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1 février 2015

Ta première randonnée à cheval: lance-toi!

1.2.15 39 Petits Mots
Toi le voyageur en quête de nouvelles expériences, toi qui souhaite voyager sans partir loin, toi qui veux explorer la France avec un regard neuf. Toi qui n'es jamais monté à cheval, toi qui aimes bien ces grosses bêtes un peu impressionnantes mais plutôt de loin, toi qui a été cavalier dans ta jeunesse. Mais aussi toi, le cavalier qui a peur des grands espaces, toi le cavalier qui quitte rarement sa carrière... Vous tous, je vous invite, pour quelques heures ou quelques jours, à vous lancer dans une nouvelle aventure: la randonnée à cheval.



Mais pourquoi randonner à cheval?


Un nouveau voyage avec un petit truc en plus. Un autre point de vue. Un retour aux sources. Un contact animal. Un sentiment de liberté. L'appréciation de l'instant présent. 

Un point de vue unique pour découvrir notre beau pays

Envie de tout cela? C'est le cadeau offert par l'équitation du voyageur, une façon de visiter la France bien plus accessible qu'il n'y parait.

A cheval, tu découvriras le monde d'un peu plus haut, tu pourras jeter un œil derrière les murs qui dissimulent parfois de jolis secrets. Tu parcourras les chemins de France sans jamais t'ennuyer.

Le cheval, c'est un animal capable de te faire oublier tes soucis, de te faire vivre pleinement le moment présent, de te reconnecter avec toi même.

Randonner à cheval, c'est ressentir le mouvement régulier du pas et admirer les paysages qui nous entourent, et c'est vivre les moments grisants des galops qui font défiler les paysages à la vitesse du vent. Randonner à cheval, c'est reposant et enivrant, exaltant et apaisant.



A cheval en France


Randonner à cheval, c'est une belle façon de redécouvrir la France. C'est gagner en hauteur, c'est admirer autrement les paysages, c'est avaler les kilomètres pour atteindre plus vite les sommets et les points de vue exceptionnels.
  
Le genre de chemin qui fait rêver de galops
Randonner à cheval, c'est apprendre à aimer les chemins que déteste le randonneur à pied. Sais-tu que les interminables et monotones chemins plats et en ligne droite sont un rêve pour le cavalier, qui se voit déjà, cheveux au vent et le sourire aux lèvres, galoper à n'en plus finir sur le dos d'une monture éprise de liberté? A cheval, tu n'auras plus peur de la boue qui te fait si souvent rebrousser chemin. A cheval, tu oseras même traverser sans peur le pré au milieu des vaches qui se dresse sur ton parcours de randonnée en montagne.


A cheval, même pas peur de ce type de terrain!


Là non plus, à cheval, même pas peur!


Mais il faut déjà être cavalier pour randonner à cheval?


Bien sûr que non! Il est aujourd'hui très facile de découvrir l'équitation d'extérieur même sans jamais avoir jamais mis les fesses sur une selle. L'important, c'est de bien choisir ta balade ou ta randonnée à cheval.

Quelques conseils simples pour ne pas te tromper.

J’ai découvert en 2014 les chevaux Islandais, qui ont été pour moi un véritable coup de cœur, tant ils sont adaptés à la randonnée équestre, et extra autant pour les débutants que les cavaliers expérimentés. Le non-initié aurait envie de dire des Islandais que ce sont des poneys de par leur petite taille, mais c’est là un terme à ne pas employer à leur sujet, au risque de vexer tous les passionnés de la race. Alors si tu débutes et que tu as la possibilité de partir en randonnée avec des chevaux Islandais, n’hésite pas : ils sont sûrs, fiables et très confortables. Et en plus, ils peuvent porter toute la famille, parents comme enfants !
Comment ne pas craquer sur une bouille pareille?

Pour l’équipement, si tu es débutant et que tu n’a rien, prévois au minimum un pantalon, si possible sans coutures à l’intérieur des jambes (le jean est à bannir). Évite le short si tu tiens un peu à ta peau. Une paire de chaussures avec un petit talon, type chaussures de rando c’est très bien, ou des bottes, mais là le confort est moindre. Par contre, les baskets sont à proscrire ! (Je ne te parlerais même pas des escarpins, je crois que tu te doutes qu’il vaut mieux éviter !) Des sous-vêtements de sport pour les filles (le trot, ça secoue !) et un t-shirt un peu technique pour le confort. Si tu es déjà cavalier, tu as probablement déjà tout ça, mais tu peux quand même jeter un œil sur mes conseils pour bien t’équiper de pied en cap en hiver.


Où randonner à cheval en France ?


La réponse est simple: à peu près partout (Oui, même à La Réunion ;-) ) Il suffit de trouver la bonne écurie !

Pour une première fois, choisis plutôt une balade de quelques heures, ou un petit week-end de randonnée. Si tu peux, moi, je te conseillerais de partir un week-end, c’est un vrai moyen de se ressourcer! Si tu veux faire la très classique balade sur la plage, je te conseille de te rendre d’abord sur les lieux avant de t’inscrire. Si l’installation te semble provisoire, que les chevaux sont déjà sellés, attachés en plein soleil sans eau ou que personne n’est là pour t’accueillir, passe ton chemin. Pour un week-end, jette un œil sur le site internet de l’écurie, sa page Facebook, ou passe directement par une agence de voyage spécialisée en rando équestres.


Ta récompense: un autre point de vue sur la France

Je te donne deux idées testées et approuvées par mes soins. Tu aimes les douces rondeurs des montagnes vosgiennes ? Tu pourras aller passer un week-end chez Cheval Alsace, qui propose des chevaux Islandais pour les débutants et une cavalerie plus fougueuse pour les cavaliers expérimentés. Avec un peu de chance, tu pourras même faire l’expérience d’une randonnée dans la neige !

Tu préfères la Normandie? Patrice et ses Islandais de l'Epicurie sont capables de mettre en confiance les débutants en un rien de temps, et d’emmener des cavaliers de tous niveaux découvrir tous ensemble sa forêt et les villages alentour. Idéal un groupe d’amis ou une famille dont les niveaux équestres sont différents.

J’espère avoir réussi à te convaincre de découvrir cette autre façon de voyager, au rythme d’un animal fascinant.

Alors, tu pars quand ?



Cet article participe au rendez-vous mensuel « En France aussi » de Voyage Féminin, La Terre sur son 31 et Le coin des voyageurs, dont le thème est ce mois-ci « Nos amies les bêtes ».



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18 janvier 2015

Un dimanche dans la brume: à cheval en Normandie - 2

18.1.15 16 Petits Mots
Un dimanche d'automne en Normandie. Mystère de la forêt dans la brume, visite d'un des plus beaux villages de France au pas des chevaux, découverte d'une nature qui se fait peintre impressionniste. Souvenirs d'une journée particulière.


Matinée brumeuse, journée heureuse


Réveil à l'aube irisée de soleil. Au matin venu, la brume a envahi la vallée que surplombe notre gite. Soudain, nous sommes transportés à haute altitude, surplombant les lointains sommets couverts d'une nappe blanche et les forêts de sapins cachés par le brouillard. Drôle de voyage. Ce village ici aime les briques roses, qui constituent la mairie et l'église voisines. La descente nous emmène alors vers un bon petit déjeuner. Car à l'Epicurie, tout est made in Normandy fabriqué en Normandie. Les croissants, le jus de pomme, les yaourts et les confitures: tout est local, et copieux!



Je retrouve Reyk, le fou furieux sympa qui me correspond bien, et adore être à l'avant. Enfin, il m'a tout de même fallu un peu d'aide pour le reconnaître et le retrouver au milieu de ses semblables...

Et quand nous partons pour randonner la journée, le chant des sabots remplace bientôt celui de l'eau. Plongés dans un cocon de coton, notre univers se restreint à cette lancinante musique, parfois ponctuée des cris mélodieux des oiseaux, et un paysage qui se révèle doucement au fil de notre progression. Comme un film qui se déroule, soudain apparaissent les blanches et noires vaches normandes, qui nous regardent circuler.

Alors, toujours enrubannés dans cet univers limité, une ambiance brumeuse qui préserve la légèreté du matin, nous empruntons les chemins des contrebandiers. D'abord nous faufiler pour éviter barrière et barbelés, et puis suivre le chemin le moins avenant, le plus inattendu. Une rude montée, une nature aux griffes acérées, de buissons bas et de ronciers. Comme s'il fallait nous dissuader de continuer. Seul un clin d’œil du soleil pour nous encourager. J'ai la sensation d'emprunter une porte dérobée, un accès réservé, me glisser par les coulisses pour me retrouver soudain au premier rang.


Surprise de l'émerveillement. La forêt fait alors de nous des privilégiés, et nous offre cet instant fugace. Les grands hêtres parés de leurs plus beaux atours d'automne, les feuilles qui ont déjà cédé à l'appel de l'hiver pour nous dérouler sur le sol leur tapis brun. Des arbres encore qui semblent des nains face à leurs géants voisins. Tous sont suspendus par la brume dans ce monde irréel qui les sublime. Les détails de la forêt qui se dessinent, contours tracés par un soleil unique, dont les rayons prennent forme dans les feuillages. Un halo de lumière qui fait d'un arbre un roi venu d'un autre monde. Dans le silence doré du matin, les rais de soleil laissent une trace dans l'air, vivants pourvoyeurs de l'esprit de la forêt, à la fois solides et insaisissables. Quand brume et lumière se conjuguent pour ne faire qu'une à l'ombre de la canopée.

Et quand soudain le brouillard se dissipe en une dernière nuée de gouttelettes scintillantes, l'azur pimpant de l'horizon s'étale à la tête des géants. Et des centaines de petits miroirs de verdure reflètent l'éblouissement de l'astre solaire. C'est ainsi que nous quittons la forêt des songes, un rêve éveillé pour un moment d'évasion cavalier.


Forêt vivante, forêt changeante, que nous découvrons en cette journée hors du temps. Des immenses hêtres aux longs et lisses troncs verticaux aux plus modestes arbres vêtus de bijoux automnaux, elle change à chaque détour. Ce premier trot dans une longue ligne droite dégagée, et juste après au cœur de la forêt, avant une étonnante clairière de verdure ensoleillée. Mon petit cheval qui donne et se bat pour ne pas se laisser dépasser, puis distancer par ce gros petit géant d'Irish Cob. Un galop plein d'élan, la forêt ouverte devant moi, et les percussions des sabots derrière moi.


Quand on arrive en ville


Alterner. Les longs trots énergiques et le pas qui berce. Soudain, les arbres lèvent le voile. Entre les buissons, la verte vallée ondule, et les taureaux nous saluent. Au détour d'un petit chemin forestier, soudain la route, inattendue, et le retour dans un village d'un dimanche matin. Lyons-la-Forêt, la belle, la surprenante, un des plus beaux villages de France.



Les uns derrière les autres, serpent équin, drôle de véhicule sur la route. Entrer dans le village par la "rue du bout du bas". Rue ensoleillée, tout en longueur, bond dans le temps. Voitures anachroniques face aux façades à colombages fleuries. Toits de tuiles plates à l'irrégularité d'assemblage propre à l'art d'autrefois. Le charme de l'imparfait.

Soudain, quitter la route pour parcourir un chemin étroit, les murs si près à les toucher, et laisser se faufiler les quelques passants rencontrés. Chemin en méandres, et un détour où notre hauteur  cavalière nous offre un regard unique sur de magnifiques arrières-façades tracées de bois. Ici, une simple maisonnette de briques rouges. Et le nom de ce chemin, si vrai et si évident, la "sente de derrière les jardins".

Brusque retour en ville, jour de marché. Le cœur vivant des lieux, marché au toit pentu simplement protecteur et charmeur, aux fleurs en boutonnière. Animation et passants, moto qui vrombit, et des chevaux au calme olympien. Et, alignées sagement dans leurs splendeur hautaine, les maisons-manoirs imposantes et leurs nombreuses fenêtres. Longer la route avec les claquements des fers en fond sonore, l'odeur des vaches avant de voir ce symbole de la Normandie, et alors savoir qu'on a quitté la ville.


Des cavaliers au marché

Toit normand
Déjà dans les bois, et Reyk qui accélère le pas, car il savait bien, lui, que c'est ici le galop. Avancer à fond seuls dans les bois, se perdre dans l'unique chemin au milieu des feuilles. Plus loin, un rappel du pays, croiser un centre équestre gigantesque, où les bâtiments succèdent aux pâtures et aux carrières, pourtant peuplés de bien peu d'équins. Un brusque changement de chemin, une brève mais rude montée, et une pause pique-nique avec vue sur les verdoyantes ondulations normandes.




Les nuances de la forêt


Aire de pique-nique avec vue
Quand l'automne commence à s'installer, doucement les ors et les bruns se colorent. Légères touches de rouges et d'orangés, et un doux vert qui semble délicatement s'effacer. Quand soudain, débauche de résistance, les verts sombres et les émeraudes des conifères viennent assaillir la quiétude automnale. Retour dans le temps. Mais c'est ici le royaume des feuillus, et la futile tentative des sapins de conserver l'été est vite oubliée en arpentant les chemins de la forêt. En son centre pourtant, elle abrite ses habitants, dont la pâle verdure perdure plus longtemps. C'est en sa bordure que la saison est la plus marquée. Les isolés de la lisière arborent avec fierté ses jaunes de paille et ses bruns terreux.


Le cavalier devra ici se jouer de la boue et des rondins de bois, avancer avec confiance sur des chemins tout en longueur ou parfois bien cachés. Il pourra alors apprécier sur des chemins bien connus de l'instinct de sa monture des galops de course effrénés, et ne jamais se laisser rattraper. Soudain une descente au trot un peu folle, quand l'effet de troupeau se faire sentir, et des gouttières régulièrement espacées que les chevaux franchissent avec agilité. Plus loin, galoper et laisser le cheval qui le sait si bien trouver le chemin.

Repos bien mérité
Parcourir en long et en large les étroits chemins de la forêt, et, tout à coup, reconnaître un autre point de vue sur un chemin déjà croisé. Alors, retrouver la rivière et la musique si particulière d'un pont métallique sous des sabots de fer. Et doucement, rentrer, tout simplement.




Merci à Patrice, Béa, mes compagnons de voyage et toute la troupe équine de l'Epicurie pour ce week-end automnal à cheval.

Alors, vous ai-je donner envie de visiter la Normandie à cheval?

Retrouvez d'autres images et récits de la Normandie à cheval par ici.

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4 décembre 2014

Un samedi aux couleurs de l'automne: à cheval en Normandie - 1

4.12.14 12 Petits Mots
Il y a si peu de temps, il y a déjà un moment, quand l'automne aux mille nuances eu posé son pinceau sur les terres de Normandie, je suis partie explorer ce pays du cheval et sa forêt, à dos d'Islandais et en bonne compagnie. L'un de ces voyages qui nous rappellent à quelle point notre France est belle...






Le blond Reyk
Un samedi pas tout à fait comme les autres. Réveil aux aurores, petit-déjeuner aux saveurs de la richesse normande, et départ matinal à cheval. R
encontre avec Reyk, un blond parmi les blonds, difficile à reconnaître, sauf une fois équipé de son filet-licol orange flashy. Départ d'un pas plein d'énergie, et tout de suite la musique métallique résonne, qui nous accompagnera tout au long du voyage, celle des sabots ferrés sur le sol. Un petit coin de Normandie, une vallée au calme, une écurie baignée par la rivière. Nous voyageons dans la vallée, sur les routes calmes pour retenir un dernier instant la civilisation, la terre autour de nous s'élançant vers le ciel comme pour nous offrir un cocon. Je découvre alors avec étonnement que le sommet d'une colline peut servir de garage à charrette.

Nous retrouvons l'eau qui chante à nos oreilles depuis notre départ, et nous défie de la traverser. Défi relevé sans nous mouiller. Calme incroyable des Islandais à la traversée d'un pont d'un mètre de large, qui tremble et résonne, métal du tablier contre métal des sabots ferrés. Plus loin, un pont sans même un parapet, et les oiseaux pris de folie qui traversent le chemin presque sous nos pieds.

Premier trot confortable le long d'un chemin, pour qui sait éviter les branches tombées, et pause les pieds (ou plutôt les sabots) dans l'eau. Cette sensation étrange d'être emportés quand l'eau autour de nous nous double de vitesse.


Et déjà nous nous éloignons entre les maisons, la montée de la colline qui ouvre l'horizon, et la route qui serpente devant nous. La forêt qui soudain nous salue à la sortie du village, soulignée par le soleil. D'abord un chemin ombragé pour la longer au trot allongé, quand le soleil rasant d'un matin d'automne se mêle à la brume pour sublimer le calme d'un pré semé de vaches. Le brouillard qui nous gardait dans le cocon du réveil doucement se lève.

Sabots qui sonnent ou qui froufroutent dans le tapis de feuilles, douce berceuse au rythme du pas. Forêt surprenante et ondulée, chemins cachés et raides montées. Galops aussi, avec un cheval qui voudrait me tromper de chemin, allure régulière, et parfois drôles d'erreurs de trajet.

Retour à l'écurie pour pause pique-nique ensoleillée au son de la rivière.

Après-midi, longue montée goudronnée, cheval qui n'a que faire des chiens hurlants ou des plaques sur le sol. Alors la forêt, parfois haute hêtraie, géants cloués au sol et qui se tendent vers le ciel et font prendre de l'altitude au regard. Les plus majestueux des hêtres ont l'espace pour eux, nulle concurrence n'ose s'approcher de ces ancêtres respectés pour les défier. Parfois rangées rectilignes d'arbres moins élevés, branches qui se tendent dans les allées comme une échappatoire vers plus de liberté, cris silencieux d'une fuite face à une vie trop bien rangée, troncs qui dansent une danse entrelacés.



Et soudain, au détour d'un chemin, dans un sous-bois lumineux, la forêt sous la caresse du vent nous offre une pluie dorée et doucement virevoltante, féerie privilège de la sérénité d'automne.


Le filet-licol, au top pour brouter pendant les pauses
Oh, ces longs galops. S'élancer librement sans obstacles dans le cœur accueillant de la forêt, lui et moi et elle en un instant suspendu, et le son de dizaines de sabots qui se mêlent et s’entremêlent et chantent le vitesse et le temps.

Les allées secrètes et couvertes, haies à notre honneur.

La nature s'est faite peintre en cette saison. Tout en douceur, à grands coups de pinceaux feuillus, elle arrange les ors, les bruns, les orangés et les verts éteints, impressionniste d'un tableau vivant.




Quand soudain le forêt cède la place à la vallée, c'est avec grands regrets. Elle surveille des hauteurs les toits qu'elle surplombe, et tend une main griffue et épineuse, dernière preuve de résistance.


Et les chevaux d'un calme olympien retrouvent la route musicale, une mélodie poétique au rythme animal qui toujours nous accompagne.

Terminer la journée à la grande tablée, dans la chaleur des rires, avec un bœuf au cidre succulent, mijoté patiemment pendant que nous découvrions la forêt.


Et s'endormir avec les oreilles qui résonnent encore de cette marche berceuse aux sonorités islandaises.



C'était une douce journée d'automne, une journée pas monotone, une petit samedi à cheval, et comme je vous l'avais promis à votre demande, un article sur l'exploration d'un autre coin de France. Retrouvez d'autres images et récits de ce week-end en Normandie par ici.

Et vous, avez-vous découvert l'automne à cheval?


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2 décembre 2014

Là où commence le voyage... Vers la Normandie

2.12.14 3 Petits Mots
J'aime les débuts de voyage. Ils ont un charme bien à eux, ils sont un moment particulier, un temps de changement, une variation du rythme. Ils sont une transition, ils permettent une métamorphose, ils ont ce petit quelque chose. Le début d'un voyage, c'est le moment où l'esprit se pose, où s'ouvre l'envie d'autre chose, où les rencontres se font et les découvertes se dessinent. Alors voici l'un d'entre eux. De Paris à la Normandie, départ vers une randonnée cavalière et automnale.


Sur la route


Depuis quelques temps me taraude un besoin d'espace et de changement. Une envie d'ailleurs et de nouveautés. Je saisis alors cette opportunité qui m'est donnée, celle de partir ailleurs avec pour une fois quelqu'un que je connais, une amie à mes côtés.

Un voyage pas si lointain, mais déjà rythmé par les étapes. Il n'est pas besoin d'être arrivé pour être déjà en voyage. Le train bondé pour quitter Paris, passer des graffitis aux usines délaissées. Croiser et recroiser les méandres d'une rivière. Rencontrer des compagnons de voyage, parisiens perdus loin de leur chemin habituel.

La gare au cœur de Rouen, entourée de beaux monuments, face à nous le donjon, ronde silhouette. Attendre la bus avec la nuit qui tombe. Le trajet dans le soir, les maisons qui petit à petit s'effacent. Soudain, je découvre que le terrain est vallonné quand nous abordons une montée. Un bus qui quitte la nationale pour zigzaguer de village en village, et moi qui tente de percer la nuit pour deviner ce que demain nous réserve. Réussir à ne pas manquer l'arrêt, descendre, et se retrouver un moment sur une petite place sans lumière au milieu de nulle part, à nous demander ce que nous faisons là. Le silence assourdissant après les moteurs ronronnants.

Jusqu'à l'arrivée salvatrice (et rapide) de notre guide Patrice. Du train à la voiture, changement d'échelle, comme celui de la Capitale à la Campagne. Les routes de plus en plus étroites, bordées par la forêt qui nous attends demain. Il faut savoir oser pour s'aventurer sur les deux ponts étroits qui nous mènent pourtant vers une maison accueillante. Une équipe de cavaliers et futurs cavaliers du week-end. Une longue tablée servie avec les bons produits du terroir. Même les truites viennent d'ici. Et les "crocs" aux pieds s'il vous plait!

Alors un dernier trajet, montée en lacet "rue de la forêt", pour rejoindre la grande maison qui veillera sur notre sommeil.


C'est ainsi que la route qui débute un voyage ouvre votre esprit et vous emmène vers ailleurs, vers de nouvelles rencontres et de nouvelles découvertes. C'est ainsi que je suis arrivée en Normandie, avant une randonnée à cheval que vous pourrez découvrir ici dès jeudi.

Retrouvez d'autres débuts de voyages.

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30 octobre 2014

Week-end en forêt de Lyons en 5 photos

30.10.14 12 Petits Mots
Ce soir, je me lance dans un petit exercice qui change. Plutôt que d'utiliser les mots, je vais tenter de vous raconter mon week-end en Normandie en cinq photos. Car le coin de France que je voulais visiter, c'est bien la Normandie, et plus particulièrement la Forêt de Lyons. Un terrain de jeu de 11000 hectares, comme aimait à nous le préciser notre guide. J'ai donc eu le plaisir d'explorer à cheval une forêt parée de ses couleurs d'automne, probablement une des meilleurs périodes de l'année à mes yeux pour admirer les arbres et leurs parures. Sans plus attendre, voici les cinq photos représentatives du week-end.



  • La grande gagnante: La forêt des songes
Partir à cheval dans la brume du petit matin, grimper dans des chemins inattendus et recevoir cette vue en récompense:



Les quatre autres photos représentatives de ce voyage sont les suivantes:

  • Réveil lumineux:
Se réveiller tôt un dimanche, jeter un œil par la fenêtre et avoir le ciel en cadeau.





  • Automne islandais:
Partager ce voyage avec un compagnon à quatre sabots, venu d'un pays lointain, qui foule pour moi le sol humide recouvert de brunes feuilles tombées.



  • Entre forêt et vallées:
Quitter la ville pour retrouver le calme de la campagne, et entre deux chemins de forêt rencontrer dans leurs verts pâturages les vaches placides qui nous regardent passer.




  • Oreille dans la forêt d'automne:
Une gigantesque forêt peuplée d'arbres tous différents, découverte avec de drôles d'oreilles comme seule ligne de mire.




Voilà, c'était un bref résumé en images de ce voyage de deux jours intenses et ressourçants! Êtes-vous convaincus, prêts à partir pour un tel voyage à partir de ces cinq photos?



Vous voudriez en savoir un peu plus? Aller, c'est cadeau. Voici les autres photos "finalistes" dans ma petite sélection perso.

L'évasion, une selle et un chemin sinueux au cœur de la forêt


La forêt à la sortie de la brume, ciel bleu et soleil


La forêt des songes entre les oreilles de mon cheval


Couleurs d'automne dans les fougères


A cheval dans les rues du beau village de Lyons la Forêt,
maisons à colombages et animation d'un jour de marché


Partir: quitter la ville, prendre la route et se diriger vers la forêt


Coucher de soleil avant de repartir


Le calme de ces chevaux: traversée sans soucis d'un pont métallique


Un soir près du pré


Encore cette forêt irréelle dans la brume, inoubliable et magique


Automne, ton sur ton


Monter et descendre: une forêt vallonée


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! Quelle est votre photo préférée dans cette sélection? Avez-vous vous aussi des photos que vous trouvez représentatives de vos voyages?

Et n'oubliez pas de compléter le sondage sur ma page Facebook!



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