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13 novembre 2015

Le Gurten: la nature au coeur de Berne

13.11.15 4 Petits Mots
Aujourd'hui, je vous invite à une petite promenade en images. Ma découverte du Gurten, la montagne qui surplombe Berne. 860m d'altitude, et surtout accessible en transports en commun à moins de 15 min du centre-ville. Une jolie excursion tout près de chez moi, et une vue à 360°C sur la ville et les montagnes, avec un grand soleil et un ciel dégagé sur les montagnes enneigés. En grande sportive que je suis, j'ai fait la montée en funiculaire, mais quand même la descente à pied.

 
Vue aérienne sur Berne


La tour en haut de la montagne

Berne, la vieille ville et l'Aare

Le palais fédéral

Campagne Suisse

Au loin les Alpes enneigées

Les vaches qui surplombent la ville

Heureuses les vaches du Gurten!

Horizon

La ville au loin

Ville et feuillages

La poubelle dans les bois, ou pourquoi la Suisse est si propre

Chemin d'automne

Voilà quelques images de ma chouette nouvelle ville. Et le bonus: mon centre équestre est situé au pied du Gurten, et il organise des balades certains dimanches :-)
 
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5 novembre 2015

Prendre des cours d’équitation dans un autre pays: j’ai relevé le défi

5.11.15 8 Petits Mots
Partir vivre dans un autre pays, même proche du nôtre comme l’est la Suisse, c’est découvrir une autre culture, des différences qui touchent tous les aspects de la vie, même pour le sport. L’équitation ne fait pas exception.

Je vis désormais à Berne, capitale fédérale de la Suisse et où la langue parlée est le Suisse-Allemand. Non pas l’Allemand, que je parlais plutôt bien il y a quelques années et qui me revient progressivement, mais un dialecte local très particulier qui reste encore très incompréhensible à mes oreilles françaises.



En cherchant un centre équestre, le premier défi est donc de comprendre et de se faire comprendre ! Heureusement, la plupart des Suisses-Allemands parle aussi allemand, avec plus ou moins d’accent il faut l’avouer, et parfois le français.


Le deuxième défi, c’est de trouver les adresses des centres équestres alentours. Non seulement il n’y a apparemment pas de fédération comme la FFE avec un super site web avec une liste des centres équestres suisses, mais en plus à Berne, la « Reitschule » (littéralement Ecole d’équitation), c’est une salle de spectacle ! 


Le troisième défi est lié aux horaires : dans ce pays où les magasins ferment à 17h le samedi, il n’y a le plus souvent pas de cours d’équitation le samedi après-midi, jour où j’avais du temps pour partir en repérage.


Bref, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis armée de ma conviction de cavalière que monter à cheval mérite bien de relever ces défis. J’ai réussi en explorant le web à trouver quelques adresses et j’ai écouté la douce voix informatique de mon GPS. 


Premier essai, personne à l’horizon, des poneys avec des couvertures usées qui errent dans une carrière, je repars. Deuxième essai. Ça commence mieux, y’a du monde ! Une cavalière sympa prend même le temps de m’orienter vers la mono, dont j’attends la fin du cours avant d’aller la voir. Première impression plutôt positive : elle s’occupe de ses cavaliers avant des visiteurs. Deuxième point positif : je comprends son allemand. Quand je lui dis que je monte à cheval depuis 15 ans (déjà !), elle me propose de rejoindre le cours de niveau avancé. Ouf, pas besoin de passer les diplômes suisses ! Allez, je me lance, RDV dans 3 jours pour un essai.


Attention, première épreuve , celle de l’attribution du cheval. Après avoir retenu un fou rire et m’être interrogée sur l’humour suisse en apprenant le nom de mon cheval, je fais connaissance avec « Findus » (prononcez « fine-douce »), petit alezan costaud et courtaud (oui « fine-douce » est couleur moutarde…). Je ne sais pas si ce choix est un test pour connaître ma résistance à l’absence de confort à cheval, mais je découvre aussitôt les joies du tangage de gauche à droite puis de droite à gauche sur cette monture aux allures très (très) marquées.


Heureusement il y a Findus... La preuve que je ne l'ai pas inventé!

Au-delà de la barrière du langage, j’ai découvert ici une toute autre conception de l’enseignement de l’équitation. D’abord on choisit un cours, soit dressage, soit obstacle (enfin « gymnastique de saut », j’aime bien ce petit nom), mais on ne mélange pas les deux disciplines. Je rejoins donc pour l’instant un cours de dressage (mais mon petit doigt me dit que je ne vais pas tarder à tester le CSO au pays du champion olympique). Et là, retour à mes débuts de cavalière : on travaille toute la séance en reprise, les unes derrière les autres ! Ce qui est très très bizarre pour moi qui aie l’habitude de détendre et travailler individuellement. Mais je dois avouer que c’est super pratique pour savoir ce qu’il faut faire, vu que je ne comprends pour l’instant que la moitié des consignes. Il suffit de copier celle qui est devant. Normalement, la monitrice explique en suisse-allemand puis en allemand puisque nous sommes 2 à ne pas comprendre le suisse-allemand. Je me demande pourtant souvent quelle langue elle est en train de parler… Je vous laisse imaginer le résultat et mes yeux ronds au moment où je me suis retrouvée en tête et que la mono m’a donné une consigne !


Finalement, le fait de travailler en reprise est un avantage pour moi dans cette situation, puis que cela me laisse un peu plus la possibilité de me concentrer sur la compréhension des consignes. Cela permet aussi à Anita, la mono, de se concentrer sur chaque personne l’une après l’autre à chaque fois qu’on passe devant elle. Personne n’est oublié :-) J’ai aussi été étonnée du nombre d’exercices différents qu’on a pu aborder dans une séance. Et en plus, j’ai compris toute seule ce qu’est une« Schlangenlinie » (littéralement « ligne de serpent »).


L’autre point qui m’a surprise au départ, c’est que l’enseignement est plus focalisé sur le travail du cavalier que du cheval. En France, les cours étaient souvent orientés vers la réussite ou non de l’exercice par le cheval, et comment améliorer son travail. Ici, si le travail du cheval est important, c’est principalement sur le cavalier que l’accent est mis, et notamment sa position. Si je n’ignorais pas mes défauts de position, je n’avais pas tendance à me focaliser sur ceux-ci. En moins d’une séance en Suisse pourtant, je comprenais déjà très bien les « redresse tes épaules » et « regarde au loin » en allemand tellement je les ai entendus !


Tellement d’informations à digérer, une autre langue à comprendre, une autre culture équestre à laquelle il faut m’adapter, tout cela fait que j’étais très tendue et que j’ai même réussi à avoir un point de côté (après un long moment de trot assis sur le dos d’un Findus très inconfortable, rappelons-le néanmoins). Ce jusqu’au moment où, alors que je galérais avec ma positon au galop, Anita m’a rappelé d’une phrase très simple ce principe universel qui unit tous les cavaliers et toutes les équitations : « Du muss es geniessen » , « Tu dois (le) savourer ».


Ainsi, je découvre une équitation différente de celle dont j’ai l’habitude dans son enseignement, mais qui va de toute évidence m’apporter des choses nouvelles, et me permettre de travailler d’autres caractéristiques de mon équitation (ma position, aïe !). Je trouve que cette remise en question de mes habitudes en les confrontant à une autre culture est source d’enrichissement et de progrès. Une chose est sûre, je ne regrette pas d’avoir tenté l’aventure des cours d’équitation dans mon nouveau pays !


Un autre point appréciable dans ce pays, c’est la confiance. J’ai donné mon nom et mon adresse sur un bout de papier, demandé un abonnement de 10 séances, et j’attends toujours la facture. Bref, j’ai fait deux cours d’équitation dans un club qui ne me connait pas sans avoir besoin de payer à l‘avance. Et ça, c’est surprenant pour un Française, mais tellement agréable.

Maintenant, il ne me faut tester les cours d’obstacles  en Suisse : c’est prévu pour ce soir :-)



http://www.cavalierre.fr/search/label/Je%20dis%20voyage...

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29 octobre 2015

Berne - Premières impressions

29.10.15 9 Petits Mots
Bern(e). Ma nouvelle ville. Découvrir un nouveau pays et une nouvelle ville où l’on va vivre est bien différent de les découvrir en voyage. L’inconnu devient une source de questions et d’interrogations sur la nouvelle vie qui s’annonce, le stress et les obligations prennent le pas sur la découverte. Pourtant, j’ai eu envie de découvrir cette ville avec les yeux émerveillés du voyageur. Alors quelques heures, j’ai délaissé mon habit de jeune emménagée pour partir visiter ma nouvelle ville. Et j’ai rencontré une ville que j’ai envie d’explorer, et où j’ai envie de vivre (ça tombe bien !). Premières impressions sur une nouvelle vi(ll)e.


Berne, capitale fédérale, et pourtant si différente que la Capitale française que j’ai trop connue. La modernité fait ici face à la tradition, des chalets à l’ancienne et des toits traditionnels face aux immeubles à la géométrie moderne trop carrée. Le tout enveloppé d’un couvert de verdure aux accents automnaux. Des hauts et des bas, des bas et des hauts, entre les constructions parfois l’œil rencontre au loin les montagnes enherbées. Les parcs ouverts nuit et jour, et soudain la perspective. Le regard qui dégringole sous la rambarde, et la rivière et ses voisins là en bas. Capitale tout en courbes et de douceur chaleureuse. Seule la langue ici parlée est rude, insaisissable. L’envie d’explorer ces contrebas qui se dérobent à l’œil.

Reflets sur l'Aare

Mon appartement près de tout, aux côtés du centre-ville. Juste le travail est un peu plus loin, mais avoir les moutons en face de son bureau en plein dans une capitale européenne, ça n’a pas de prix ! 


Partir de chez moi, me laisser entrainer dans la descente. Une école au milieu des arbres, au loin un bâtiment officiel et ancien surplombe la ville. Ces verts fades sur les feuilles qui s’éteignent comme pour laisser place aux rouges et ors automnaux qui s’éveillent. À peine plus loin, tout en bas, ce grand parc qui est l’été une piscine de plein air. Des courageux bronzent sur les planches en cette journée fraiche mais ensoleillée. Tout autour, innombrables les cabines aux portes de bois passé se tiennent au coude à coude, comme pour garder ce trésor de nature de la ville avoisinante, qui pourtant le côtoie sans le menacer.


La piscine du Marzili surplombée par le Parlement

Soudain la voilà, la responsable de ces altitudes différentes. L’énergique et limpide rivière Aare, qui trace son cours sans se soucier des hommes. Quelques escaliers mènent à son chevet, pour tester ceux qui oseront braver son courant puissant. Je quitte le parc Marzili pour l’accompagner. Pour la traverser je pourrais prendre ce petit pont ici qui la caresse presque, où l’autre tout là-haut, celui qui fait le dos rond de sa colonne de métal pour éviter de trop s’approcher. Mais je choisis de la longer seulement, et de profiter des aperçus sur le lointain que son passage me donne. Quand sa route est barrée par l’Homme, elle franchit l’obstacle en grondant, au grand plaisir d’un pêcheur qui l’attend juste après sa chute.


Pont et barrage

Ici, les maisons ont des coiffures de Playmobil!

Je laisse alors l’Aare à son combat bruyant avec le barrage, et lui tourne le dos : la pente qui longe la rivière est raide mais habitée. Entre deux immeubles pourtant, bien caché se trouve un escalier. Vulgaire escalier de pierre qui tente de se faire le plus discret possible pour ne pas se révéler à tous. Seulement après quelques marches et quelques détours, la pierre cède la place au bois. Marches de bois sous un toit protecteur de la même matière, une ascension anachronique dans une pénombre aux lumières allumées même de jour, qui serpente entre les constructions. Presque en haut, des persiennes donne un dernier aperçu sur la rivière bordée de l’autre côté par la forêt.


Petit escalier de bois qui serpente sur la pente

Mais ici c’est la pierre qui prédomine. J’ai atteint le centre-ville, l’âme de Berne et le cœur de sa vie. Drôle d’uniformité dans la couleur grisâtre un peu triste des façades, mais une profusion d’arcades et de sculptures comme pour démentir cette austérité de teinte. Rues pavées, larges arcades pour abriter les piétons, à chaque bâtiment son style. Ronde ou carrée, fine ou large, sculptée ou lisse, chaque arcade proclame sa spécificité, surtout ne pas trop ressembler à sa voisine, tout en lui restant liée. Dans l’ombre des arcades se trouvent de nombreux magasins, et des armoires de verres au bord de la rue proclament leur présence. Entre les arches, de nombreuses portes penchées, comme des accès fermés à un monde souterrain et inconnu. Les rues se peuplent à nouveau, et à la rudesse du suisse-allemand-bernois se mêlent de nouvelles langues que parfois je comprends.


Arcades bernoises

Des arcades qui s’étirent ainsi dans toutes les directions et courent les rues. Parfois seulement une église aux formes élancées ou une tour de l’horloge imposante viennent troubler leur fier ordonnancement. Dans les rues des traces parallèles, au sol et dans le ciel, marquent le passage régulier des bus et des trams, dont le rouge éveille la vieille ville. D’ailleurs la gare est leur domaine. Une vague haute couvre ce cœur de ville où les longs véhicules se croisent en un ballet finement chorégraphié. Autour les Hommes se croisent et s’entremêlent dans des directions jamais prévisibles.



Laisser mes pas me porter plus avant, m’éloigner de l’animation du centre-ville. Croiser des drapeaux géants aux couleurs de pays qui n’existent pas, une ambassade des Etats-Unis aussi austère que le garde qui la surveille, une drôle de maison comme un fragment de montagne posé en ville, fièrement nommée « La Prairie », et un petit parc toujours ouvert avec une fontaine à l’eau chantante. Bientôt je retrouve un chemin qu’en quelques jours j’ai appris à reconnaitre, celui qui résonne comme le chemin de ma nouvelle maison. Marcher alors encore entre les immeubles, et puis retrouver cet appartement que je continue de m’approprier.

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25 octobre 2015

Reflets d'automne - Instantanés Singuliers

25.10.15 8 Petits Mots
Rouges, ors et bruns,
Oranges étincelants,
Reflets scintillants,
A l'automne l'Aare se pare
De couleurs avec art.
Sous quelques feuilles d'automne une rivière,
et le bonheur est dans l'air.



Au cœur de Berne coule la rivière Aare, serpent de nature sauvage doré par les couleurs d'automne. Voici un premier aperçu de ma nouvelle ville, pour les Instantanés Singuliers de Marie Kléber.


Photo prise cet après-midi au cours d'une promenade, et voici une deuxième photo avec laquelle j'ai hésité.

 
Pour vous montrer la vitesse du changement de couleur des arbres, ces deux photos ont été prises à 3 semaines d'intervalles.

 
Si vous découvrir avec moi cette nouvelle ville où je viens de m'installer, rendez-vous jeudi à 16h sur le blog!

1 octobre 2015

Quelles vacances pour nos chevaux?

1.10.15 10 Petits Mots
Donner des vacances à nos chevaux? Une idée bien tentante quand on sait à quel point nous même apprécions nos vacances. Pourtant, est-ce vraiment une bonne idée? Pour la nouvelle édition de la Cavalcade des blogs, Julie, du blog Carnet d'une cavalière, nous invite à raconter les vacances et la rentrée de nos équidés.


Il est vrai que j'ai plus tendance à faire travailler les chevaux pendant mes propres vacances, puisque c'est alors que je pars randonner sur leur dos, mais je me suis tout de même interrogée sur ce que représentent les vacances pour nos amis à 4 sabots.

Commençons par le commencement: une petite définition.
Vacances: Période plus ou moins longue pendant laquelle une personne cesse toute activité professionnelle pour se reposer, se détendre (source: CNRTL)

Autrement dit, pour nous humains, des vacances, c'est un changement dans notre rythme quotidien et une pause dans nos activités. Un changement qui pour nous rime avec diminution du stress. Mais les chevaux, eux, sont très sensibles aux changements. Alors un changement brutal dans leurs habitudes, c'est, à l'inverse de nous, plus une source de stress que de détente.

Un changement d'environnement stressant


Les vacances de nos chevaux sont souvent synonymes de mise au pré pour l'été. Donc une accumulation de sources de stress: transport + changement d'environnement. D'ailleurs, moi aussi, quand je prends l'avion pour une destination inconnue, je stresse. Et à l'arrivée, la découverte d'un autre pays, d'une autre culture peut parfois être très troublante. Alors pour un cheval, qui en plus ne sait pas à l'avance ce qui va lui arriver, le départ en vacances n'est pas vraiment reposant!

Un nouvel environnement, même pour des vacances, peut être source de stress pour un cheval

Ensuite, ce changement d'environnement s'accompagne d'une modification radicale du régime alimentaire: de 3 repas de granulés par jour à l'herbe à volonté. Une modification brutale qui peut affecter leur digestion et peut parfois être source de coliques.

Heureusement, il est possible d'atténuer son stress en lui laissant des repères familiers. A commencer bien sûr par la présence de son humain référent, en qui il a confiance et qui pourra le rassurer. Mais aussi par exemple en le mettant au pré avec ses copains d'écurie.

Avec un copain, on a moins peur des gens bizarres dans notre pré

Sachant que ce changement ne sera que provisoire, que le retour à l'écurie imposera une répétition de ces sources de stress, il convient de s'interroger sur la nécessité de l'imposer à notre cheval. Que va-t-il y gagner? Est-ce ainsi que l'on conçoit des vacances?

Évidemment, cette question ne se pose pas pour les chevaux qui vivent au pré toute l'année. Mais les vacances, c'est aussi une mise au repos.


Une pause dans le travail du cheval


Les vacances, c'est fait pour se reposer, tout le monde sait ça. Donc, si on met son cheval en vacances, on arrête de le faire travailler. Pfiou, d'un seul coup, comme ça, plus d'exercices d'assouplissement, plus de travail sur l'endurance, plus d'entretien de la musculation. Encore un changement de rythme pas forcément évident à comprendre pour le cheval.

De plus, qui dit arrêt du travail, dit perte de masse musculaire, d'autant plus s'il est associé à un changement d'alimentation. Tout un travail qu'il faudra reprendre en douceur à la fin des vacances du cheval pour le remettre en forme.


Les vacances, c'est faire ce qu'on aime


Plutôt que d'imposer des changements parfois stressants au cheval sous prétexte de vacances, qui en sont souvent plus pour nous que pour lui, il serait intéressant de s'interroger sur ce que peuvent être des vacances pour lui. Et là, je crois que le plus important dans notre définition des vacances, c'est de faire ce que l'on aime.

Les vacances, c'est la liberté! Et ça, votre cheval le comprend très bien. Vous pourriez par exemple lui offrir des moments de liberté, au paddock ou au pré, si possible avec des copains pour s'amuser. Passer la nuit au pré et rentrer dans la fraicheur des écuries le matin pour se reposer dans un endroit rassurant. En voilà des vacances sympa et pas stressantes.
 

Mais aussi penser à lui proposer de petites choses nouvelles pour améliorer son quotidien. De petits changements plus enrichissants que stressants. Des exercices qu'il ne connait pas pour changer de la routine et éveiller sa curiosité par exemple. Travailler à pied tous les deux plutôt que de répéter vos exercices de dressage habituels. Et pourquoi pas vous offrir de petites balades dans des chemins inconnus?

Vous pouvez aussi choisir d'ajouter des nouveautés dans son environnement. Des jouets, un ballon, une bouteille par exemple. Vous pourriez aussi lui construire un grattoir avec quelques brosses accrochées au mur de son box, il devrait adorer s'y frotter!

Ainsi, les vacances, c'est un bon moment pour offrir à votre cheval des moments de détente et des nouveautés qui pourront se prolonger toute l'année.


Pour résumer, pour offrir de belles vacances à votre cheval, songez d'abord à ce qui sera source de détente pour lui. À vous ensuite de composer avec vos propres vacances et disponibilités pour faire en sorte que ces vacances soient reposantes pour vous deux! 

Et vous, comment concevez-vous les vacances de votre cheval? 



Quelques sources:

http://www.leperon.fr/Cheval-de-A-a-Z/Sante/Les-consequences-des-changements-d-environnement
http://www.cheval-savoir.com/318-reprise-du-travail-cheval
http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/maladies/maladies-non-infectieuses/origines-des-coliques.html
http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/comportement-ethologie/cheval-et-vie-domestique/le-bien-etre-du-cheval.html  

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24 septembre 2015

{Métier} Déborah, Gestionnaire de communauté équestre

24.9.15 7 Petits Mots
Aujourd'hui, je vous propose de partir à la découverte d'un nouveau métier en lien avec le monde du cheval. Après directrice d'agence de voyage équestre, découvrons le métier de "Community Manager d’une communauté de cavaliers en ligne".

C'est Déborah Poissonnet, Community Manager (ou CM pour les intimes) en alternance chez Horsealot qui a accepté de répondre à mes questions, et je l'en remercie.


Le CM est un expert des réseaux en ligne, et il peut par exemple choisir de travailler avec une communauté de cavaliers. Une façon de rester en contact avec le monde équestre même dans un travail lié au numérique. Mais comme ce métier est assez récent, il est parfois difficile à définir. C'est d'ailleurs la première question que j'ai posée à Déborah: *quelle nom donnerait-elle à son métier?

Déborah: C’est une très bonne question! Je pense que je pourrais appeler mon métier : Gestionnaire de communauté et créateur de contenus. Ce n'est vraiment pas beau en français ! Mais ce sont les deux tâches que je fais le plus souvent et qui me demandent le plus de temps. 

 

Cavali'Erre: * Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
 

Déborah: En quelques mots, c’est toujours difficile ! Je vais essayer d’en trouver quelques uns :
 

- Passionnée : je pense que c’est le premier mot qui me décrit. Grande passionnée depuis ma plus tendre enfance du monde du cheval, j’ai toujours voulu lier ma passion avec mon travail, j’ai finalement réussi aujourd’hui à lier les deux et j’en suis très heureuse !
 

- Curieuse : il est important d’être à l’écoute de tout ce qu’il se passe et d’être réactive. Je ne passe pas toute ma vie derrière mon écran d’ordinateur mais j’ai mis en place une “veille” qui me permet d’être au courant en temps réel de tout ce qu’il se passe dans le monde équestre ! Et pas uniquement sur le web, il est important aussi d’être curieux en dehors du web. Je suis sans cesse en quête de nouveautés, de remise en question, d’ouverture d’esprit,... J’aime découvrir des livres, des thèses, des nouvelles méthodes afin de compléter au maximum mes connaissances.
 

- Polyvalente : c’est le mot le plus important je pense ! La maîtrise de nombreux outils et techniques est indispensable afin de ne pas perdre de temps et de trouver rapidement les bonnes informations. 

 
 

Cavali'Erre: *Pouvez-vous nous présenter votre métier en quelques mots? 

Déborah: Je suis Social Media Manager, comprendre Manager des Réseaux Sociaux. Mon travail est de surfer sur le web pour me tenir au courant de tout ce qu’il se passe d'intéressant dans le monde équestre afin de pouvoir créer du contenu de qualité. Je suis donc en charge de la création des posts Facebook, Twitter, Horsealot, Instagram et Pinterest. Je dois faire un planning éditorial afin de le faire valider avec l’équipe. Je m’occupe principalement de l’engagement de la communauté Horsealotienne à l’aide de différents outils: mailings, jeux concours, posts sur les différents réseaux sociaux ou encore les relations avec les marques et blogueuses.

Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises se lancent dans le digital et c'est une très bonne chose, mais entre être présent sur la toile et animer une communauté autour d'un produit ou d'un service, il y a une grande différence. Il est primordial d'apprendre à connaitre sa communauté afin de l'intéresser et de la fidéliser. Car une entreprise qui est présente sur les réseaux sociaux mais qui ne publie jamais rien ou qui ne se préoccupe pas de sa communauté, c'est une entreprise qui perd des clients potentiels et qui renvoie une image négligée d'elle-même.



Suite à cette réponse, j'ai posé la "question qui fâche". Et j'ai eu une réponse très intéressante! *Mais en fait, vous passez vos journées à trainer sur Internet?


Déborah: Alors, oui je passe mes journées sur internet mais pas pour "trainer" ! Je dois me tenir informée de tout ce qu'il se passe sur la toile afin d'être préparée à toute éventualité! Alors oui, ça passe par Facebook, Twitter et Horsealot mais pas uniquement. Je passe aussi du temps sur des sites spécialisés comme Grand Prix Replay, Cavadeos ou encore Equidia afin d'être au courant des résultats. En dehors de cette partie de mon travail, je dois aussi m'occuper des newsletters qui me demande du temps car je dois les créer, réfléchir à des sujets qui vont plaire aux internautes, définir un objet, une cible, une heure d'envoi,... Ce n'est pas de tout repos !

 

Cavali'Erre: *D’où vous vient la passion des chevaux, et quand avez-vous décidé de l’inclure dans votre métier ?

Déborah: La passion des chevaux remonte à ma plus tendre enfance! J’ai toujours rêvé d’être une princesse avec son cheval ;) J’ai donc commencé l’équitation à 5 ans et la passion n’a fait que grandir sans jamais s’arrêter ! J’ai fait de l’équitation jusqu’à mon baccalauréat puis j’ai commencé des études supérieures et j’ai dû m’éloigner du monde du cheval. Cette séparation a été difficile mais je savais que ce n’était que temporaire. 


Puis l’appel a été trop fort et je me suis alors questionnée sur le fait de lier mes études en communication au monde équestre. Je savais que ça n’allait pas être facile mais lorsque j’ai une idée en tête, je fais tout pour me donner les moyens de réussir ! C’est donc en 2014, lorsque j’ai eu besoin de faire un stage que je me suis dis qu’il fallait que je trouve un poste dans le monde équestre. J’ai eu la chance de faire la rencontre professionnelle qui a tout changé ! Rien n’était gagné au début mais j’ai réussi à convaincre une cavalière professionnelle de me confier la gestion de sa communication et c’est là que j’ai compris que c’était exactement ça que je voulais faire !
 


Cavali'Erre: *Pouvez-vous nous décrire une de vos journées-type au travail ?
 

Déborah: Toutes mes journées ne se ressemblent pas mais sur une semaine je fais tout de même les mêmes choses. Le matin en arrivant au bureau je fais le tour des réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Horsealot pour commencer. Je regarde ce qu’il se passe, les épreuves qui vont arriver, les actualités des champions ou encore les messages et commentaires des fans. Je regarde ensuite mes mails auxquels je répond. Puis ensuite je vais faire un tour sur les mailings pour voir si mes newsletters ont marché et je commence à réfléchir aux suivantes ! Ensuite je m’occupe de tout ce qui est un peu “embêtant” comme les analyses, les chiffres, c’est ce que j’aime le moins mais je suis obligée d’analyser mes campagnes et mes posts. Je m’occupe après des tâches en cours donc par exemple la préparation des jeux concours et des newsletters. À la fin de la journée, je me garde un peu de temps pour refaire un tour sur les réseaux sociaux et répondre aux membres et puis ensuite je rentre chez moi !
 


Cavali'Erre: * Vous exercez un métier en contact permanent avec le monde équestre, mais par le biais de l’informatique. À quelle fréquence êtes-vous réellement avec des chevaux ?

Pour Déborah, les chevaux sont souvent derrière l'écran
Déborah: Ah ! C’est une très bonne question ! Pour le moment je n’ai plus de contact avec les chevaux car je manque de temps. J’ai d’autres projets en développement et donc c’est assez compliqué ! Mais en début d’année, j’avais pris une demi pension  et j’arrivais à y aller trois fois par semaine. Donc c’est tout à fait réalisable ! 

 

Cavali'Erre: *Quelles sont les difficultés et les joies de votre métier?
 

Déborah: Effectivement, comme dans tous les métiers, il y a des difficultés et des joies !

- Difficultés : le plus compliqué pour moi, c’est effectivement de travailler dans le monde du cheval sans avoir ce contact avec eux. En dehors de ça, ce que j’aime le moins c’est toute la partie analyse. Je suis issue d’une filière littéraire donc les maths et moi, c’est pas simple ! Même si c’est indispensable pour mieux comprendre la communauté. 


- Joies : avoir réussi à lier ma passion avec mon métier, c’est une grande fierté et réussite professionnelle de me dire que je peux lier les deux et même si ce n’est pas encore totalement ce que je veux faire ensuite, j’ai déjà fait un grand pas dans le bon sens. Ensuite, être au contact des membres de Horsealot et pouvoir échanger avec eux, c’est un des meilleurs côté de mon job. Nous avons fait un Meet Up début Juillet et c’était vraiment top !

 


Cavali'Erre: *Vous arrivez en fin de stage chez Horsealot. Quelles sont vos perspectives professionnelles? Pensez-vous pouvoir continuer à exercer votre métier en lien avec le monde équestre ?

Déborah: J’arrive effectivement à la fin de mon alternance chez Horsealot. Pour la suite, déjà je change de région car mon compagnon a été muté et je le suis. Comme je le disais plus haut, j’ai plusieurs projets en développement (nous n’allons pas en parler maintenant mais si tout fonctionne, vous ne devriez pas trop tarder à en entendre parler !) donc je vais me concentrer dessus et puis bien sur, continuer à chercher à travail dans le secteur équestre ! Je pense pouvoir continuer à exercer mon métier oui ! Il faut toujours croire en ce qu’on souhaite réaliser :)
 


Cavali'Erre: *Quelle formations et parcours professionnels peuvent mener à votre métier? Que diriez-vous à ceux qui souhaiteraient l’exercer?

Pour ma part, j’ai fait un parcours en communication, une école de communication pour commencer, une licence en marketing et commercial et pour terminer, un Master en communication digitale. Pour être Social Media Manager ou Community Manager, il n’y a pas encore de formations spécifiques car c’est encore un peu flou pour les entreprises ;) 


Pour ceux qui souhaitent effectuer ce métier, je leur conseillerai de ne pas se contenter d’être simplement Community Manager mais de voir un peu plus grand car d’ici quelques années, un simple Community Manager ne suffira plus ! Il faut être polyvalent !

 


Cavali'Erre: *Qu’est-ce que l’exercice de ce métier vous apporte au quotidien?
 

Déborah: Au quotidien, mon métier m’apporte le lien aux chevaux qui est plus qu’appréciable ! J’aime rechercher des images ou les dernières actualités équestres et je me dis que c’est un plaisir mais aussi que ça m’avance sur mon travail. C’est l’avantage de travailler dans le secteur qu’on aime, ce n’est plus vraiment du travail!
 


Cavali'Erre: * Un dernier mot ? 
Déborah: 
"Choisissez un travail que vous aimez : vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie!” Confucius.

J'aime beaucoup cette citation, qui reflète bien la façon dont Déborah à réussi à conjuguer travail et passion. Son exemple très inspirant nous montre qu'il est possible de glisser sa passion équestre dans bien des métiers différents, et parfois inattendus.

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver Déborah sur son profil Horsealot.

Et pour suivre le blog sur Horsealot, c'est par ici.


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21 septembre 2015

Ceci est une révolution !

21.9.15 6 Petits Mots

Attention, attention, nouvelle exceptionnelle. Chers cavaliers et cavalières, je dois vous parler de quelque chose d'incroyable, que dis-je, impensable, voir même inouï! Vous n'avez pas osé en rêver, ils l'ont fait !


Vous l'avez détesté, honni, haï. Il vous est pourtant indispensable pour monter à cheval, sans lui c'est la galère. Il dépasse, il gène, il rebique, il fait du bruit, il gratte parfois. Mais sans lui, rien ne tient, ça bouge, ça fait mal... Vous l'avez reconnu?

Oui, je parle bien du célèbre scratch du pantalon d'équitation! Vous savez, le truc moche qui est censé tenir le mollet?

Eh bien, je dois vous le dire : il est en voie de disparition! Oui, je sais, vous êtes choqués. Vous ne pensiez pas voir ce jour arriver. Mais il est bien là. Ou plutôt, ils sont là. J'ai nommé: les pantalons d'équitation sans scratch. Alors oui, ceci est une révolution. Adieu galères, bonjour confort! Vous ne pourrez plus vous en passer!

Y'a plus de scratch! (Modèle Léa, d'Equithème)

Voilà, je me devais de partager avec vous cette information de premier ordre qui devrait transformer votre vie de cavalier. En tout cas, depuis un an que je l'ai découvert, ça a changé la mienne! Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine!


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