7 mars 2015
5 mars 2015
Hommage
Cavali'Erre
5.3.15
17 Petits Mots
A toi, la surprise de pré qui fut achetée à un feu rouge, et qui pourtant m'a offert mes plus beaux moments d'équitation,
A toi, le doux géant hypersensible,
A toi, le cheval à bascule spécialiste des longues et des taxis,
A toi, le gentil diable qui avait peur des bouteilles d'eau,
A toi, qui a enseigné l'équitation à deux générations successives, parents et enfants,
A toi, qui avait compris que reculer te permettait de ne pas avoir à avancer et nous a donné de beaux poulains,
A toi, la fusée à la crinière dégarnie partie trop tôt,
A toi, la tête de mule qui n'avance qu'au stick,
A toi, la jeune si pleine de curiosité et de vie,
A toi, le chouette shet' toujours en tête,
A toi, le trotteur reconverti, qui trouvait le manège trop petit pour galoper et aujourd'hui y déroule de belles reprises de dressage,
A toi, l’arthritique revenue de ta retraite parce que tu t'ennuyais au pré,
A toi, l'anti-doué du saut d'obstacle devenu expert en dissociation de corps,
A toi, qui court plus vite que le vent,
A toi, l'imperturbable à la lenteur jamais démentie,
A toi, le stressé qui démarre au quart de tour,
A toi, blessée à cause de l'indifférence,
A toi, le monstre aux dents acérées qui se transforme en montagne de douceur dès ta porte franchie,
A toi, qui mord quand la sangle te serre trop fort,
A toi, qui a dégommé toutes les planches du pare-bottes avec ton coup de pied légendaire, et que pourtant tout le monde demandait,
A toi, dont le niveau de dressage ne pouvait compenser l'inconfort,
A toi, qui te joue des options pour mieux gagner,
A toi, passé des champs de courses aux carrières, avec ta bosse sur l'encolure et ta bouche si dure,
A toi, pépère tranquille qui franchissait des montagnes,
A toi, le TGV équin,
A toi, plein de volonté et digne fils de ta mère,
A toi, cheval de club, au caractère si unique, toi l'enseignant, toi le patient qui supporte bien des difficultés, toi qui est le cheval de tous, toi qui n'est le cheval de personne, toi qui est le chouchou de quelques uns,
A toi, à chacun de vous, je dédie cet hommage. Toi dont on oublie trop souvent que tu es un être si vivant, unique, particulier, avec tes défauts, avec tes grandes qualités, avec ta générosité. Toi qui a appris l'équitation à tant de cavaliers, toi qui a une place privilégiée dans le cœur de quelques uns.
Merci mon ami.
Ce petit texte, qui parle de ceux qui sont nos premiers maîtres en équitation, est dédié à ces chevaux et poneys qui sont chacun le chouchou de quelqu'un, les chevaux de club. C'est ma participation à la nouvelle édition de la Cavalcade des Blogs, organisée ce mois-ci par Emilie, sur le blog Cheval-Facile, et dont le thème est "Et si on parlait de nos chouchous?".
Et toi, qui est ce cheval de club qui t'a marqué? L'as-tu reconnu ici?
3 mars 2015
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| Un cadeau rien que pour moi, cool! |
Seul bémol: je dois partir, le carton encore bien emballé m'attendra bien sagement toute la journée sur la table.
Le bon côté néanmoins, c'est que c'est encore un petit moment de bonheur quand, en rentrant le soir, j'ai vu mon colis qui m'attendait. Alors, c'est un plaisir de déballer pour découvrir petit à petit le contenu de mon kit de pansage. Un beau sac qui ferme, avec de la place pour ranger mon
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| Avant/Après: trouvez le matériel neuf Indice: c'est le plus propre |
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| Hop, rangé dans le sac |
Bref, un colis livré en main propre et du matériel de pansage tout neuf: il en faut peu pour rendre une Cavali'Erre heureuse!
Merci à Cyrielle de Soon a Horse d'avoir organisé ce concours et à son partenaire Equip'Horse qui m'a offert ce cadeau!
28 février 2015
De retour pour le projet 52 cette semaine.
Avec un thème qui m'a rappelé mes voyages: Rire.
C'est ainsi que mon voyage en Mongolie fut ponctué par le regard malicieux et le rire d'un de nos guides et éleveur, Boldo.
Je vous propose donc aujourd'hui de vous évader un peu vers la Mongolie en découvrant le sourire de Boldo.
Et pour prolonger votre voyage en Mongolie, c'est par ici.
Avec un thème qui m'a rappelé mes voyages: Rire.
C'est ainsi que mon voyage en Mongolie fut ponctué par le regard malicieux et le rire d'un de nos guides et éleveur, Boldo.
Je vous propose donc aujourd'hui de vous évader un peu vers la Mongolie en découvrant le sourire de Boldo.
Et pour prolonger votre voyage en Mongolie, c'est par ici.
26 février 2015
Bien choisir le nom de son poulain - 5 conseils (presque) sérieux
Cavali'Erre
26.2.15
37 Petits Mots
*Mise à jour févriér 2019*
Aujourd'hui, je voudrais te parler de quelque chose d'essentiel dans la vie de ton cheval: son nom. Alors d'accord, tu vas me dire que ça va pas changer sa vie qu'il s'appelle Pierre, Paul, Ernest ou Tartine vu qu'il comprend pas le français. Mais quand même, sache que son nom le poursuivra toute sa vie. Il est donc important de bien choisir le nom que tu donnes à ton joli poulain qui vient de naître.
D'abord, il y a quelques règles à respecter: Les poulains nés en France, appartenant à une race gérée par les Haras Nationaux, doivent avoir un nom de 21 caractères maximum, espaces compris, et doivent être déclarés dans les 15 jours suivant leur naissance. Ce nom peut contenir un affixe d'élevage, c'est à dire une partie du nom commune à tous les chevaux nés dans un même élevage. Le nom du poulain doit commencer par une lettre donnée, qui change chaque année.
Mais attention, seulement 22 lettres sont possibles : il n'y a pas de chevaux français avec des noms commençant par W, X, Y ou Z. Après le V, on repart directement à la lettre A. Résultat, en 2019, on est à la même lettre que pour les chevaux nés en 1997... Ce qui est le cas de ma jument, qui a donc 22 ans cette année (ce coup de vieux!). Je me demande bien combien de petites Jasmine je vais voir cette année (mais la mienne c'est la meilleure d'abord!).
Bref, tu l'auras compris, 2019 est l'année des J.
Ensuite, place à ton imagination! Mais je vais quand même te proposer un petit guide pour ne pas te tromper dans ce choix crucial.
Nathalie, Juliette, Jasmine (Elle, je l'adore, mais pas son nom!)... Je t'ai déjà raconté ici que les mots employés par les cavaliers peuvent parfois porter à confusion pour les non-cavaliers. Alors imagine si ton cheval porte un vrai prénom: "J'ai monté Bob hier, on a sauté, c'était génial, il était en pleine forme et m'a lancé plein de coups de cul". Ai-je vraiment besoin d'en dire plus? Allez, à la rigueur, tu peux choisir un prénom étranger qui ne sonnera pas comme un prénom pour les gens qui ne le connaissent pas.
Sache que ce petit poulain deviendra grand, et qu'il est fort possible qu'il participe un jour à un concours, ou tout simplement que son futur propriétaire doive le présenter à de nouveaux venus. Alors attention à la prononciation de son nom.
Exemples vécus: j'ai croisé sur les terrains de concours une jument dont je ne me souviens à ce jour que du nom. Et pour cause: elle était née l'année des J, et portait l'affixe "d'aube". Alors, quand "Juste une daube" rentre en piste, forcément, elle marque les esprits! De même, celui que j'ai précédemment surnommé "Milou" a un nom qui se prononce (mais ne s'écrit pas) "Mille défauts". Bonne chance quand on commence dans la vie avec un nom pareil.
Je ne sais pas vous, mais moi je rencontre souvent des chevaux dont le caractère est opposé à ce que laisserait penser leur nom. Satan était un ange (du moins tant qu'il n'avait pas à affronter l'effrayante bouteille d'eau), Looping est un vrai maître de manège, Bronx était énergique mais pas nerveux, Roméo est plus peureux que charmeur, Hurricane est doux comme une brise légère, Dynamite est une mamie toute tranquille... La jument la plus méchante et agressive que j'ai jamais rencontrée s'appelait Jetaime!
A l'inverse, les plus joueurs feront tout pour respecter le nom qu'ils ont reçus: Farceur aime à jouer avec ses cavaliers et ne se laisse pas rattraper après les avoir désarçonnés. Filou est une teigne. First veut toujours être le premier dans mon cœur. Et personne n'irai nier que Catapulte sait voler (ou presque).
Éventuellement, tu peux jouer avec la description d'une caractéristique physique. Moby Big est ainsi mon gentil géant préféré. Mais souviens-toi quand même qu'un poulain change beaucoup en grandissant, il ne restera pas toute sa vie dégingandé et maladroit!
D'après les Haras Nationaux, il y aurait plusieurs centaines de Licornes en France! Alors, ton défi, c'est de trouver un nom qui sorte de l'ordinaire, pour que ton cheval se fasse remarquer, mais pas trop quand même. Évite les Princesse, mais évite aussi les noms imprononçables, du genre Eyjafjallajökull...
Pense aussi que si ton cheval participe à des concours, quelqu'un devra lire et réussir à prononcer son nom. Et en plus, les jurés de concours ont parfois de l'humour. Alors si ton cheval reste arrêté au milieu de son parcours, tu risques d'entendre qu'"Artik, il est gelé".
Et si tu as l'espoir que ton cheval soit internationalement connu, attention au sens que peut avoir son nom à l'étranger (ou auprès de tes visiteurs venus d'ailleurs). Imaginez ma tête (et ma tentative de retenir un fou rire incontrôlé) lorsque pour mon premier cours en Suisse, on m'a annoncé que je montais Findus. Oui, comme les lasagnes en France! Pas facile à porter par chez nous.
Après toutes ces limites et ces contraintes, je te propose quelques idées à suivre.
Tu peux ainsi choisir un nom en rapport avec sa race: Sleipnir, Reyk et Drottning sont bien des Islandais! Ou alors t'inspirer des pierres précieuses, Quartz ou Diamant...
La nourriture est une thématique très prônée par les cavaliers. Il existe même (au moins) un cheval qui porte un nom de sauce piquante! J'ai aussi rencontré Kisscool, Alza, Chamallow, Myrtille... Dans la même lignée, on passe en mode boissons plus ou moins alcoolisées: Coca, Tequila, Ratafia, Champagne, Blida (Devinez de quelle région je viens rien qu'avec les trois derniers noms. Comment ça, vous ne savez pas ce qu'est un blida?).
Tu peux t'inspirer des lieux d'ici et d'ailleurs, tel un lac russe, une station de ski ou une région plus lointaine, comme l'Indiana. Ou alors, laisse toi aller à des envies d'Histoire: Cléopatre, Melkior, Ramsès, Kéops,...
Pour finir, voici quelques noms jolis et originaux, qui m'ont marqués (mais déjà pris!): Tarentelle, Accroche-Cœur, Bulle, Iqueenko, Swatch, Aquila, Hune...
Et enfin, sache que quoi qu'il arrive, peu importe le nom que tu lui choisiras, quelqu'un trouvera forcément un surnom ridicule pour ce cheval, c'est inévitable. Jaja, Mémé, Pépete, Le Gros, Poney, Morue, Kéké, Babak, Bébé, Milou, Tabs, Pie S'Tache (parce qu'il est pie et qu'il a des tâches), etc... Alors, avant tout, fais toi plaisir en choisissant son nom!
N.B.: A l'exception de Pierre, Paul et Eyjafjallajökull, tous les noms cités ici sont vraiment portés par des chevaux. Oui, même Bob! Et même Findus!
Et toi, quel est le nom de cheval le plus original que tu aies rencontré? Quel nom choisirais-tu pour un poulain en 2015 2016 2017 2018 2019?
Aujourd'hui, je voudrais te parler de quelque chose d'essentiel dans la vie de ton cheval: son nom. Alors d'accord, tu vas me dire que ça va pas changer sa vie qu'il s'appelle Pierre, Paul, Ernest ou Tartine vu qu'il comprend pas le français. Mais quand même, sache que son nom le poursuivra toute sa vie. Il est donc important de bien choisir le nom que tu donnes à ton joli poulain qui vient de naître.
D'abord, il y a quelques règles à respecter: Les poulains nés en France, appartenant à une race gérée par les Haras Nationaux, doivent avoir un nom de 21 caractères maximum, espaces compris, et doivent être déclarés dans les 15 jours suivant leur naissance. Ce nom peut contenir un affixe d'élevage, c'est à dire une partie du nom commune à tous les chevaux nés dans un même élevage. Le nom du poulain doit commencer par une lettre donnée, qui change chaque année.
Mais attention, seulement 22 lettres sont possibles : il n'y a pas de chevaux français avec des noms commençant par W, X, Y ou Z. Après le V, on repart directement à la lettre A. Résultat, en 2019, on est à la même lettre que pour les chevaux nés en 1997... Ce qui est le cas de ma jument, qui a donc 22 ans cette année (ce coup de vieux!). Je me demande bien combien de petites Jasmine je vais voir cette année (mais la mienne c'est la meilleure d'abord!).
Bref, tu l'auras compris, 2019 est l'année des J.
Ensuite, place à ton imagination! Mais je vais quand même te proposer un petit guide pour ne pas te tromper dans ce choix crucial.
Conseil n°1: Ne donne pas à ton cheval un prénom humain.
Nathalie, Juliette, Jasmine (Elle, je l'adore, mais pas son nom!)... Je t'ai déjà raconté ici que les mots employés par les cavaliers peuvent parfois porter à confusion pour les non-cavaliers. Alors imagine si ton cheval porte un vrai prénom: "J'ai monté Bob hier, on a sauté, c'était génial, il était en pleine forme et m'a lancé plein de coups de cul". Ai-je vraiment besoin d'en dire plus? Allez, à la rigueur, tu peux choisir un prénom étranger qui ne sonnera pas comme un prénom pour les gens qui ne le connaissent pas.
Conseil n°2: Évite le (mauvais) jeu de mots
Sache que ce petit poulain deviendra grand, et qu'il est fort possible qu'il participe un jour à un concours, ou tout simplement que son futur propriétaire doive le présenter à de nouveaux venus. Alors attention à la prononciation de son nom.
Exemples vécus: j'ai croisé sur les terrains de concours une jument dont je ne me souviens à ce jour que du nom. Et pour cause: elle était née l'année des J, et portait l'affixe "d'aube". Alors, quand "Juste une daube" rentre en piste, forcément, elle marque les esprits! De même, celui que j'ai précédemment surnommé "Milou" a un nom qui se prononce (mais ne s'écrit pas) "Mille défauts". Bonne chance quand on commence dans la vie avec un nom pareil.
Et en conséquence, Conseil n°3: attention aux noms qui définissent une caractéristique.
Je ne sais pas vous, mais moi je rencontre souvent des chevaux dont le caractère est opposé à ce que laisserait penser leur nom. Satan était un ange (du moins tant qu'il n'avait pas à affronter l'effrayante bouteille d'eau), Looping est un vrai maître de manège, Bronx était énergique mais pas nerveux, Roméo est plus peureux que charmeur, Hurricane est doux comme une brise légère, Dynamite est une mamie toute tranquille... La jument la plus méchante et agressive que j'ai jamais rencontrée s'appelait Jetaime!
A l'inverse, les plus joueurs feront tout pour respecter le nom qu'ils ont reçus: Farceur aime à jouer avec ses cavaliers et ne se laisse pas rattraper après les avoir désarçonnés. Filou est une teigne. First veut toujours être le premier dans mon cœur. Et personne n'irai nier que Catapulte sait voler (ou presque).
Éventuellement, tu peux jouer avec la description d'une caractéristique physique. Moby Big est ainsi mon gentil géant préféré. Mais souviens-toi quand même qu'un poulain change beaucoup en grandissant, il ne restera pas toute sa vie dégingandé et maladroit!
Conseil n°4: Sois original, mais pas trop
D'après les Haras Nationaux, il y aurait plusieurs centaines de Licornes en France! Alors, ton défi, c'est de trouver un nom qui sorte de l'ordinaire, pour que ton cheval se fasse remarquer, mais pas trop quand même. Évite les Princesse, mais évite aussi les noms imprononçables, du genre Eyjafjallajökull...
Pense aussi que si ton cheval participe à des concours, quelqu'un devra lire et réussir à prononcer son nom. Et en plus, les jurés de concours ont parfois de l'humour. Alors si ton cheval reste arrêté au milieu de son parcours, tu risques d'entendre qu'"Artik, il est gelé".
Et si tu as l'espoir que ton cheval soit internationalement connu, attention au sens que peut avoir son nom à l'étranger (ou auprès de tes visiteurs venus d'ailleurs). Imaginez ma tête (et ma tentative de retenir un fou rire incontrôlé) lorsque pour mon premier cours en Suisse, on m'a annoncé que je montais Findus. Oui, comme les lasagnes en France! Pas facile à porter par chez nous.
Conseil n°5: Voici quelques pistes de thématiques à explorer pour nommer ton cheval.
Après toutes ces limites et ces contraintes, je te propose quelques idées à suivre.
Tu peux ainsi choisir un nom en rapport avec sa race: Sleipnir, Reyk et Drottning sont bien des Islandais! Ou alors t'inspirer des pierres précieuses, Quartz ou Diamant...
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| Dédicace ;-) |
Tu peux t'inspirer des lieux d'ici et d'ailleurs, tel un lac russe, une station de ski ou une région plus lointaine, comme l'Indiana. Ou alors, laisse toi aller à des envies d'Histoire: Cléopatre, Melkior, Ramsès, Kéops,...
Pour finir, voici quelques noms jolis et originaux, qui m'ont marqués (mais déjà pris!): Tarentelle, Accroche-Cœur, Bulle, Iqueenko, Swatch, Aquila, Hune...
Et enfin, sache que quoi qu'il arrive, peu importe le nom que tu lui choisiras, quelqu'un trouvera forcément un surnom ridicule pour ce cheval, c'est inévitable. Jaja, Mémé, Pépete, Le Gros, Poney, Morue, Kéké, Babak, Bébé, Milou, Tabs, Pie S'Tache (parce qu'il est pie et qu'il a des tâches), etc... Alors, avant tout, fais toi plaisir en choisissant son nom!
N.B.: A l'exception de Pierre, Paul et Eyjafjallajökull, tous les noms cités ici sont vraiment portés par des chevaux. Oui, même Bob! Et même Findus!
19 février 2015
La Mongolie est un pays aux multiples facettes. Il est une journée particulière de mon voyage en ce pays qui fut pour moi celle du contraste, celle qui m'a montré toute la dureté et toute la douceur de ce pays: son climat et son peuple.
Il est bientôt temps de dire au revoir au pays des lacs, après que l’aube se soit levée. Partir de ce bout du monde où nous avons vécus au milieu de nulle part pour redescendre vers les steppes.
Les yaks sont chargés, les bouteilles de pastis finies au petit déjeuner pour ne pas s’encombrer. Nous retrouvons le chemin pris à l’aller bien changé, car la météo est venue s’en mêler. Ce sera une première pour moi : rando sous la neige… et derrière les yaks. Petit à petit, les jaunes, bruns et verts se couvrent d’un blanc uni, d’où tranche seul le mouvement des quelques cavaliers que nous sommes. La forêt est belle, parée de ses couleurs d’hiver. Si l’on demande à Boldo, vêtu comme chaque jour de ses éternels del et chapeau, sans gants, il répond comme toujours que « ça va ! ». Pour nous, le repas de midi au chaud sous la yourte d’un ami d’un de nos guides est le bienvenu.
Puis nous repartons au rythme du pas des yaks. C’est qu’ils avancent, malgré leur chargement. Ils sont en liberté devant nous, guidés par la voix. Il est parfois nécessaire à l’un des « conducteurs de yaks » d’aller en ramener un dans le droit chemin, surtout dès lors que la piste a rejoint la vallée, ses grands espaces et ses troupeaux en liberté. Nous installons notre campement en lisière de forêt avec une vue imprenable sur la steppe dégagée devant nous. Un petit « village » de yourtes est installé à proximité, chacun à portée de vue de son voisin mais en gardant tout de même ses distances.
Les yaks rentrent chez eux et je pars avec Boldo chez les nomades. Objectif: contacter nos chauffeurs de 4X4 pour qu’ils sachent où nous retrouver. Dans la yourte, le téléphone portable a sa place: pendu à l’une des poutres du plafond, probablement positionné de façon optimisée pour la meilleure réception. Il y reste d’ailleurs pendant les appels, avec le haut-parleur. Il nous faudra pourtant visiter une deuxième yourte pour réussir à passer l’appel, avec le deuxième thé au lait salé et les biscuits secs et la crème qui l’accompagnent. Lorsque nous repartons vers le campement, une nouvelle tempête s’est levée: visibilité réduite, désorientation complète, mais confiance totale et galop sous la neige exceptionnel.
On se réchauffe tous autour d’un feu de camp lorsque les 4X4 arrivent: sauvés! C’est alors l’occasion de s’entasser à 9 dans un 4X4 pour partir au ravitaillement pour l’apéro du soir. Ce trajet en 4X4 est une aventure en soi. Creux et bosses, traversées de rivière à gué, chien qui court devant la voiture et qu’il faut éviter…au milieu d’un paysage sublimé par la neige qui a cessé de tomber.
Les magasins de ce pays sont comme le reste: ils ne sont pas signalés. Il faut l’œil d’un habitué pour reconnaître une boutique dans l’une des rares maisons en dur rencontrées. Mais ils n’ont pas ici ce que nous cherchons. Dembe se propose alors pour rejoindre le village le plus proche en moto et nous ramener à boire: 25 km supplémentaires de steppe. Ils sont étonnants ces Mongols! Grâce à lui, de retour au campement, c’est repas et veillée, animée et arrosée, au coin du feu de bois. Après une journée si froide, la Mongolie révèle toute sa chaleur humaine autour des flammes et d'une bouteille de Vodka.
Une nouvelle journée s’éveille avec le lever du soleil. Nous repartons à travers les steppes. Dire que l’on arriverai presque à s’habituer à cette immensité entourée de montagnes et couverte de troupeaux avec de nombreux petits nés au printemps. Parfois même nous croisons des chevaux en liberté à quelques mètres de nous. Le paysage est plutôt herbe rase, sol de roche volcanique affleurante et fossés creusés en d’autres temps par les ruisseaux et rivières. Parfois des arbres forment un bois clairsemé, et c’est au détour de l’un de ceux-là, au cœur d’une clairière qui offre une bulle d’intimité, que nous arrivons chez notre guide Chimid-Dorj. C’est dans sa yourte, avec sa fille et sa femme que nous prenons le repas de midi. Celle-ci prépare d’ailleurs à notre arrivée une spécialité surprenante: le lait est mis à évaporé peu à peu sur le poêle, pour n’en garder que l’essentiel, une substance blanche qui a l’aspect et la texture d’une éponge, et un gout plutôt amer.
Peu après notre départ, nous croisons un troupeau de chevaux qui semble s’intéresser à nous. Ce sont les chevaux de Chimid-Dorj, et leurs appels à leurs compagnons nous suivent quelque temps. Bientôt, nous dévorons les lieues au rythme de la « marche de Genghis Khan », l’allure utilisée par celui-ci pour tester l’endurance de ses soldats. Il s’agit d’un petit trot que les chevaux peuvent tenir très longtemps… mais pas forcément les cavaliers! Boldo anime notre journée en appelant régulièrement Alain, qu’il a surnommé « Owo », grand-père.
Après une petite course au grand galop, nous nous engageons dans une étroite vallée perpendiculaire à la vallée de l’Orkhon. Petite vallée, ruisseau enserré entre deux montagnes, en laquelle bouillonne un concentré de vie. L’herbe y est plus verte, yourtes, hommes, chiens et troupeaux plus nombreux. On y rencontre même un tracteur en train de labourer. Charrue à deux fers et petit tracteur sont à la dimension du champ. D’ailleurs, ici, ce sont les champs qui sont enfermés, quand les bêtes sont en liberté.
Plus nous nous enfonçons dans la vallée, plus les signes de la présence humaine se font rares, jusqu’à ce que la piste devienne le dernier témoin du passage de l’homme. Nous sommes seuls au cœur des bois. Puis, soudain, nous atteignons les sources chaudes, des chalets de bois tout neufs…tellement neufs qu’ils ne sont pas encore terminés. Mais il y a tout de même une solution pour se laver: la douche de plein air, à l’eau soufrée des sources chaudes. Mélangée à l’eau froide de la cuve métallique à l’extérieur, celle-ci atteint la température idéale. Ajoutez un tuyau d’arrosage, quelques cavaliers un brin téméraires grisés par les joies du voyage, des maillots de bain, un toit et des rideaux en tissus pour couper le vent glacial, et vous obtenez le bonheur simple d’une bonne douche chaude!
Voilà, la Mongolie, c'est tout ça, une terre de contrastes, une terre dure mais habitée par des Hommes au grand cœur, une terre si belle à découvrir à cheval.
Prochaine étape : "Le Nadaam, un concentré de l'âme mongole"
Retrouvez aussi tous les articles sur mon voyage en Mongolie: récit au jour le jour et conseils.
| Vue depuis la yourte au réveil |
Il est bientôt temps de dire au revoir au pays des lacs, après que l’aube se soit levée. Partir de ce bout du monde où nous avons vécus au milieu de nulle part pour redescendre vers les steppes.
| Sommes-nous toujours en Mongolie? |
Puis nous repartons au rythme du pas des yaks. C’est qu’ils avancent, malgré leur chargement. Ils sont en liberté devant nous, guidés par la voix. Il est parfois nécessaire à l’un des « conducteurs de yaks » d’aller en ramener un dans le droit chemin, surtout dès lors que la piste a rejoint la vallée, ses grands espaces et ses troupeaux en liberté. Nous installons notre campement en lisière de forêt avec une vue imprenable sur la steppe dégagée devant nous. Un petit « village » de yourtes est installé à proximité, chacun à portée de vue de son voisin mais en gardant tout de même ses distances.
| De drôles de panneaux fleurissent au milieu de la steppe |
Les yaks rentrent chez eux et je pars avec Boldo chez les nomades. Objectif: contacter nos chauffeurs de 4X4 pour qu’ils sachent où nous retrouver. Dans la yourte, le téléphone portable a sa place: pendu à l’une des poutres du plafond, probablement positionné de façon optimisée pour la meilleure réception. Il y reste d’ailleurs pendant les appels, avec le haut-parleur. Il nous faudra pourtant visiter une deuxième yourte pour réussir à passer l’appel, avec le deuxième thé au lait salé et les biscuits secs et la crème qui l’accompagnent. Lorsque nous repartons vers le campement, une nouvelle tempête s’est levée: visibilité réduite, désorientation complète, mais confiance totale et galop sous la neige exceptionnel.
| Monter les tentes face à un tel paysage, c'est magique |
On se réchauffe tous autour d’un feu de camp lorsque les 4X4 arrivent: sauvés! C’est alors l’occasion de s’entasser à 9 dans un 4X4 pour partir au ravitaillement pour l’apéro du soir. Ce trajet en 4X4 est une aventure en soi. Creux et bosses, traversées de rivière à gué, chien qui court devant la voiture et qu’il faut éviter…au milieu d’un paysage sublimé par la neige qui a cessé de tomber.
Les magasins de ce pays sont comme le reste: ils ne sont pas signalés. Il faut l’œil d’un habitué pour reconnaître une boutique dans l’une des rares maisons en dur rencontrées. Mais ils n’ont pas ici ce que nous cherchons. Dembe se propose alors pour rejoindre le village le plus proche en moto et nous ramener à boire: 25 km supplémentaires de steppe. Ils sont étonnants ces Mongols! Grâce à lui, de retour au campement, c’est repas et veillée, animée et arrosée, au coin du feu de bois. Après une journée si froide, la Mongolie révèle toute sa chaleur humaine autour des flammes et d'une bouteille de Vodka.
Une nouvelle journée s’éveille avec le lever du soleil. Nous repartons à travers les steppes. Dire que l’on arriverai presque à s’habituer à cette immensité entourée de montagnes et couverte de troupeaux avec de nombreux petits nés au printemps. Parfois même nous croisons des chevaux en liberté à quelques mètres de nous. Le paysage est plutôt herbe rase, sol de roche volcanique affleurante et fossés creusés en d’autres temps par les ruisseaux et rivières. Parfois des arbres forment un bois clairsemé, et c’est au détour de l’un de ceux-là, au cœur d’une clairière qui offre une bulle d’intimité, que nous arrivons chez notre guide Chimid-Dorj. C’est dans sa yourte, avec sa fille et sa femme que nous prenons le repas de midi. Celle-ci prépare d’ailleurs à notre arrivée une spécialité surprenante: le lait est mis à évaporé peu à peu sur le poêle, pour n’en garder que l’essentiel, une substance blanche qui a l’aspect et la texture d’une éponge, et un gout plutôt amer.
Peu après notre départ, nous croisons un troupeau de chevaux qui semble s’intéresser à nous. Ce sont les chevaux de Chimid-Dorj, et leurs appels à leurs compagnons nous suivent quelque temps. Bientôt, nous dévorons les lieues au rythme de la « marche de Genghis Khan », l’allure utilisée par celui-ci pour tester l’endurance de ses soldats. Il s’agit d’un petit trot que les chevaux peuvent tenir très longtemps… mais pas forcément les cavaliers! Boldo anime notre journée en appelant régulièrement Alain, qu’il a surnommé « Owo », grand-père.
| Rencontres dans la steppe |
Après une petite course au grand galop, nous nous engageons dans une étroite vallée perpendiculaire à la vallée de l’Orkhon. Petite vallée, ruisseau enserré entre deux montagnes, en laquelle bouillonne un concentré de vie. L’herbe y est plus verte, yourtes, hommes, chiens et troupeaux plus nombreux. On y rencontre même un tracteur en train de labourer. Charrue à deux fers et petit tracteur sont à la dimension du champ. D’ailleurs, ici, ce sont les champs qui sont enfermés, quand les bêtes sont en liberté.
| Le champ dans son parc |
| Le tracteur, une soudaine touche de modernité |
Plus nous nous enfonçons dans la vallée, plus les signes de la présence humaine se font rares, jusqu’à ce que la piste devienne le dernier témoin du passage de l’homme. Nous sommes seuls au cœur des bois. Puis, soudain, nous atteignons les sources chaudes, des chalets de bois tout neufs…tellement neufs qu’ils ne sont pas encore terminés. Mais il y a tout de même une solution pour se laver: la douche de plein air, à l’eau soufrée des sources chaudes. Mélangée à l’eau froide de la cuve métallique à l’extérieur, celle-ci atteint la température idéale. Ajoutez un tuyau d’arrosage, quelques cavaliers un brin téméraires grisés par les joies du voyage, des maillots de bain, un toit et des rideaux en tissus pour couper le vent glacial, et vous obtenez le bonheur simple d’une bonne douche chaude!
| Vallée verte |
Voilà, la Mongolie, c'est tout ça, une terre de contrastes, une terre dure mais habitée par des Hommes au grand cœur, une terre si belle à découvrir à cheval.
Prochaine étape : "Le Nadaam, un concentré de l'âme mongole"
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15 février 2015
Juste une petite citation à méditer pour ce dimanche.
"Aujourd'hui, à l'époque de la machine, de l'engin ultra-perfectionné avec lequel l'homme a marché sur la lune, le cheval, ce merveilleux compagnon, apporte un peu de poésie dans une vie qui, par la force des choses et des circonstances, devient trop mécanisée."
| À l'entrée du Grand Palais, Saut Hermès 2012 |
Nuno Oliveira, 1981











