentes pistes (un peu plus tôt que nous serait probablement une bonne idée) et à attendre un peu avant de passer à la solution radicale de la castration. Pensez à une approche holistique de votre cheval : vétérinaire, mais aussi alimentation, ostéopathe, shiatsu, pour l'aider à bien se développer.


Et vous, avez vous déjà connu un cheval pif?  Quelle solution a été choisie pour lui? J'aimerais beaucoup connaitre vos expériences, partagez-les!


(Res)sources:

26 avril 2017

Comment me mettre à cheval en préservant ma monture?

26.4.17 18 Petits Mots
Savez-vous monter à cheval? Vous savez, cette étape cruciale du montoir où vous passez de piéton à cavalier?

Sinon, la FFE vous apprend à le faire. À toi et à des enfants de 10 ans.



Je dois vous avouer que ce tweet, et le lien associé, ne m'ont pas convaincue du tout. Même si ça part d'un bon sentiment, j'ai l'impression que tout est fait à l'envers. Et c'est pourtant très représentatif de ce qu'on apprend aujourd'hui dans nos clubs.

D'abord, reprenons la photo partagée par la FFE:


Source : compte Twitter @FFEquitation

Je voudrais souligner trois points que je remarque sur cette photo:

  • D'abord, la main droite est posée sur le pommeau. J'ai personnellement toujours utilisé ma main droite sur le troussequin (si je monte à gauche évidemment) pour pouvoir m'aider à me mettre à cheval. Sur le pommeau, je ne vois pas comment éviter de se retrouver avec un bras coincé sous le ventre à un moment donné. Vous faites comment vous?

  • Ensuite, l'absence de montoir. S'il n'est pas obligatoire, il est un effort très simple qui apporte un grand confort à long terme à nos chevaux. Les différentes vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux qui comparent avec et sans montoir montrent à quel point les muscles du dos sont sollicités et comme ce moment peut être douloureux pour le cheval. Alors pourquoi, chère FFE, avec l'influence que tu peux avoir sur les jeunes cavaliers, ne prends-tu pas le temps de montrer l'exemple? Un simple "Pense à utiliser à montoir, ça permet à ton poney de ne pas avoir mal au dos" aurait suffi. (Cherchez pas, même dans le texte en lien c'est pas marqué, y'a seulement "si tu utilises un montoir".)

  • Enfin, et surtout, le cheval en photo montre des signes d'inconfort évidents. Lèvres retroussées, oreilles légèrement en arrière, queue qui fouaille. Le tout associé bien sûr à des rênes tenues très courtes pour empêcher toute fuite. Est-ce vraiment là le bon exemple que nous voulons donner à des jeunes?

Chère FFE, je suis franchement déçue. J'attends de toi que tu montres l'exemple, pas que tu continues à transmettre nos vieilles mauvaises habitudes sans réfléchir. Tu es si souvent le premier contact qu'ont nos jeunes cavaliers avec le monde équestre, que c'est à toi de leur apprendre à respecter les chevaux et leur intégrité, dès le début et même dans les plus petits détails. 


Et sinon, on fait comment pour se mettre correctement à cheval?

  • Le montoir, déjà, est à utiliser autant que possible. Vous pourrez ainsi vous amusez à apprendre à votre cheval à venir se garer devant vous pour monter plus facilement. Et préserver son dos et donc son potentiel sportif (et votre portefeuille en évitant les séances d'ostéo! #Astuce).

  • Autre point important: l'immobilité sans contraintes. L'immobilité ne doit pas être imposée au cheval, elle doit lui être apprise. S'il fuit, il faut s'interroger si c'est juste parce que c'est la solution la plus simple pour lui, une habitude, ou s'il tente d'échapper ainsi à une douleur.

  • Et donc on monte en douceur, avec un cheval arrêté calmement, rênes longues. Et on prend le temps de lui apprendre que rester immobile au montoir, c'est la meilleure solution pour tous les deux.

  • Si possible, mettre le pied dans le deuxième étrier avant de s'assoir en douceur bien à sa place sur la selle (sisi, on vous a vus, les feignants qui se posent comme des gros patapoufs #JeLaiFaitAussi)


Bref, pour préserver le moral et le physique du cheval, on pratique un montoir qui minimise les contraintes qui lui sont imposées, et on apprend aux futurs petits cavaliers à monter efficacement.


Et vous, quelles sont vos astuces pour un montoir serein et efficace?


Et si vous voulez un peu de lecture argumentée sur le sujet, voici un article de Véronique de Saint Vaulry : http://saint-vaulry.pagesperso-orange.fr/pages/articles21.htm  Oui FFE, tu peux le lire aussi, c'est très intéressant ;-)



Rendez-vous sur Hellocoton !

23 juin 2016

Qu'est-ce qu'un cheval ONC?

23.6.16 10 Petits Mots
ONC... Trois petites lettres qui se sont glissées sur les papiers de ma ponette. Mais que veulent-elles vraiment dire? Et qu'est-ce que cela implique? Tentatives de décryptage.

(Astuce: si tu cherches la réponse officielle, je t'invite à commencer à lire cet article par la fin)

ONC ? Késako ?

  • Organisme Naturellement Cheval ?

Oui, c'est un point important à retenir: un cheval ONC est bien un cheval. Ou un poney. Ou une jument. Enfin, un animal de l'espèce Equus Caballus, quoi! 

Mais c'est tellement évident que ce n'est évidemment pas le sens de ces trois petites lettres.

  • Obscure Naissance Contestable ?

Traduction : accident de pré. Et oui, l'ONC, on ne sait souvent pas d'où il vient. Ou du moins, le père est probablement venu faire son affaire en cachette. Bref, l'ONC aime laisser planer le mystère sur l'histoire de sa naissance.

Même née de père inconnu, ma Jasmine était déjà trop chou bébé!

Mais non, c'est n'est quand même pas la bonne réponse. 

  • Opinion Négative pour la Compétition ?

Conséquence de son passé trouble, l'ONC n'est pas accepté dans le cercle mondain des compétiteurs de haut niveau. Il n'est pas assez bien pour ces prétentieux qui peuvent se dire appartenir à un fameux "stud-book", ni même ces lèches-bottes d'OC. Bref, adieux les rêves de s'illustrer dans les incroyables épreuves Pro, Amateur ou même, consécration ultime, les épreuves Poney. Non, notre cher ONC reste réduit au minimum, à faire ses preuves avec la plèbe, avec les débutants et les occasionnels, dans les épreuves, oserais-je annoncer ce nom si horrible, dans les épreuves Club!

On se limite peut-être aux épreuves Club, mais on s'amuse (Club 3, SF, juin 2015) Photo Alain Balthazard

Mais c'est bien évidement là une chose qui ne se dit pas, alors non, ce n'est toujours pas le sens officiel de son nom.


  • Ornement Normal des Clubs ?


Suite logique de l'affirmation précédente, l'ONC pullule dans les club. Beaucoup de cavaliers ont un jour monté un ONC, souvent sans même le savoir. C'est que l'ONC aime bien se cacher sous de faux airs de cheval de race. Les célèbres Shets par exemple, grands pourvoyeurs de gamelles de premières sensations équestres, sont bien plus souvent des ONC que de vrais Shetlands de race.

Mais non, l'ONC n'est pas sectaire, il ne se limite pas aux clubs.
 

  • Offre Non Conséquente ?

Accident de pré, malvenu en compétition, accessible aux clubs, l'ONC a tout du cheval pas cher. Difficile d'atteindre un prix élevé pour un ONC. La légende raconte pourtant que l'ONC cache derrière sa faible valeur pécuniaire un grande valeur équestre qui ne se révèle qu'aux propriétaires les plus audacieux.

Mais déjà qu'il ne vaut pas cher, l'ONC ne va pas en plus le clamer dans son nom.

  • Observation de Nouveaux Chemins ?



Finalement, s'il est une discipline pour laquelle l'ONC est parfaitement adapté, c'est bien l'exploration. L'exploration des chemins de balade et de randonnée, mais aussi celle des chemins menant à une relation épanouie dans le couple cheval-cavalier, et à l'ouverture vers de nouvelles expériences équestres. L'ONC, c'est la liberté de n'être pas contraint par les conventions de la compétition et des caractéristiques de race, pour pouvoir tracer soi-même son chemin en équitation.

Mais chut, c'est là un secret bien dissimulé réservé à quelques initiés ! Alors quel est l'Officiel Nom du Cheval ONC ? 

  • Origine Non Constatée !

Les ONC sont partout, même chez Cheval-facile

La voilà, la vraie définition officielle. Un ONC, c'est donc un cheval dont on ne connait pas les parents. Du moins pas officiellement. Le pauvre malheureux n'a pas le droit à son arbre généalogique chez les Haras Nationaux. 

D'ailleurs, on l'appelle couramment "sans papiers", même si l'établissement d'un document d'identification des chevaux est obligatoire en France depuis un décret d'octobre 2001. Ce qui explique probablement pourquoi les papiers de ma jument née en 1997 ont été établis en 2002. Et oui, c'est une ancienne sans papiers!


Et vous, avez-vous un cheval/poney ONC? Que savez-vous de ses origines? Quelle est la race de votre animal préféré?

 


PS: OC, dans la même logique, c'est Origine Constatée. Cela correspond aux chevaux/poneys qui ne sont pas reconnus dans une race, par exemple parce qu'ils sont issus de croisements, ou parce que le père n'était pas agréé à la reproduction. Les OC ont cependant les mêmes accès à la compétition (sauf élevage) que les chevaux inscrits à un stud-book, autrement dit les chevaux qui sont reconnus dans une race. Pour en savoir plus, RDV sur le site de l'IFCE.

Rendez-vous sur Hellocoton !

14 janvier 2016

De l'importance de savoir adapter son équitation aux circonstances

14.1.16 8 Petits Mots
Du grand anglo au petit Islandais, du fin pur sang arabe à la Dodue Gypsy Cob, du pepère planplan à la miss nerveuse, la revue des montures pourrait durer mille ans. À nu ou bien calé dans l'imposante selle western, avec un mors, un hackamore ou sans les mains, pomponné comme pour un défilé ou les fanons tout crottés, harnaché à n'en plus voir la robe ou dégarni de la tête au pied, encore tant de variations dans la situation.


On est bien loin du dessin aux proportions et apparences parfaites de notre manuel Lavauzelle. Je fais du cheval, mais quel cheval? Celui du bouquin, ni trop vif, ni trop malin, ni trop large, ni trop fin? Celui rêvé, celui fantasmé, l'exemple parfait qui nous est enseigné? Celui-là même que j'ai longtemps cru connaitre, celui qui m'a tout appris. Tu montes à cheval, mais as-tu appris à te détacher de ce cheval imaginaire qui guide les premiers pas du cavalier?

L'équitation n'est pas une science exacte, mais l'art insaisissable de la multiplicité du vivant. Il y a l'équitation du débutant, celle des premiers pas hésitants, des essais et des découvertes. Il y a l'équitation bien huilée du cavalier sportif, ses fondamentaux essentiels et ses règles caractérielles. Et puis il y a l'équitation de circonstance. Celle qui change et qui s'adapte, celle qui varie, qui glisse des allures mesurées à la liberté du mouvement. Il y a l'équitation du cheval imaginaire, et celle du cheval vrai.

Si l'on me demande quelle équitation je pratique, je ne saurais plus répondre. Tour à tour française ou suisse, en faisant un détour par la version mongole, précise et concentrée sur la piste du manège ou détendue et relâchée dans les chemins de liberté. La main souple et légère toujours au contact, ou bien inutilisée. La voix ou les jambes comme aide préférée pour avancer. Tout dépend. Du cheval, du lieu, du travail, de l'objectif recherché. De là où je veux aller. C'est une équitation à géométrie variable.

L'équitation se défie d'une définition, car elle est multiforme et adaptable. Elle ne peut qu'être changeante et modulable à chaque instant. Apprendre à écouter, à saisir les nuances des circonstances pour mieux monter. As-tu remarqué comme celui-ci joue à s'effrayer de l'apparition d'un sac en papier, et comme celui-là tient tête aux cavaliers un peu trop zélés? Ferme, doux, attentif, patient, autoritaire, curieux, détendu, sérieux, il te faudra savoir jouer sur la gamme complexe des émotions pour dérouler la partition équestre avec un instrument vivant toujours différent.

Regarde autrement

Ce n'est qu'à l'écoute des circonstances que l'équitation fait sens. Le cavalier n'est pas une machine automate bien rodée, mais un savant mélange d'expérience et d'adaptabilité. Regarde, écoute, perçois, comprend. N'essaie pas d'appliquer les règles à la lettre, mais prend les pour guides sur un chemin serpentin. Oublie ce que tu as appris pour mieux le réapprendre.

Offre-toi la chance de monter différemment, de monter dans l'instant, de monter comme tu le sens.

Rendez-vous sur Hellocoton !

24 septembre 2015

{Métier} Déborah, Gestionnaire de communauté équestre

24.9.15 7 Petits Mots
Aujourd'hui, je vous propose de partir à la découverte d'un nouveau métier en lien avec le monde du cheval. Après directrice d'agence de voyage équestre, découvrons le métier de "Community Manager d’une communauté de cavaliers en ligne".

C'est Déborah Poissonnet, Community Manager (ou CM pour les intimes) en alternance chez Horsealot qui a accepté de répondre à mes questions, et je l'en remercie.


Le CM est un expert des réseaux en ligne, et il peut par exemple choisir de travailler avec une communauté de cavaliers. Une façon de rester en contact avec le monde équestre même dans un travail lié au numérique. Mais comme ce métier est assez récent, il est parfois difficile à définir. C'est d'ailleurs la première question que j'ai posée à Déborah: *quelle nom donnerait-elle à son métier?

Déborah: C’est une très bonne question! Je pense que je pourrais appeler mon métier : Gestionnaire de communauté et créateur de contenus. Ce n'est vraiment pas beau en français ! Mais ce sont les deux tâches que je fais le plus souvent et qui me demandent le plus de temps. 

 

Cavali'Erre: * Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
 

Déborah: En quelques mots, c’est toujours difficile ! Je vais essayer d’en trouver quelques uns :
 

- Passionnée : je pense que c’est le premier mot qui me décrit. Grande passionnée depuis ma plus tendre enfance du monde du cheval, j’ai toujours voulu lier ma passion avec mon travail, j’ai finalement réussi aujourd’hui à lier les deux et j’en suis très heureuse !
 

- Curieuse : il est important d’être à l’écoute de tout ce qu’il se passe et d’être réactive. Je ne passe pas toute ma vie derrière mon écran d’ordinateur mais j’ai mis en place une “veille” qui me permet d’être au courant en temps réel de tout ce qu’il se passe dans le monde équestre ! Et pas uniquement sur le web, il est important aussi d’être curieux en dehors du web. Je suis sans cesse en quête de nouveautés, de remise en question, d’ouverture d’esprit,... J’aime découvrir des livres, des thèses, des nouvelles méthodes afin de compléter au maximum mes connaissances.
 

- Polyvalente : c’est le mot le plus important je pense ! La maîtrise de nombreux outils et techniques est indispensable afin de ne pas perdre de temps et de trouver rapidement les bonnes informations. 

 
 

Cavali'Erre: *Pouvez-vous nous présenter votre métier en quelques mots? 

Déborah: Je suis Social Media Manager, comprendre Manager des Réseaux Sociaux. Mon travail est de surfer sur le web pour me tenir au courant de tout ce qu’il se passe d'intéressant dans le monde équestre afin de pouvoir créer du contenu de qualité. Je suis donc en charge de la création des posts Facebook, Twitter, Horsealot, Instagram et Pinterest. Je dois faire un planning éditorial afin de le faire valider avec l’équipe. Je m’occupe principalement de l’engagement de la communauté Horsealotienne à l’aide de différents outils: mailings, jeux concours, posts sur les différents réseaux sociaux ou encore les relations avec les marques et blogueuses.

Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises se lancent dans le digital et c'est une très bonne chose, mais entre être présent sur la toile et animer une communauté autour d'un produit ou d'un service, il y a une grande différence. Il est primordial d'apprendre à connaitre sa communauté afin de l'intéresser et de la fidéliser. Car une entreprise qui est présente sur les réseaux sociaux mais qui ne publie jamais rien ou qui ne se préoccupe pas de sa communauté, c'est une entreprise qui perd des clients potentiels et qui renvoie une image négligée d'elle-même.



Suite à cette réponse, j'ai posé la "question qui fâche". Et j'ai eu une réponse très intéressante! *Mais en fait, vous passez vos journées à trainer sur Internet?


Déborah: Alors, oui je passe mes journées sur internet mais pas pour "trainer" ! Je dois me tenir informée de tout ce qu'il se passe sur la toile afin d'être préparée à toute éventualité! Alors oui, ça passe par Facebook, Twitter et Horsealot mais pas uniquement. Je passe aussi du temps sur des sites spécialisés comme Grand Prix Replay, Cavadeos ou encore Equidia afin d'être au courant des résultats. En dehors de cette partie de mon travail, je dois aussi m'occuper des newsletters qui me demande du temps car je dois les créer, réfléchir à des sujets qui vont plaire aux internautes, définir un objet, une cible, une heure d'envoi,... Ce n'est pas de tout repos !

 

Cavali'Erre: *D’où vous vient la passion des chevaux, et quand avez-vous décidé de l’inclure dans votre métier ?

Déborah: La passion des chevaux remonte à ma plus tendre enfance! J’ai toujours rêvé d’être une princesse avec son cheval ;) J’ai donc commencé l’équitation à 5 ans et la passion n’a fait que grandir sans jamais s’arrêter ! J’ai fait de l’équitation jusqu’à mon baccalauréat puis j’ai commencé des études supérieures et j’ai dû m’éloigner du monde du cheval. Cette séparation a été difficile mais je savais que ce n’était que temporaire. 


Puis l’appel a été trop fort et je me suis alors questionnée sur le fait de lier mes études en communication au monde équestre. Je savais que ça n’allait pas être facile mais lorsque j’ai une idée en tête, je fais tout pour me donner les moyens de réussir ! C’est donc en 2014, lorsque j’ai eu besoin de faire un stage que je me suis dis qu’il fallait que je trouve un poste dans le monde équestre. J’ai eu la chance de faire la rencontre professionnelle qui a tout changé ! Rien n’était gagné au début mais j’ai réussi à convaincre une cavalière professionnelle de me confier la gestion de sa communication et c’est là que j’ai compris que c’était exactement ça que je voulais faire !
 


Cavali'Erre: *Pouvez-vous nous décrire une de vos journées-type au travail ?
 

Déborah: Toutes mes journées ne se ressemblent pas mais sur une semaine je fais tout de même les mêmes choses. Le matin en arrivant au bureau je fais le tour des réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Horsealot pour commencer. Je regarde ce qu’il se passe, les épreuves qui vont arriver, les actualités des champions ou encore les messages et commentaires des fans. Je regarde ensuite mes mails auxquels je répond. Puis ensuite je vais faire un tour sur les mailings pour voir si mes newsletters ont marché et je commence à réfléchir aux suivantes ! Ensuite je m’occupe de tout ce qui est un peu “embêtant” comme les analyses, les chiffres, c’est ce que j’aime le moins mais je suis obligée d’analyser mes campagnes et mes posts. Je m’occupe après des tâches en cours donc par exemple la préparation des jeux concours et des newsletters. À la fin de la journée, je me garde un peu de temps pour refaire un tour sur les réseaux sociaux et répondre aux membres et puis ensuite je rentre chez moi !
 


Cavali'Erre: * Vous exercez un métier en contact permanent avec le monde équestre, mais par le biais de l’informatique. À quelle fréquence êtes-vous réellement avec des chevaux ?

Pour Déborah, les chevaux sont souvent derrière l'écran
Déborah: Ah ! C’est une très bonne question ! Pour le moment je n’ai plus de contact avec les chevaux car je manque de temps. J’ai d’autres projets en développement et donc c’est assez compliqué ! Mais en début d’année, j’avais pris une demi pension  et j’arrivais à y aller trois fois par semaine. Donc c’est tout à fait réalisable ! 

 

Cavali'Erre: *Quelles sont les difficultés et les joies de votre métier?
 

Déborah: Effectivement, comme dans tous les métiers, il y a des difficultés et des joies !

- Difficultés : le plus compliqué pour moi, c’est effectivement de travailler dans le monde du cheval sans avoir ce contact avec eux. En dehors de ça, ce que j’aime le moins c’est toute la partie analyse. Je suis issue d’une filière littéraire donc les maths et moi, c’est pas simple ! Même si c’est indispensable pour mieux comprendre la communauté. 


- Joies : avoir réussi à lier ma passion avec mon métier, c’est une grande fierté et réussite professionnelle de me dire que je peux lier les deux et même si ce n’est pas encore totalement ce que je veux faire ensuite, j’ai déjà fait un grand pas dans le bon sens. Ensuite, être au contact des membres de Horsealot et pouvoir échanger avec eux, c’est un des meilleurs côté de mon job. Nous avons fait un Meet Up début Juillet et c’était vraiment top !

 


Cavali'Erre: *Vous arrivez en fin de stage chez Horsealot. Quelles sont vos perspectives professionnelles? Pensez-vous pouvoir continuer à exercer votre métier en lien avec le monde équestre ?

Déborah: J’arrive effectivement à la fin de mon alternance chez Horsealot. Pour la suite, déjà je change de région car mon compagnon a été muté et je le suis. Comme je le disais plus haut, j’ai plusieurs projets en développement (nous n’allons pas en parler maintenant mais si tout fonctionne, vous ne devriez pas trop tarder à en entendre parler !) donc je vais me concentrer dessus et puis bien sur, continuer à chercher à travail dans le secteur équestre ! Je pense pouvoir continuer à exercer mon métier oui ! Il faut toujours croire en ce qu’on souhaite réaliser :)
 


Cavali'Erre: *Quelle formations et parcours professionnels peuvent mener à votre métier? Que diriez-vous à ceux qui souhaiteraient l’exercer?

Pour ma part, j’ai fait un parcours en communication, une école de communication pour commencer, une licence en marketing et commercial et pour terminer, un Master en communication digitale. Pour être Social Media Manager ou Community Manager, il n’y a pas encore de formations spécifiques car c’est encore un peu flou pour les entreprises ;) 


Pour ceux qui souhaitent effectuer ce métier, je leur conseillerai de ne pas se contenter d’être simplement Community Manager mais de voir un peu plus grand car d’ici quelques années, un simple Community Manager ne suffira plus ! Il faut être polyvalent !

 


Cavali'Erre: *Qu’est-ce que l’exercice de ce métier vous apporte au quotidien?
 

Déborah: Au quotidien, mon métier m’apporte le lien aux chevaux qui est plus qu’appréciable ! J’aime rechercher des images ou les dernières actualités équestres et je me dis que c’est un plaisir mais aussi que ça m’avance sur mon travail. C’est l’avantage de travailler dans le secteur qu’on aime, ce n’est plus vraiment du travail!
 


Cavali'Erre: * Un dernier mot ? 
Déborah: 
"Choisissez un travail que vous aimez : vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie!” Confucius.

J'aime beaucoup cette citation, qui reflète bien la façon dont Déborah à réussi à conjuguer travail et passion. Son exemple très inspirant nous montre qu'il est possible de glisser sa passion équestre dans bien des métiers différents, et parfois inattendus.

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver Déborah sur son profil Horsealot.

Et pour suivre le blog sur Horsealot, c'est par ici.


Rendez-vous sur Hellocoton !

3 septembre 2015

{Métier} Sabine Grataloup, directrice de l'agence de voyage Randocheval

3.9.15 2 Petits Mots
Faire de sa passion un métier. Un rêve de beaucoup de cavaliers. Mais avez-vous pensé aux métiers non équestres, mais en lien avec les chevaux? Sabine Grataloup et son mari ont ainsi conjugué leur passion et leur métier en créant Randocheval, l'agence de voyage dédiée aux cavaliers.

Sabine Grataloup a eu la gentillesse d'accepter de répondre à mes questions afin de vous présenter son métier. Bonne lecture!


Cavali'Erre: *Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
 
Sabine Grataloup: J’ai 44 ans, je suis mariée et j’ai deux enfants de 8 et 10 ans. Je vis à la campagne dans la région lyonnaise avec nos deux chevaux ibériques, le poney des enfants, et Tattoo, notre chien border-collie.




* Pouvez-vous nous présenter votre métier en quelques mots ?
 

S.G.: Avec mon mari Thomas, nous avons créé Randocheval en 1998, une agence de voyages équestres qui envoie des cavaliers dans plus de 50 pays chaque année. 

Nous travaillons avec des guides équestres locaux, que nous sélectionnons et dont nous testons les programmes. Il peut s’agir aussi bien de randonnées équestres que de séjours en ranchs, des safaris à cheval en Afrique, des stages d’endurance…



Nous nous engageons ensuite avec ces guides sur un partenariat à long terme. Certains guides ne travaillent quasiment qu’avec nos clients toute l’année, c’est une relation de confiance mutuelle.


Il est essentiel pour nous de contrôler régulièrement la qualité de nos voyages, car la Loi française sur les ventes de voyages est très contraignante et engage la pleine responsabilité de l’agence de voyages.


Nos clients nous font confiance pour réaliser certains de leurs rêves, nous devons être à la hauteur !

 

* Comment vous est venue l’envie de créer une agence de voyage équestre?

 
S.G.: Mon mari et moi-même sommes passionnés de chevaux et de voyages depuis toujours. C’est même ce qui a contribué à nous rapprocher !


A chaque voyage, nous essayions de trouver un moyen de monter à cheval, mais c’était difficile, nous perdions du temps à chercher un centre équestre en arrivant sur notre lieu de vacances, puis à planifier des sorties à cheval, et en fin de compte, nous ne pouvions monter qu’un jour ou deux, sur des chevaux dont la fiabilité et la qualité n’était pas toujours au rendez-vous.


C’était très frustrant, et nous nous sommes dit que nous n’étions certainement pas les seuls cavaliers voyageurs dans ce cas. Tout est parti de là.



* De l’extérieur, nous pourrions imaginer que vous passez votre temps à tester des randonnées à cheval partout dans le monde. Mais qu’en est-il réellement ? A quelle fréquence êtes-vous réellement avec des chevaux ?


S.G.: C’est une très bonne question. Personnellement, nous avons nos chevaux à la maison, nous sommes donc avec eux jour et nuit, mais ce n’est pas directement lié à notre profession, c’est un choix personnel.

Les repérages sont bien sûr la partie la plus agréable de notre métier, nous partons une dizaine de fois par an. Depuis le début de l’année, par exemple, je suis allée au Maroc, au Costa Rica, en Namibie, en Mongolie (3 fois), dans le Médoc…



Mais 80% de mon temps, je suis à l’agence : il faut coordonner l’action des 11 personnes qui travaillent avec nous, faire les sites web, la brochure, être présents sur les salons, gérer l’entreprise…

 

* Pouvez-vous nous décrire une de vos journées-type au travail?


S.G.: La première chose que je fais en arrivant, ce sont les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+, Pinterest… à la fois pour Randocheval, Randocheval Mongolie, Mongolia Travel & Tours (la version anglophone de nos voyages en Mongolie), Ride in France (le site dédié aux cavaliers étrangers qui veulent venir en France) et Absolu Voyages (nos voyages non équestres).

Nos clients sont des passionnés, comme nous, et nous échangeons beaucoup de commentaires et d’impressions.


Je trie les photos de nos derniers repérages, pour les utiliser sur les sites web et les réseaux sociaux.


J’ai aussi développé un savoir-faire dans la prise de vues et le montage de vidéos : je ramène des dizaines de gigas de rushs de chaque voyage, qu’il faut monter avec des logiciels de stabilisation et de retraitement d’image, ce qui prend du temps. C’est très apprécié des cavaliers, qui peuvent découvrir les voyages en immersion et se faire une idée précise de ce qui les attend.



Ensuite, mon travail quotidien dépend de la période de l’année : en janvier-février, c’est la clôture des comptes de notre entreprise en Mongolie, donc je fais de la comptabilité en Mongol ! En avril, c’est la clôture des comptes en France, je passe donc à la comptabilité en Français...


Tout le premier semestre est très occupé par la Mongolie : je calcule les circuits à la carte, je communique beaucoup avec notre équipe sur place…


L’été est plutôt consacré aux sites web : nous en avons 5, dont je refais régulièrement les maquettes. Je le fais à cette saison, pour que l’équipe Randocheval fasse les mises à jour de l’année suivante sur la nouvelle maquette.


En septembre, je crée et mets en forme nos voyages en Mongolie de l’année suivante (randos à cheval, voyages de découverte et treks) : itinéraire, calcul des prix, mise à jour des sites web en français et en anglais.


En octobre, c’est la période à laquelle je fais la nouvelle brochure Randocheval. Elle est très attendue et c’est un travail essentiel de synthèse de tous nos voyages.


C’est ensuite la période des salons : Equita Lyon début novembre et le Salon du Cheval de Paris début décembre.
Voilà, nous avons fait le tour de l’année !

 

* Quelles sont les difficultés et les joies de votre métier ?


S.G.: Les difficultés sont celles de tout entrepreneur qui doit assurer la pérennité de son entreprise et des emplois qu’il a créés. Il y a un très gros risque financier, puisque la législation oblige à apporter en caution de l’entreprise l’équivalent de 20% du chiffre d’affaires annuel sur nos biens personnels, ce qui devient vite très important.

Nous sommes heureux de les avoir surmontées avec une certaine réussite, puisque nous sommes 13 personnes en France, et environ 50 en Mongolie, si on compte les guides, chauffeurs, nomades, cuisiniers… qui travaillent sur nos voyages. Nous sommes maintenant une des 3 premières agences équestres au monde.


Les joies sont essentiellement dans le fait de vivre de notre passion, et de la partager avec nos clients : je ne suis jamais si heureuse que lorsque je galope aux cotés de clients en Mongolie, et que nos regards se croisent avec tellement de bonheur partagé qu’il n’y a pas besoin de mots.



Une autre grande joie est d’avoir donné du travail à tant de personnes en Mongolie où nos familles nomades peuvent sécuriser leur quotidien, tout en ayant la fierté de voir des occidentaux traverser la moitié de la planète pour venir les voir. 

 

* Quelle formations et parcours professionnels peuvent mener à votre métier ? Que diriez-vous à ceux qui souhaiteraient l’exercer ?
 

S.G.: Nous avons fait une Ecole de Commerce, celle de Grenoble (Grenoble Ecole de Management). Cela nous permet de prendre en charge les éléments essentiels d’une agence de voyages : marketing, commercial, communication, gestion…

Il est essentiel d’être cavalier randonneur, bien sûr, mais le diplôme de guide n’est pas indispensable, puisque nous ne guidons pas nous-mêmes les randos.


Il y a aussi des compétences particulières au monde du tourisme : parler anglais, et maîtriser le système de billetterie aérienne car nous émettons nous-mêmes nos billets d’avion (nous sommes agréés IATA). Je crois que nous sommes la seule agence équestre à le faire, les autres font émettre leurs billets par d’autres agences. Cela nous permet de proposer des tarifs aériens imbattables.


Les personnes qui travaillent chez Randocheval et s’occupent des réservations sur les différentes destinations ont en général un BTS Tourisme, qui leur assure une formation à la billetterie aérienne, un niveau suffisant en anglais et la connaissance des contraintes légales liées à la vente de voyages.


Elles sont bien sûr toutes cavalières.


C’est un métier exigeant, car vous conseillez des personnes passionnées.



* Avez-vous une anecdote  personnelle qui représente votre métier ?


S.G.: Lorsque nous partons en repérage, c’est généralement hors saison, pour tester la randonnée avant l’arrivée des premiers clients, ou en fin de saison pour tester les randos de l’année suivante. Du coup la météo n’est pas toujours de la partie, mais nous devons tester les conditions réelles de la rando, y compris au niveau hébergement.

C’est ainsi que je me suis retrouvée en mai dernier à camper en Mongolie par -10°C dans le désert, c’était… revigorant !


Mais la joie de voir se concrétiser un itinéraire auquel j’avais rêvé pendant des années a largement compensé ce « léger désagrément »…

 

* Qu’est-ce que l’exercice de ce métier vous apporte au quotidien ?


S.G.: J’ai la grande chance de vivre de mes passions, et de les partager avec mon mari. Et maintenant, nos enfants commencent à nous suivre en rando, c’est une expérience magique pour la maman cavalière que je suis!
 

* Un dernier mot ?
 

S.G.: Randocheval a été créé sur un pari : celui de voir si d’autres cavaliers partageaient les mêmes rêves que nous.


Nous avons maintenant créé une grande communauté de "cavaliers rêveurs" unis par le même amour du cheval, de la découverte et des rencontres, et cela donne du sens à l’action de chacune des personnes impliquées dans l’aventure Randocheval !


***
Voilà des réponses qui révèlent que la conjugaison de la passion et du travail permettent de très belles réussites. Est-ce ainsi que vous perceviez ce métier? Est-ce un métier qui vous plairait?


Rendez-vous sur Hellocoton !