Quand vient le soir,
Oh désespoir,
Quand vient le noir,
Oh soleil, au revoir.
A l'heure des dernières lueurs,
Disparaissent les nuances des couleurs,
Mais dans ce monde qui pleure,
Apparaît un nouveau bonheur.
Quand le ciel s'éteint,
Découvre comme il est plein,
Une à une s'allument les étoiles,
Instantanés volés captés sur une toile.
Flammèches pleines de vie,
Clins d’œil désunis,
Chaleur amie,
Voici l'âme de la nuit
Uniques ou légères,
Multiples ou fières
Filant parfois en un éclair,
Elles sont une nouvelle lumière.
Alors à la prochaine nuit venue,
Regarde le ciel mis à nu
Et laisse donc ses élues
Toucher ton cœur ému.
Mais souvent, farouches, elles se cachent
De tous ces hommes lâches,
Qui par la peur étourdis,
Dans des lueurs artificielles se réfugient.
Alors un jour laisse tes pas te guider,
Et ta crainte s'envoler,
Pour qu'enfin elles te soient dévoilées,
Par centaines de milliers.
Dans les steppes de Mongolie,
J'ai découvert leur magie,
Dans un lieu reculé, ailleurs ou ici,
Où les rencontrer, à ton tour choisis
Tu connaîtras alors cette merveille,
La couleur de notre ciel.
Et si l'on éteignait toutes les lumières du monde, y verrait-on la nuit comme en plein jour?
| Voici mon ciel nocturne, à vous de le rêver et d'y ajouter vos étoiles. |
Ce texte est un "instantané singulier", une photographie par l'imagination et le souvenir de la couleur du ciel en Mongolie, en réponse au défi photographique de Marie Kléber.



















