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21 janvier 2016

Top 3 des réseaux sociaux version équestre

21.1.16 8 Petits Mots
T'es cavalière? T'es complètement fan de ton poney de club chouchou? Tu fais des concours depuis 3 jours? Tu as acheté un nouveau tapis? Et t'as pas encore partagé tout ça sur Internet? Nan mais allo quoi, t'es cavalière et t'as pas de skyblog?

Alors là vraiment, je suis déçue! Parce que Internet est un vrai paradis pour les adolescentes hystériques cavalières passionnées. Un lieu de partage plein de kikoulol et autres émoticônes cœur débats philosophiques profonds sur l'art équestre, de revue des achats inconsidérées tests de matériel équestre argumentés, de photos de chevaux toutes floues en mode "il est kro mignon" clichés photographiques recherchés mettant en valeur la plus noble conquête de l'homme.

Alors, pour que tu ne te perdes plus dans l'immensité du web, sans plus tarder, je te propose de découvrir le podium des réseaux sociaux pour cavalières (et cavaliers un peu aussi, on en rencontre parfois). Un podium bien évidemment parfaitement argumenté et pas du tout subjectif.

Attention, roulement de tambours...


1ère place - le vainqueur absolu: Google+ 


Il est un site que tu ne peux manquer sous aucun prétexte, toi qui clames avec ardeur ta fascination pour ton loulou préféré. Un site où tu rencontreras une communauté qui te ressemble. Voir même plusieurs! J'ai nommé Google Plus, et ses communautés "équitation", "Passion Cheval" ou encore "Pour les cavalières". Des noms aux titres évocateurs de leurs contenus à la qualité irréprochable.
 

Sur ce réseau social, les fautes de français nous arrachent les yeux des plumes poétiques expriment leur passion, tout le monde veut savoir si tu as passé plus de galops que les autres des sondages nous font réfléchir à notre pratique équestre, ou encore on te propose de choisir entre 3 photos floues de poons pour savoir lequel est le plus beau les mérites de différentes montures sont comparés finement. Ah Google Plus, que j'aime parcourir tes pages et apporter ma contribution à ta grandeur. Enfin, c'est un peu aussi surtout pour partager mes articles pour qu'ils soient un peu plus lus et parce qu'il parait que tu aides au référencement par ton chef Google (mais juste un peu hein!).

Mais parfois, Google+, je te fais des infilités. Je vais me promener sur le numéro 2 de ce classement!

2ème place -Dans la catégorie "Réservé aux cavaliers": Horsealot

Là, il n'y a que des cavaliers! C'est rien que pour nous! Quoi, tu ne connais pas Horsealot? Horsealot, c'est un nouveau réseau social spécial cavalier(e)s, qui permet de créer un profil pour soi et pour ses chevaux. L'originalité d'Horsealot, c'est la possibilité de poser des questions publiques à tous les membres. Horsealot est donc une sorte d'hybride entre le forum et le réseau social.

Du coup, on y découvre toutes les questions qui peuvent passer par la petite tête des "cavaliers". Tout plein de questions stupides intelligentes, complexes, qui nécessitent une réflexion approfondie pour y répondre et suscitent le débat. Si, si, la preuve, un exemple au hasard: "On peut débourré un cheval quand il a 1ans" (Oui, écrit exactement comme ça...)? Un vrai lieu d'expression de la culture équestre moderne!


3ème place - Dans la catégorie "Images": Instagram

Pour me cultiver un peu plus, je me suis aussi inscrite sur Instagram. Un endroit où on peut voir: des photos de chevaux, des photos de chevaux, des photos de matériel équestre, des photos de chevaux, des photos de pré avec un cheval au loin, des photos de chevaux, des photos de fumier, des photos de chevaux, des photos de chiens, des selfies avec des chevaux, et aussi, parfois, des photos de chevaux. 
 
Voilà mon podium! Quel est le votre?



Vive les chevaux, vive Internet, vive les réseaux sociaux


Et vous savez ce qui est le pire dans tout ça? C'est que j'insiste: j'y suis, j'y reste, et même j'y contribue! Et j'aime ça! Parce qu'au milieu des posts gnagnan de Google Plus, on découvre parfois une perle, parce que nombre de questions sur Horsealot sont intéressantes et enrichissantes et que les réponses y sont constructives, parce que les photos de chevaux sur Instagram sont toutes différentes. Et surtout, surtout, parce que l'Internet des chevaux est plein de jolis blogs bien faits, que vous pouvez aussi retrouver sur Equi-Hub, le site des blogs équestres.
En un mot pour la fin: Vive le Web équin!


PS: Vous pouvez donc me retrouver sur Google+, Horsealot, Instagram et Equi-hub. Et je suis particulièrement active sur Facebook et Twitter.
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14 janvier 2016

De l'importance de savoir adapter son équitation aux circonstances

14.1.16 8 Petits Mots
Du grand anglo au petit Islandais, du fin pur sang arabe à la Dodue Gypsy Cob, du pepère planplan à la miss nerveuse, la revue des montures pourrait durer mille ans. À nu ou bien calé dans l'imposante selle western, avec un mors, un hackamore ou sans les mains, pomponné comme pour un défilé ou les fanons tout crottés, harnaché à n'en plus voir la robe ou dégarni de la tête au pied, encore tant de variations dans la situation.


On est bien loin du dessin aux proportions et apparences parfaites de notre manuel Lavauzelle. Je fais du cheval, mais quel cheval? Celui du bouquin, ni trop vif, ni trop malin, ni trop large, ni trop fin? Celui rêvé, celui fantasmé, l'exemple parfait qui nous est enseigné? Celui-là même que j'ai longtemps cru connaitre, celui qui m'a tout appris. Tu montes à cheval, mais as-tu appris à te détacher de ce cheval imaginaire qui guide les premiers pas du cavalier?

L'équitation n'est pas une science exacte, mais l'art insaisissable de la multiplicité du vivant. Il y a l'équitation du débutant, celle des premiers pas hésitants, des essais et des découvertes. Il y a l'équitation bien huilée du cavalier sportif, ses fondamentaux essentiels et ses règles caractérielles. Et puis il y a l'équitation de circonstance. Celle qui change et qui s'adapte, celle qui varie, qui glisse des allures mesurées à la liberté du mouvement. Il y a l'équitation du cheval imaginaire, et celle du cheval vrai.

Si l'on me demande quelle équitation je pratique, je ne saurais plus répondre. Tour à tour française ou suisse, en faisant un détour par la version mongole, précise et concentrée sur la piste du manège ou détendue et relâchée dans les chemins de liberté. La main souple et légère toujours au contact, ou bien inutilisée. La voix ou les jambes comme aide préférée pour avancer. Tout dépend. Du cheval, du lieu, du travail, de l'objectif recherché. De là où je veux aller. C'est une équitation à géométrie variable.

L'équitation se défie d'une définition, car elle est multiforme et adaptable. Elle ne peut qu'être changeante et modulable à chaque instant. Apprendre à écouter, à saisir les nuances des circonstances pour mieux monter. As-tu remarqué comme celui-ci joue à s'effrayer de l'apparition d'un sac en papier, et comme celui-là tient tête aux cavaliers un peu trop zélés? Ferme, doux, attentif, patient, autoritaire, curieux, détendu, sérieux, il te faudra savoir jouer sur la gamme complexe des émotions pour dérouler la partition équestre avec un instrument vivant toujours différent.

Regarde autrement

Ce n'est qu'à l'écoute des circonstances que l'équitation fait sens. Le cavalier n'est pas une machine automate bien rodée, mais un savant mélange d'expérience et d'adaptabilité. Regarde, écoute, perçois, comprend. N'essaie pas d'appliquer les règles à la lettre, mais prend les pour guides sur un chemin serpentin. Oublie ce que tu as appris pour mieux le réapprendre.

Offre-toi la chance de monter différemment, de monter dans l'instant, de monter comme tu le sens.

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7 janvier 2016

2015-2016: Inventaire charivarique

7.1.16 15 Petits Mots
Puisque tous nos chevaux ont fait un "Level Up" en ce premier janvier en prenant officiellement une année de plus, je vous propose une petite revue désordonnée du passé et de l'avenir de Cavali'Erre pour fêter ce drôle d’anniversaire administratif de nos montures préférées.

Mais d'abord, il est d'usage de souhaiter des vœux en cette période de l'année. Pour ne pas répéter la formule habituelle trop galvaudée, je ne vous souhaiterai qu'une chose aujourd'hui: "Vivez votre passion comme vous l'entendez".


À méditer

C'est d'ailleurs un principe que j'applique sur mon blog: j'écris au gré de mes envies et de mes inspirations. Il y a mes récits de voyage bien sûr. D'ailleurs, je ne sais pas encore où j'irai cette année et ce que j'en rapporterai comme souvenir.

Mais il y a aussi mes articles d'humeur, ceux où je partage mes idées et mes conseils. Ceux-là semblent être ceux qui vous plaisent le plus. D'ailleurs, c'est l'un d'entre eux qui bat tous les records de vues sur le blog. Et oui, vous étiez nombreux en 2015 à chercher un nom pour votre poulain. Reste à savoir si mes conseils vous y ont vraiment aidé... (Tiens, il faudrait que je fasse une mise à jour version 2016 de cet article.)

Donc j'en conclus qu'il faudrait que je continue sur cette lancée pour vous plaire. On verra selon l'inspiration. Il faut dire que celle-ci est bien souvent insaisissable et aime à se jouer de moi. L'année dernière, j'ai tenté de relever plusieurs défis proposés par la blogosphère, avec plus ou moins de régularité. Il y a eu les Apéros Cosmiques de ma copine Aileza, les Instantanés Singuliers de la poétesse Marie Kléber, et une tentative sans suite de participer à l'atelier des Jolies Plumes.

2015, c'était aussi une année de partage avec mes lecteurs, avec un super concours pour la première année du blog, une tournée du Pony Express dans vos boîtes aux lettres, et une deuxième édition toujours aussi passionnante du Calendrier de l'Avent équestre.

Bref, j'ai beaucoup aimé cette année 2015. Mais 2015, c'est aussi une fin d'année avec moins de régularité sur le blog, du fait de mon déménagement dans un nouveau pays. Le bon côté, c'est que ma découverte de la Suisse et de son équitation est une source d'articles pour ce blog.

Alors pour 2016, j'ai décidé de m'organiser un peu (enfin de tenter, c'est tout l'art des bonnes résolutions de début d'année de ne pas durer). J'ai bien envie de reprendre le projet 52 de Ma', qui consiste à publier une photo chaque semaine sur un thème donné. Mais pour le faire plus facilement et tenir plus longtemps qu'en 2015 (défi: tenir plus de 4 mois donc...), je le ferai sur mon nouveau compte Instagram. Compte Instagram sur lequel je partage aussi mes découvertes suisses et bien sûr mes expériences équestres plus ou moins insolites. Venez m'y rejoindre!

Enfin, le blog restera bien sûr actif, mais je ne sais pas à quel rythme. Mon objectif: au moins un article tous les 15 jours, toujours publié le jeudi à 16h. Et peut-être plus souvent selon l'inspiration et l'envie du moment.

Voilà, en cette année 2016, Cavali'Erre va explorer de nouveaux horizons, mais toujours en pensant cheval, voyage et découvertes. 


Il ne me reste plus qu'à conclure avec un mot tout simple et si important qui vous est adressé. Pour votre fidélité et vos commentaires: Merci!

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24 décembre 2015

Mon secret pour trouver LA rando PARFAITE

24.12.15 7 Petits Mots
Et voilà. Vous avez parcouru Cavali'Erre de long en large et vous n'avez plus qu'une envie: partir randonner à cheval... Allez, avouez-le, ça vous tente! Alors, parce que je vous aime beaucoup, chers lecteurs, j'ai décidé de vous faire un cadeau pour Noël. Je vais vous révéler l'un de mes secrets!

Parce que voilà, après avoir bavé sur tous les catalogues de randonnées équestres mes récits de rando, vous n'arrivez pas à faire votre choix parmi toutes les destinations proposées. Pourquoi croyez-vous que je planque le catalogue au fond de mon placard, hein? C'est juste pour éviter de vouloir toutes les tester (Maudit Internet, lui j'arrive pas à le planquer).

Que choisir, où aller?

Bref, après avoir rêvassé pendant des heures, vous décidez de partir (en rando à cheval si vous avez bien tout suivi) et là, c'est le moment crucial. Malgré tous vos espoirs, compte en banque et emploi du temps se sont ligués contre vous (ça n'arrive pas qu'à moi quand même?). Donc, il faut CHOISIR!!!

Etape très difficile que de limiter son rêve à une seule destination. Mieux vaut ne pas se tromper. Alors aujourd'hui, rien que pour vous, je vais vous livrer mon SECRET. Mais chut, ça reste entre nous, promis?


Vous êtes prêts? Roulements de tambours...
Pour trouver la bonne rando, il faut choisir celle qui a le truc en plus.


Mon secret: le truc en plus...


Un truc en plus? C'est ça son secret? C'est ce que vous vous dites, là tout de suite, non? Bon, allez, comme je suis gentille, je vous explique.

Ce truc en plus, c'est ce qui fait que cette rando en particulier vous a tapé dans l’œil, ce truc qu'on en retrouve pas (ou peu) ailleurs, ce truc dont vous avez envie.

Comment l'identifier? Pensez à ce que vous aimez. Il y a deux possibilités:

             -soit il s'agit d'une envie équestre. Vous avez peut-être quelque part une liste de vos envies équestres. Sinon, c'est l'occasion de l'écrire. Un galop sur la plage, dans la neige, une race de chevaux qui vous passionne, etc... Une randonnée à cheval est souvent l'occasion de réaliser ce petit rêve dans un plus grand rêve de randonnée.

                 - soit vous avez d'autres passions. L'équitation est une passion magnifique, mais vous avez sûrement d'autres centres d'intérêts. C'est l'occasion de conjuguer vos passions. Il y en a pour tous les goûts: de l'amateur de bon vin au photographe en herbe, du pratiquant du yoga au passionné d'histoire. Vous pouvez ainsi visiter des routes des vins à cheval (mais est-ce raisonnable, à vous de juger!), vous exercer à la photo au cours de votre rando, découvrir le yoga entre deux galops dans les steppes mongoles ou encore visiter Petra à cheval... Et non, je n'ai rien inventé, toutes ces randos existent vraiment. Pour les aventuriers qui n'ont peur de rien, vous pouvez tester les safaris pour vous retrouver à cheval face à des éléphants ou des lions!

Même si je ne m'en suis pas toujours rendue compte au moment où j'ai choisi mes randos, elles avaient toutes ce truc en plus qui les rendaient spéciales à mes yeux. J'ai ainsi pu rencontrer un peuple qui vit le cheval au cœur de sa culture, galoper dans et sous la neige, randonner en France sur des chevaux islandais et galoper à cru et me baigner avec mon cheval sur une plage immense quasi déserte... Les plus forts d'entre vous auront trouvé chaque destination associée à mes trucs en plus, les autres pourront cliquer dessus pour vérifier.

Autre conséquence, il y a aussi cette rando que je n'ai pas (encore) faite, parce que je n'ai pas trouvé le truc en plus. Un vieux rêve, un pays pas si lointain qui me tente depuis longtemps: l'Irlande. Alors je continue à rêver, et à chercher pour un jour aller réaliser ce rêve avec un truc en plus.

http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...

Voilà, j'espère que cet article-cadeau de Noël vous a plu. Je prends une petite pause de fin d'année, et on se retrouve en 2016! Je vous souhaite à tous de belles fêtes!

Et en attendant, dites-moi: avez-vous identifié le truc en plus qui pourrait vous décider à choisir votre destination?


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21 décembre 2015

Secrets

21.12.15 3 Petits Mots
Connaissez-vous le secret de la relation des cavaliers avec l'hiver? Savez-vous pourquoi les cavalières se plaignent bien souvent de la venue de cette saison froide? Je vous le révèle dans mon article du jour sur le Calendrier de l'Avent équestre.

Secrets dissimulés dans l'ombre

Je vous invite d'ailleurs à découvrir les contributions toutes très sympathiques et variées des autres blogueuses équestres à ce calendrier.

Et puis j'ai envie de vous révéler un autre de mes secrets de cavalière. Un de mes secrets en rapport avec la randonnée. Avez-vous envie de le découvrir? Si oui, je vous l'offrirai pour Noël, rendez-vous jeudi 24 à 10h sur ce blog!

À bientôt!  
 
 
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17 décembre 2015

Petite astuce hivernale

17.12.15 25 Petits Mots
Ces derniers temps, j'ai pris une petite habitude qui semble surprendre les cavalières de mon nouveau club. Au point où certaines me demandent si j'ai besoin d'aide pour préparer mon cheval! Pourtant, ça va, ça je sais faire. Mais c'est vrai que j'ai tendance à faire une petite pause dans la préparation de mon cheval au moment de mettre le filet.

Voilà donc ce qui les surprend: un cheval à moitié préparé au milieu de l'écurie, avec les rênes autour du cou et moi le filet dans les mains. Mais non, je ne suis pas en train de me demander que faire de ce tas de lanières en cuir (encore que, je galère bien avec la martingale du grand Moby Big que je monte régulièrement). Simplement, au moment où mes mains effleurent le mors, elles ressentent tout le froid hivernal qui s'y est accumulé. 

Souvenez-vous, c'est dans sa bouche que vous mettez le mors

Alors, au lieu de tenter de glisser ce drôle de glaçon métallique dans la bouche d'un cheval récalcitrant (et franchement, vu la température du truc, je le comprends), je prends quelques instants pour l'entourer de mes mains et le réchauffer. Le mors, hein, pas le cheval! Lui réussirait plus vite à me réchauffer que moi je pourrais le réchauffer! Bref, donc, je bugue un temps dans la préparation de mon cheval, les mains en train de congeler autour du mors de mon cheval. Et alors j'ai un mors un peu moins froid, que je peux faire accepter plus facilement à mon cheval.

C'est un geste tout simple, tout doux, pour lui offrir un peu plus de confort. Un petit rien du tout pour moi mais tant pour lui.
 
Le grand Moby, qui profite en ce moment de ma petite habitude


Alors je me demandais, tout simplement: le faites-vous aussi? Est-ce tellement surprenant de songer qu'un cheval puisse difficilement apprécier d'avoir un mors très froid dans la bouche, même s'il finira par se réchauffer? Dites-moi que je ne suis pas la seule?

En tout cas, il y a une chose qui me fait plaisir: celles qui me voient agir ainsi s'interrogent sur ce geste, et en comprennent le sens. Alors je le partage avec vous, pour transmettre aussi un peu de chaleur à chaque cheval que vous monterez cet hiver! Voici donc une astuce, un truc, une drôle d'habitude que j'avais envie de partager avec vous. Deux mains autour d'un mors, pour transmettre à mon cheval toute la chaleur présente dans mon cœur


Ce petit geste est ma participation inattendue et improbable à la Cavalcade des blogs de cet hiver, proposée par Gaëlle, qui nous invite à partager nos trucs et astuces de cavaliers. Et parce que Gaëlle nous à lancé un défi, celui de réunir 25 participants pour cette édition de la Cavalcade, je vous invite vous aussi à participer!

Et parce que c'est bientôt Noël, je vous invite aussi à lire la Calendrier de l'Avent en ligne qui vous est offert par les blogueurs équestres. Vous pourrez y découvrir ma participation la semaine prochaine?
 
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10 décembre 2015

Les coulisses de Randocheval Mongolie: l'aventure de faire voyager les autres

10.12.15 0 Petits Mots
Voyager à cheval, découvrir de nouveaux pays, rencontrer les peuples cavaliers... Des rêves qui peuvent devenir réalité presque facilement grâce au travail de passionné(e)s dont le métier est de faire voyager les autres. Sabine Grataloup a accepté de nous révéler les coulisses d'une expérience pas comme les autres, celle de la création de l'agence de voyages équestres spécialisée pour la Mongolie, Randocheval Mongolie.



Une découverte et une rencontre


Mai 2012: je pose pour la première fois les pieds en Mongolie. Un pays qui me laissera des souvenirs inoubliable, ce pays qui vous transforme et vous éblouit.

Ce voyage, il m'a paru simple: je me suis laissée porter par l'organisation de Randocheval Mongolie. Pourtant, il est le fruit de plus d'une année de travail. Retour sur la naissance de cette agence.

2011: Sabine Grataloup, directrice de RandoCheval, vient en Mongolie pour une randonnée de repérage. Elle y arrive sceptique, peu convaincue des possibilités de ce pays en matière de randonnée équestres. Elle en repart enchantée.
"J’ai été époustouflée par les paysages, bien sûr : le cliché des « grands espaces », on ne peut pas le comprendre tant qu’on ne l’a pas vécu. C’est vertigineux, on perd tout repère, tout est grand, très grand. Il n’y a pas de barrières, le sentiment de liberté est indescriptible.

Puis il y a la rencontre avec les nomades, le contraste entre l’immensité à l’extérieur et le cocon chaleureux de la yourte. Leur joie de vivre, simplement, au rythme des troupeaux et des saisons, dans cette nature extrême qui nous dépasse. Et aussi la fragilité de leur mode de vie, menacé par les aléas du climat comme c’est le cas depuis des milliers d’années.


Et enfin les chevaux, ces petits chevaux qui semblent venus du fond des temps, à l’endurance incroyable, qui vivent libres toute l’année dans des conditions climatiques extrêmes, passant de -30° l’hiver à +30° en été. J’ai beaucoup d’amour et de respect pour ces chevaux qui n’ont jamais de nom."
S. Grataloup


Pourtant, organiser des randonnées équestres en Mongolie était compliqué. En effet, Randocheval n'avait pas trouvé de partenaire local fiable, contrairement aux autres pays du monde. Difficile pour l'agence de proposer des voyages de qualités. C'est une rencontre qui mettra Sabine sur la voie d'une autre solution.

En effet, en découvrant ce pays, Sabine y rencontre aussi Yeruult, un Mongol ayant vécu 15 ans en France. Parfaitement bilingue, il vivait de la précarité du métier de guide, ne pouvant travailler que l'été.

Ils choisissent alors de se faire confiance pour mettre en place leur propre structure qui répondra aux exigences des cavaliers français tout en étant au plus proche du terrain.
"Je dois bien dire aussi qu’à titre personnel, cette option me donne également de très bons prétextes de voyager régulièrement en Mongolie, ce qui a été ma motivation première !" S.G.


Le début de ce que Sabine Grataloup qualifie "d'aventure".

"Une grande aventure équestre et humaine"  


Créer une entreprise mongole est la seule solution pour pouvoir avoir officiellement une agence de voyages en Mongolie. C'est donc un défi administratif à relever, dans une langue inconnue en plus.
Il a fallu naviguer dans le maquis de la législation de ce pays encore très marqué par ses années communistes, avec en plus le handicap de la langue, c’était une expérience vraiment très différente de la création d’une entreprise en France ! Tout est compliqué : rédiger les statuts, trouver un comptable, trouver un bureau... S.G.

Un défi conclu par la naissance de Randocheval Mongolie, dont Sabine est la propriétaire et Directrice Générale, et Yeruult le Directeur Exécutif.


La suite de l'aventure est autre: il faut créer des randonnées, choisir des itinéraires, trouver des guides....

Chaque randonnée a sa propre histoire, chacune est née d'un souhait différent, que ce soit celui de découvrir la face hivernale de la Mongolie, celui de trouver un plus grand confort ou encore celui d'un voyage au long cours. Mais toutes sont nées de la même façon. Il y a d'abord eu une envie, un rêve d'aventure, l'identification d'un besoin. Et ensuite la recherche des solutions. 

Yeruult connait à la fois les cavaliers français et la culture nomade. Ces connaissances lui permettent de bien choisir les éleveurs qui guideront les randonnées, et de les former. Une fois les premiers contacts établis, une randonnée de repérage est effectuée, pour trouver le meilleur itinéraire et savoir à quoi la randonnée espérée peut réellement ressembler. Une étape indispensable pour que les clients n'aient pas de mauvaise surprise à leur arrivée. Vous pouvez d'ailleurs découvrir ici le récit de cette étape de repérage pour la mise en place d'une nouvelle extension de randonnée dans le désert du Bayan Gobi ouverte cette année.


Le choix de Sabine


C'est ainsi que nait une randonnée: un souhait personnel est la source d'inspiration pour un nouveau voyage qui sera proposé aux cavaliers de l'agence. Un exemple?

Saviez-vous que la Mongolie n'est pas seulement une destination pour le cavalier solitaire? Au contraire, Sabine a souhaité partager ce pays qu'elle aime tant avec ses proches: c'est ainsi que cet été, elle y a emmené ses deux enfants de 8 et 10 ans ... et leurs Mamies! 


Un voyage où la découverte des plus beaux sites de Mongolie est combiné avec le partage du quotidien d'une famille nomade. Un voyage que vous pouvez vous aussi réaliser. Avec des chevaux bien sûr, pour que ceux qui le souhaitent puissent profiter de l'immensité des steppes.


Mais en fait, pourquoi choisir la Mongolie? 



Vous le savez si vous me lisez, la Mongolie est un pays que j'invite tout un chacun à découvrir, un pays qui m'a profondément marquée, un pays d'infinis et de possibles. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement moi qui vous encourage à le découvrir, mais aussi Sabine.


Cavali'Erre: Et finalement, que diriez-vous à un cavalier pour le convaincre de choisir la Mongolie comme destination ?

S.G.: Je lui dirais de se préparer à une aventure qui va bouleverser tous ses cadres, toutes ses habitudes, équestres ou autres.


Les émotions équestres et humaines que l’on vit dans ce pays sont incomparables. Vous avez peut-être vu l’émission « Rendez-vous en Terre Inconnue » avec Bruno Solo : au moment de quitter sa famille nomade, il est ému aux larmes.


Soyez prêts vous aussi à être émus aux larmes, mais je vous promets que vous allez adorer cela !
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